Venez participer au grand débarras !

Nous avons loué une benne de 30 m3 pour vider tous les locaux du temple de ses encombrants, la matinée du samedi 3 février (8h30 -14h30). Le déjeuner est offert !

 

 

Voeux du Pasteur aux autorités religieuses du 8e arrondissement

Mme le Mairie, chère Madame, mesdames et messieurs les adjoints et conseillers, messieurs les curés, monsieur le rabbin, messieurs les représentants des communautés religieuses présentes dans notre quartier, mesdames et messieurs, c’est donc une tradition vieille de presque 20 ans que d’honorer le petit dernier arrivé en lui donnant la parole en public. Je n’ose y voir un bizutage et je vous remercie de me compter comme l’un des vôtres.

Confronté à Ponce Pilate représentant les autorités romaines, Jésus réaffirmait que sa royauté n’était pas de ce monde mais qu’il était venu rendre témoignage à la vérité. Ce qui ne manqua pas de laisser le gouverneur romain dans l’expectative : Qu’est-ce que la vérité ? (Jean 18, 33-38)

La présence du religieux dans l’espace public n’est donc pas une question récente ! J’ai longtemps cru qu’il y avait là une « passion française » de jouer ce spectacle sur le monde de la confrontation voire de l’opposition systématique. Certains y verraient une passion triste à la Spinoza qui évoque par là le degré zéro de la puissance d’agir de ceux qui sont aliénés, livrés à la superstition. Personnellement je préfère y voir une certaine jubilation de la dispute et de la controverse : au fond, nous ne pouvons pas nous passer l’un de l’autre.

Fort heureusement, Madame le Maire, vous n’appartenez pas à cette frange de la société des intellectuels, philosophes ou hommes politiques qui fantasment sur une société aseptisée, purifiée d’un religieux accusé d’être porteur de tous les maux et de toutes les obscurités de l’esprit. Selon eux, un espace public neutre serait la seule garantie d’une tranquillité par assignation du religieux dans l’espace privé – privé de quoi ? J’ai appris de René Girard que, pour être efficace, le bouc émissaire devait consentir à porter ce rôle et cette fonction : je dois dire que nous ne sommes pas d’accord pour assumer ce qui relève d’une falsification de l’histoire qui permettrait à certains de fermer les yeux sur leurs propres responsabilités. Nous savons tous que ce qui fonde l’humain en propre ne peut pas se réduire dans le biologique et ne s’enferme pas dans l’intimité d’un individu mais que l’humain ne se trouve que dans le commun partagé, dans le symbolique qui fonde une communauté : l’humanité n’a pu advenir à elle-même que parce qu’elle a pu échanger du sens par le langage symbolique et religieux par lequel elle « prend conscience » au sens propre du terme (quelqu’un dit « je » face un « tu » et ensemble ils disent « nous »). C’est cet échange de sens qui fonde l’humain et il n’existe que dans l’espace public de la confrontation à l’altérité et nulle part ailleurs. Enfermer le religieux dans l’espace privé reviendrait donc à le sortir de l’humanité. Voilà pourquoi l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirme (et il faudrait toujours le rappeler aux tenants d’une laïcité conflictuelle) : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

Je pense que cette confrontation est non seulement utile et souhaitable mais qu’elle est de plus en plus nécessaire, indispensable parce que salutaire pour tous. Je le répète, nous ne pouvons pas nous passer l’un de l’autre.

La confrontation à l’espace public sauve le religieux de l’enfermement et du repli sur soi : la parole critique venu du dehors nous libère de l’enfermement dans le dogmatisme et le fondamentalisme, cette pathologie de la certitude qui ne peut mener qu’au fanatisme. La présence de l’autre nous contraint par contestation, par questionnement insistant, à revenir à l’essentiel, à « démythologiser » comme on disait lors de mes études de théologie, c’est-à-dire à l’obligation de réinterpréter toujours à nouveau frais cet événement qui nous fonde pour retrouver la grâce du possible, la grâce du surgissement et de l’inattendu. Par cette question insistante et jamais résolue (Qu’est-ce que la vérité ?), les religions se retrouvent porteuses d’une utopie qui vient briser les déterminismes et les clôtures : en répondant à la question de Pilate, les Eglises ne font que porter la question du sens, de la perspective, de la finalité et des choix fondamentaux : dans quelle société voulons-nous vivre ?

C’est précisément ici qu’à son tour et en même temps (si vous me pardonnez l’expression) le religieux est indispensable et salutaire pour le politique (au sens noble du terme : la gestion de la cité). Il s’agit, pour reprendre les mots du Christ, de « rendre témoignage à la vérité » dans sa fonction critique, c’est à dire par une parole qui interroge et met en perspective. Accompagnant le questionnement interne de démythologisation, le religieux doit être porteur (et c’est sa vocation) d’une parole de démystification qui traque l’illusion et l’idéologie (pour m’inspirer ici des réflexions de Paul Ricoeur). Il ne s’agit pas de prétendre débusquer les mensonges et les erreurs des autres, mais bien de dévoiler, mettre en lumière les motivations cachées derrière

  • le délire de puissance qui se cache dans notre société où la technologie prétend maîtriser l’avenir grâce aux NBIC : Nanotechnologies (qui brouillent la limite humain/machine), Biotechnologies (qui cherchent à maîtriser la mort), Informatique (par l’invasion prédictive des algorithmes et la question du Big Data) et Cognitique (cerveau augmenté et IA)
  • la civilisation du désir sans fin comme destin infernal qui alimente, tel le tonneau des Danaïdes, l’esclavage de la convoitise, de la croissance continue et du culte du bien-être et qui consacre l’absence de projets collectifs sinon la consommation sans fin et la croissance continue pour tous
  • les relations dégradées et médiatisées par des instruments et des écrans : l’absence de contact humain crée une société où l’on ne peut ni haïr ni aimer

Ici il est nécessaire que les religions prennent toute leur place (mais rien que leur place) dans l’espace public, en ayant le courage de porter par la morale de conviction la pression constante de leur requête utopique qui pose un absolu souhaitable sur la morale de responsabilité dont vous avez la charge qui essaie de rendre concret l’optimum réalisable : dévoiler les illusions et les abus et offrir un horizon, une finalité. Au fond la raison d’être du religieux dans l’espace public se joue dans sa capacité à rendre service aux hommes, à être utile à tous…

Alors Madame le Maire, puisque nous ne pouvons pas nous passer l’un de l’autre, vous pouvez compter sur nous : nous n’avons pas fini de vous importuner !

Liturgie du culte spécial Martin LUTHER

Le dimanche 3 décembre 2017

Prélude

Proclamation de la Grâce (Luther)

Le docteur Luther raconta une histoire facétieuse : un gentilhomme ayant été interrogé par sa femme sur la vivacité de l’attachement qu’il avait pour elle, lui répondit : « je t’aime autant qu’une bonne décharge de ventre » Elle fut courroucée de cette réponse ; mais le lendemain il la fit monter à cheval et il l’y retint toute la journée sans qu’elle pût satisfaire ses besoins ; alors elle lui dit : « O Seigneur, je sais maintenant à quel point tu m’aimes ; je te conjure de t’en tenir là dans l’attachement que tu me portes. »

Puissions-nous retenir de ce culte LUTHERIEN avec cette phrase en nous :

« O Seigneur, je sais maintenant à quel point tu m’aimes ! »

Prière d’appel à l’Esprit (Luther)

Je ne veux, Seigneur, ni argent ni or.
Donne-moi une foi ferme et inébranlable.
Je ne cherche, Seigneur, ni plaisirs ni joies de ce monde.
Console-moi et affermis-moi par ta sainte Parole.
Je ne Te demande pas honneurs et considération d’ici-bas :
ils ne peuvent en rien me rapprocher de Toi.
Donne-moi ton Saint-Esprit.
Qu’il éclaire mon cœur et me fortifie.
Qu’il me console dans mon angoisse et ma misère.
Garde-moi jusqu’à la mort dans la vraie foi,
dans la ferme confiance en Ta grâce. Amen.

SPONTANE : Alléluia 31-03 Str. 1 « Viens, ô Sauveur des païens »

Louange (Luther – Ps 46)

C’est une solide forteresse que notre Dieu
Un bon rempart et une bonne arme.
Il nous délivre de toute détresse qui maintenant nous assaille.
(…)

Par nos propres forces rien n’est possible,
Notre perte est imminente.
L’homme véritable lutte pour nous,
Celui que Dieu a lui-même choisi.
« Qui est-ce ? » demandes-tu.
Son nom est Jésus-Christ, le Seigneur Sabaoth,
Il n’y a pas d’autre Dieu que lui.
Il doit rester maître du terrain.

Quand bien même l’univers serait empli de démons
Prêts à nous dévorer,
Nous n’éprouvons guère de crainte,
Car nous réussirons à vaincre.
Si féroce qu’il paraisse,
Le prince de ce monde ne peut rien nous faire,
L’arrêt est rendu contre lui.
Un simple mot suffit à l’abattre.

Ils doivent laisser telle quelle la Parole,
Qu’ils le veuillent ou non.
Il se tient en lice vraiment à nos côtés
Avec son Esprit et ses dons.
Qu’ils nous prennent vie, biens, honneur, enfants et femmes,
Laisse tout cela s’en aller,
Ils n’en tireront aucun profit.
Le Royaume nous restera

CANTIQUE INDIQUE : Alléluia 41-03 « Dieu des louanges, sois béni »

Confession du PECHE (Luther)

Je confesse devant Dieu, moi pauvre pécheur,
que j’ai gravement offensé tous les jours et de différentes manières
ce Dieu très saint ;
non seulement par des  péchés  manifestes en paroles et en actes,
mais encore par des pensées mauvaises et les désirs  coupables de mon cœur,
par incrédulité, impatience, égoïsme, orgueil, convoitise, avarice, jalousie, haine,
et par beaucoup d’autres fautes secrètes dont je m’avoue coupable
et que Dieu connaît mieux que moi-même.
Je regrette tous ces péchés, je m’en repens, j’ai un profond regret de les avoir commis,
je demande de tout mon cœur grâce et pardon à mon Dieu,
au nom de son fils bien aimé, Jésus-Christ.
Je veux y renoncer, et je prie le Seigneur de m’en donner la force par son Saint-Esprit.

Amen.

SPONTANE : Alléluia 63-33 « Christ Agneau de Dieu »

Annonce du PARDON (Luther)

Evite comme une peste très dangereuse et comme un poison infernal de dire : “J’ai commis tel et tel péché, Dieu me hait, je suis l’objet de la colère du juge”.

Dis plutôt : “Je suis pécheur, ainsi je peux être rassuré car ce sont les pécheurs, ceux qui sentent leur péché, que Dieu veut recevoir”. Sans quoi aucun homme ne serait sauvé. “Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous” (Rom 11:32).

Si donc tu reconnais vraiment tes péchés, si tu trembles, si tu es troublé et chargé par la crainte du jugement et de l’enfer, aie bon courage, car Dieu veut te témoigner son amour et sa grâce, il veut te sauver. Toutes ses promesses nous assurent qu’il ne veut pas la mort du pécheur, car il est un Dieu de paix et de grâce.

Prends garde de ne pas te laisser aller au découragement. “Espère contre toute espérance” (Rom 4:18). Car Jésus-Christ est le médecin des cœurs brisés. Il veut relever ceux qui sont tombés et ne veut pas éteindre le “lumignon qui fume”.

Si donc tu es une bougie qui fume encore, ne t’éteins pas toi-même par le désespoir et par le découragement. Si tu es un roseau brisé ou cassé, ne te brise pas tout à fait toi-même, mais viens à Jésus qui est le doux ami des âmes.

SPONTANE : Alléluia 32-04 str 1.4 « O Dieu, tout-puissant Créateur »

Volonté de Dieu (Luther)

Il t’est impossible de reconnaître Dieu sans dommage ni par ton imagination et par tes spéculations, sinon en te tenant à sa crèche. Si tu suis le chemin inverse, si tu commences par réfléchir à sa divinité, à la manière dont elle gouverne le monde, à la façon dont elle a détruit Sodome et Gomorrhe, si tu cherches à savoir si elle a prédestiné ou non tel ou tel homme, tu te casseras bientôt le cou et tu tomberas du ciel comme l’esprit malin. Mon cher, n’escalade pas le ciel ! Va d’abord à Bethléem !

SPONTANE : Alléluia 32-09 Str.1 « Devant ta crèche, tu me vois »

Prière avant de lire la Parole (Luther)

Mon Dieu,
Je suis sûr que tu es vrai et que tu ne mens jamais.
Permets que je demeure ferme dans la foi et que je ne cède pas au doute.
Non pas parce que ma prière est bonne, mais parce que toi, tu es la vérité.

Mon Père,
Encourage et fortifie par ta sainte Parole l’homme faible que je suis.
J’ai souvent de la peine à accepter ta volonté pour moi.
Donne-moi la force d’être obéissant pour ne pas succomber à la tristesse.

Enseigne-moi, ô Père,
A ne pas me confiner en moi-même ou en mes belles entreprises,
Mais à tout attendre de ton infatigable bonté.
Que la tristesse de vivre, souvent en désaccord avec ta volonté,
Ne me submerge pas, mais plutôt que ta miséricorde
S’étende à toute ma vie et la fertilise.

Lectures Bibliques : Ephésiens 3, 8-21

CANTIQUE INDIQUE : Alléluia 35-01 str.1.2.3 « Viens Saint Esprit, Dieu créateur »

Prédication

Voir ici.

CANTIQUE INDIQUE : Alléluia 37-01 « C’est un rempart que notre Dieu »

Confession de FOI (Luther)

Je crois que Dieu m’a créé ainsi que toutes les autres créatures. Il m’a donné et me conserve mon corps avec ses membres, mon esprit avec ses facultés. Il me donne chaque jour libéralement la nourriture, le vêtement, la demeure et toutes les choses nécessaires à l’entretien de cette vie. Il me protège dans tous les dangers, me préserve et me délivre de tout mal ; tout cela sans que j’en sois digne, par sa pure bonté et sa miséricorde paternelle. C’est ce que je crois fermement.

Je crois que Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est mon Seigneur. Il m’a racheté, moi, perdu et condamné, en me délivrant du péché, de la mort et de la puissance du Malin [non point à prix d’or ou d’argent, mais] par son sang, par ses souffrances et par sa mort innocente, afin que je lui appartienne pour toujours et que je vive d’une vie nouvelle comme lui-même qui, ressuscité des morts, vit et règne éternellement. C’est ce que je crois fermement.

Je crois que le Saint-Esprit m’appelle par l’Evangile, m’éclaire de ses dons et me sanctifie ; qu’il me maintient en l’unité de la vraie foi, dans l’Eglise qu’il assemble de jour en jour. C’est lui aussi qui me remet pleinement mes péchés, ainsi qu’à tous les croyants. C’est lui qui, au dernier jour, me ressuscitera avec tous les morts et me donnera la vie éternelle en Jésus-Christ. C’est ce que je crois fermement. Amen.

SPONTANE : Alléluia 31-03 str. 6 « Gloire à Dieu, Père éternel »

SAINTE CENE

Salutation

Le Seigneur soit avec vous.
L’assemblée : Et avec ton esprit.

Élevons notre cœur.
L’assemblée : Nous le tournons vers le Seigneur.

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
L’assemblée : Cela est juste et bon.

Préface (Luther – le chant de Jean Hus amélioré)

Tu glorifieras Dieu le Père
De te vouloir si bien nourrir
Et d’avoir livré son Fils à la mort
Pour tes iniquités.
Tu dois croire et ne pas douter
Que cela est une nourriture pour les malades
Qui ont le cœur lourd de péchés
Et que la peur afflige. (…)
Lui-même dit : « Venez à moi, vous les pauvres,
Laissez s’étendre sur vous ma miséricorde ;
Si tu avais pu par toi-même acquérir quelque chose,
Pourquoi aurais-je eu donc besoin de mourir pour toi ?
Aussi cette table ne te concerne pas
Si tu veux toi-même te venir en aide.
Mais si tu crois à tout cela du fond du cœur
Et le confesses à voix haute,
Tu es vraiment prêt
Pour la nourriture qui vivifie ton âme !

Institution

Le Seigneur Jésus,
la nuit où il fut livré,
célébra la Pâque avec ses disciples.
Il prit du pain,
et après avoir rendu grâce
le rompit et le donna à ses disciples en disant:
« Prenez et mangez,
ceci est mon corps donné pour vous.
Vous ferez cela en mémoire de moi. »
De même,
il prit une coupe,
et après avoir rendu grâce,
la donna à ses disciples en disant:
« Buvez-en tous,
car ceci est la coupe de mon sang,
le sang de l’alliance nouvelle et éternelle,
versé pour vous et pour la multitude
en rémission des péchés.
Vous ferez cela en mémoire de moi.
Je vous le déclare,
je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
avec vous dans le Royaume de mon Père.

L’assemblée :
Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection
et nous attendons ta venue, dans la gloire.

Epiclèse (Martin Luther – Nous prions le St Esprit)

Prions maintenant le Saint Esprit
De nous donner surtout la vraie foi,
Qu’il nous protège au jour de notre fin (…)
Précieuse lumière, donne-nous ton éclat,
Apprends-nous à connaître Jésus-Christ seul ;
Que nous demeurions attachés à lui, le Sauveur fidèle,
Qui nous a menés à la vraie patrie.
Doux amour, accorde-nous ta faveur,
Fais-nous éprouver l’ardeur de l’amour,
Que nous nous aimions de tout cœur les uns les autres
Et que nous demeurions en paix dans l’unité d’esprit.

SPONTANE : Alléluia 47-08 str.2 « O toi Jésus notre Seigneur »

Invitation

Comme Jésus a rassemblé ses disciples pour le repas pascal,
Il nous invite maintenant à sa table qui préfigure le banquet du Royaume.
Heureux les invités au Repas du Seigneur !
Voyez et goûtez combien le Seigneur est bon !

Fraction/ Élévation

en rompant le pain
Le pain que nous rompons,
est la communion au corps du Christ.

en élevant la coupe
La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce,
est la communion au sang du Christ.

L’assemblée :
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir,
mais dis seulement une parole et je serai guéri!

Communion

en donnant le pain
La communion au corps du Christ donné pour toi !

en donnant la coupe
La communion au sang du Christ donné pour toi !

Prière d’action de grâce (Luther)

Loué et béni soit Dieu,
Qui nous a lui-même nourris
De sa chair et de son sang ;
Laisse-nous, Seigneur Dieu, en tirer profit.
Loué sois-tu Seigneur
Par ton corps sacré, Seigneur,
Dont accoucha ta mère Marie,
Et ton sang sacré,
Délivre-nous, Seigneur de toute détresse.
Loué sois-tu Seigneur
Le corps sacré a été livré pour nous à la mort,
Afin que nous vivions.
Il ne pouvait pas nous faire cadeau plus grand,
Par lequel nous conservons sa mémoire.
Loué sois-tu Seigneur
Que Dieu nous donne à tous la bénédiction de sa grâce
Afin que nous marchons dans ses voies
Dans l’amour vrai et la fidélité fraternelle,
Pour ne point pâtir de ce repas.
Loué sois-tu Seigneur

Prière d’Intercession (Luther) et Notre Père (nouvelle version)

Toi qui es un Dieu de paix, d’amour et d’unité,
nous te prions, Père,
et nous te supplions de rassembler,
par ton Esprit Saint, tout ce qui est divisé.
Veuille aussi nous accorder de nous convertir à ton unité,
de rechercher ton unique et éternelle vérité,
et de nous abstenir de toute dissension.
Ainsi nous n’aurons plus qu’un seul cœur,
une seule volonté, une seule science,
un seul esprit, une seule raison.
Et, tournés tout entiers vers Jésus Christ, notre Seigneur,
nous pourrons, Père, te louer d’une seule voix par la prière que tu nous a enseignée :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles. Amen !

Annonces et Offrande et Orgue

Exhortation – Bénédiction (Luther)

« Ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il n’est ni sûr, ni honnête d’agir contre sa propre conscience. Je m’en tiens là. Je ne puis faire autrement. Que Dieu me soit en aide. Amen ! »

Dans la paix et dans la joie
Je m’en vais selon la volonté de Dieu.
Mon cœur et mon esprit sont consolés,
Calmes et tranquilles ;
Comme Dieu me l’a promis,
Voici ce que fait Christ, vrai Fils de Dieu,
Le Sauveur fidèle,
Que tu m’as laissé voir, Seigneur,
Et fait connaître,
Afin qu’il soit ma vie
Et mon salut dans la détresse et la mort.
(…)

Il est pour les païens
La lumière vive et sainte
Qui doit éclairer ceux qui ne te connaissent pas
Et les mener au pâturage.
Il est de ton peuple Israël,
La gloire, l’honneur, la joie et l’allégresse

Dans sa clémence, le Seigneur nous accorde la paix.
Il n’y a vraiment personne d’autre
Qui puisse combattre pour nous,
Si ce n’est Lui seul, notre Dieu.

Amen !

SPONTANE : Alléluia 36-02 Str.1.3 « Que ton Eglise fasse honneur »

Postlude

 

[1] Augustin, Du Maitre, 11, 38

Textes du banquet autour des propos de table de Luther

Par le Dr Jean Vitaux, le samedi 2 décembre 2017, à l’occasion de la fête des 500 ans du Protestantisme

 

PRESENTATION DU BANQUET

Nous avons voulu reproduire un banquet de la fin du moyen-âge et du début de la Renaissance, âge charnière de la Réforme. Le passage du style gothique au style renaissance est daté en France, en Champagne dans le jubé de l’Eglise de Villemaur-sur-Vanne de 1516-1517 :

La table en U est typique des banquets médiévaux. Comme aujourd’hui ici dans ce temple, les tables étaient volantes, posées sur des tréteaux, et les convives assis sur des bancs, sauf le seigneur du lieu (sur une cathèdre).

Le service commençait par le Seigneur du lieu (la table pastorale), et chacun mangeait dès qu’il était servi (point important ce jour pour le service, sauf pendant les morceaux de luth).

Les boissons correspondent à l’époque en Allemagne : bière (stabilisée par l’adjonction du houblon depuis le XV° siècle, et vin blanc.

Les plats sont contemporains de Martin Luther, bien qu’il n’y ait pas de livre de cuisine de l’époque en allemand :

  • Jambon persillé (Jambon des Amoignes, XIV° siècle)
  • Fricassée de volailles (Platine en françois, 1500 – Platina était un médecin des papes, humaniste et auteur du premier livre de cuisine imprimé, traduit et augmenté en français)
  • Blanc manger aux amandes (Viandier de Taillevent & Ménagier de Paris, 1395).

S’y ajouteront des « entremets », ou représentations scéniques ou musicales s’intercalant entre les services, représentés pour la circonstance par les morceaux de Théorbe, joués et chantés par le pasteur Louis Pernot.

PRESENTATION DES  PROPOS DE TABLE DE MARTIN LUTHER

          Martin Luther et sa femme tenaient une sorte de maison d’hôte, où il dinait avec ses collègues comme Philippe Mélanchton et ses étudiants. Ce sont eux qui ont  recueilli les Propos de table de Martin Luther : c’est un recueil de propos vivants de théologie pratique.

PROPOS DE TABLE DE LA PRESENTATION

          Martin Luther accordait une grande importance à la table :

  • «  Qu’il est à plaindre l’homme disgracié, dont la femme ou la servante n’entend rien à la cuisine ! cette infortune de ménage est la source de bien des maux. »
  • «  Quelle satisfaction de posséder un corps sain et vigoureux qui nous permette de manger, de boire, de dormir et de pisser. »

PRESENTATION DE LA MUSIQUE  par Martin LUTHER

  • «  Cet art, la musique, est un don qui nous vient de Dieu, et qui touche de près à la théologie. Il me semble que je perdrais beaucoup, s’il me manquait le peu que je sais de musique »

Et cet autre propos de table, qui s’adresse tout particulièrement  à Louis Pernot  :

  • « ,Nous ferions bien de ne point admettre à la dignité de prédicateur les jeunes gens qui n’auraient pas une bonne connaissance et une pratique de la musique. »

Après le 1° plat,  PROPOS DE TABLE : LUTHER REFORMATEUR CONTRE LES ABUS DE L’EGLISE ET DE LA PAPAUTE

Pourquoi nous fêtons le 500° anniversaire de l’affichage des propositions de Martin Luther sur la porte de l’église de Wittenberg :

CONTRE LES INDULGENCES :

  • « Jean Tetzel s’aventura si loin qu’il devint nécessaire de le combattre : ses écrits et sa prédication avançaient que Dieu et les hommes étaient réconciliés par les effets des indulgences papales. Il assurait que l’indulgence gardait toute sa force et sa vertu, même si le pêcheur n’éprouvait ni remords et s’abstenait de faire pénitence. Il affirmait que le pape avait le pouvoir de pardonner d’avance les pêchés que l’on se proposait de commettre. »

Une anecdote de l’époque illustre ces propos : le dominicain Tetzel vendait les indulgences papales sur un marché de Basse-Saxe. Il haranguait les passants en leur disant : « Quand je vends une indulgence, et que je mets les pièces d’or dans mn tonneau, j’entends les âmes du Purgatoire monter aux ciel ! » Trois reîtres (mercenaires) l’interpellent : « Les indulgences sont-elles valables pour les pêchés passés, présents et à venir ? » Tetzel répondit oui pour les pêchés passés (sans risque), oui pour les pêchés présents (peu de risque au milieu du marché), et imprudemment oui pour les pêchés à venir ! Le lendemain , dans la forêt, les trois reîtres, à visage découvert, tendent une embuscade à Tetzel, mettent en fuite son escorte, et lui confisquent tout : chariot, chevaux, argent et même son froc de moine. Le dominicain se plaint au bailli de la ville voisine, qui convoque les trois reîtres, qui lui expliquent qu’ils n’ont pas pêché, car ils avaient acheté des indulgences pour leurs pêchés à venir. La loi de Dieu prévalant sur celle des hommes, le bailli dut les laisser partir libres !

CONTRE LES RELIQUES :

Tout comme Jean Calvin, Luther s’insurgea contre le commerce et l’adoration des reliques :

  • « Avant que la lumière de l’évangile n’eût apparu, nous adorions, malgré leur énormité, les erreurs et les mensonges du pape et maintenant nous en rougissons. Parmi les reliques, il se trouvait des pantalons de saint-Joseph et des caleçons de Saint-François, que l’on a exhibés ici même à Wittenberg. L’évêque de Mayence prétendait posséder un peu de la flamme du buisson ardent que vit Moïse. On montre à Compostelle l’étendard de la victoire remportée par le Christ, ainsi que la couronne d’épines, la croix et les clous. »

Ailleurs, il parle d’un moine qui montre les charbons qui ont servis à brûler Saint-Laurent sur le gril. Luther souligne la crédulité de ceux qui croient à des reliques  aussi sujettes à caution. Le pantalon de Saint-Joseph est une histoire qui traverse les âges : au début du XX° siècle, Louis Pergaud, dans La guerre des boutons, que le chef des Vellerands, les gamins « rouges », n’a pas fait sa communion solennelle pour avoir mis une culotte à saint-Joseph sur le porche de l’église !.

CONTRE LES SAINTS :

Luther s’emporte sur le culte des saints et contre les légendes hagiographiques qu’on leur prête : ils nous rappelle les vraies valeurs du chrétien :

  • « Les saints ont souvent pêché, souvent erré. Quelle fureur de nous donner toujours leurs actes et leurs paroles pour des règles infaillibles : qu’ils sachent ces sophistes insensés, ces pontifes ignares, ces prêtres impies, ces moines sacrilèges, et le pape avec toute sa séquelle… que nous n’avons pas été baptisés au nom d’Augustin, de Bernard, de Grégoire, au nom de Pierre et de Paul, mais au seul nom de Jésus-Christ note maître. »

LUTHER ET LES MIRACLES :

Martin Luther ne nie pas les signes (miracles du Christ), mais il pense que le le temps des miracles est révolu, rendus inutiles par la Baptême et la Cène :

  • « Pendant que trônaient ceux que les païens tenaient pour des dieux, Jésus-Christ et les apôtres se virent dans l’obligation d’user de miracles et de signes visibles pour gagner les hommes à la vraie foi et mettre fin au culte des idoles. Le baptême et l‘eucharistie ont été institués pour assurer la permanence de ces signes jusqu’au jour où l’enseignement du Christ deviendrait assez fort et assez solide. »

CONTRE LE PAPE :

Les invectives de Luther contre la papauté sont célèbres. Sans choquer nos frères catholiques, il avait quelques bonnes raisons de le faire, car les papes de la renaissance sont plutôt célèbres par leurs excès que par leurs vertus, et car il avait failli être brûlé comme Jean Hus, lors de la diète de Worms :

  • « Mais nous proclamons que son indépendance à l’égard de l’Ecriture, à laquelle il devrait obéir, finira par causer sa perte. »
  • «  Un papiste et un âne, c’est la même chose ! »
  • «  Du moment qu’il est l’Antéchrist, le pape est à mon sens le diable fait chair et travesti, de même que Jésus-Christ est vraiment homme et Dieu. »
  • « Si Jésus-Christ se trouvait en personne sur cette terre et se mêlait de prêcher, le pape le recrucifierait. »;
  • « Le pape est un coucou qui, aux œufs de l’Eglise, substitue des cardinaux rapaces. »

CONTRE LES MOINES :

Martin Luther avait été moine augustinien, mais  il jugeait que la condition de moine ne répondait pas aux enseignements de l’Ecriture :

  • « Les moines étaient les meilleurs oiseleurs du pape ».
  • « Dieu ayant fait le prêtre, le Diable voulut l’imiter, mais il fit la tonsure trop grande, de là les moines. »

CONTRE LE CELIBAT :

Luther après avoir été moine, aima d’un amour sincère sa femme, et il nous dit que rien dans les Ecritures n’impose le célibat :

  • « Le célibat, auquel les papistes chantent des louanges si hyperboliques, n’est qu’une profonde hypocrisie et une grande calamité. »
  • « Que le célibat soit un fait intolérable, l’exemple des pères de l’Eglise est là pour le démontrer. Mais Dieu met à notre portée le remède, c’est-à-dire le mariage, nous devons donc nous en servir. Des meilleurs que nous ont embrassé cet état ; Puisque Pierre avait un gendre, c’est donc qu’il était marié ; de même jacques, frère du Seigneur, et tous les apôtres, sauf Jean étaient des hommes mariés. Paul parle de lui-même comme d’un veuf… »

Après le 2° plat, PROPOS DE TABLE : LUTHER THEOLOGIEN :

Martin Luther, comme quelques années plus tard Jean Calvin, fonda sa théologie sur cette sentence latine, qui résume le protestantisme : SOLO FIDE, SOLO SCRIPTURA : une seule foi, une seule écriture :

  • « La foi d’Abraham fut si profonde que, ressuscitant au dernier jour, il nous reprochera notre incrédulité. »

N’hésitons pas à invectiver le Seigneur :

  • « Au docteur Jonas qui s’inquiétait de savoir si les pensées et les propos de Jérémie, maudissant le jour de sa naissance, étaient dignes d’un bon chrétien, le docteur Luther fit cette réponse : de temps en temps, nous devons par de pareils discours presser le Seigneur. »

Le livre de Job s’adresse à nous tous :

  • « Le livre de Job est admirable : il n’y est point seulement question de l’auteur, mais de tous ceux qui sont dans l’affliction ou qui doivent tenir tête aux assauts du diable. »

Ses interprétations théologiques sont pénétrantes :

  • A quelqu’un qui rappelait que Jésus-Christ avait pris nourriture après la résurrection, le docteur Luther répliqua : « Non par besoin, ou parce qu’il avait faim, mais il entendait par là une preuve éclatante de sa résurrection. »

LA FOI ET LA GRACE  (SOLO  FIDE):

  • « La foi réside dans l’intelligence, et l’espérance dans la volonté. Ces deux vertus sont inséparables. »
  • « La foi est la dialectique car elle est au fond le bon sens et la sagesse. L’espérance est la rhétorique, car elle n’est en somme qu’une élévation de l’esprit. »
  • « L’empire du Christ est celui de la grâce, de la miséricorde et du souverain réconfort. »

LA PREEMINENCE DE L’ECRITURE (SOLO  SCRIPTURA) :

  • « Quelle belle et heureuse chose d’avoir la parole de Dieu devant soi ! Il est permis dès lors de s’abandonner sans cesse à la joie et à la sécurité, car la consolation ne saurait faire défaut. »

Et son contraire :

  • « Qui perd la parole de Dieu, sombre dans le désespoir, car le réconfort de la voix céleste vient à manquer, et il n’écoute plus que les appétits désordonnés de son cœur et l’orgueil, qui le conduisent à sa perdition ; »

Luther a été le premier à traduire la Bible en allemand : tout comme Jean Calvin avec son Institution Chrétienne, c’est un des premiers prosateurs en langue vernaculaire :

  • « De tout temps, les ennemis de la vraie foi ont mis obstacle à la propagation de la Bible et à sa traduction en langue vulgaire, et nous devons une vive reconnaissance à Dieu qui nous a permis d’en donner ici même à Wittenberg, une version en allemand. »

Martin Luther avait les meilleurs imprimeurs et le lendemain du jour où il avait prononcé un sermon, il était imprimé en latin et en allemand, ce qui consternait tout aussi bien Erasme que les prédicateurs catholiques. :

  • « L’imprimerie est le dernier et suprême don par lequel Dieu avance les choses de l’Evangile. »

Mais Martin Luther reconnait que parfois l’interprétation de l’Ecriture est difficile :

  • «  Sa femme se plaignant de ne rien entendre à certains psaumes qu’elle lisait, le docteur Luther entreprit de lui expliquer ce qui la mettait en peine et lui dit « le sens de tels passages nous reste aussi impénétrable qu’à des oies. »

PRESENTATION DE LA MUSIQUE par Martin LUTHER :

  • « Esprit chagrin, le diable se plait à contrister les humains, et ne peut tolérer que ceux-ci se livrent à la joie. Pour cette raison, il détale au plus vite dès qu’il entend de la musique et ne s’attarde jamais si l’on chante de préférence des cantiques religieux. Ainsi David, au moyen de sa harpe, libéra Saül, objets des assauts de Satan. »

PROPOS DE LUTHER SUR L’AUMONE (avant  la collecte) :

  • « Un jour que le docteur Luther se promenait avec le docteur Jonas et quelques autres amis, il fit l’aumône à des pauvres qui passaient. Jonas l’imita en disant : « Qui sait si Dieu nous le rendra. – Vous parlez, lui dit le le docteur Luther, comme si Dieu ne vous l’avait pas déjà donné. Il faut faire l’aumône avec largesse et bon cœur. »

Pendant le 3° service, PROPOS DE TABLE SUR LA SOCIETE :

LUTHER ET LE MARIAGE :

Pour Luther aussi, « la femme est l’avenir de l’homme », lui qui aimait tendrement son épouse et ses enfants.

  • « Je suis plus riche que tous les papistes de l’univers car Dieu m’a donné une femme et cinq enfants ».
  • « La femme doit ou tout au moins devrait être une compagne aimante, gaie et soumise pour toute la vie. C’est pourquoi l’Ecriture lui donne le titre de Parure de la maison du SaintEsprit indiquant par là qu’elle doit être l’agrément, l’ornement et l’honneur du foyer. »

Luther se révèle pénétrant sur la réalité du coupe, notamment quand il a des enfants :

  • « Les mots : le tien, le mien doivent être rayés du vocabulaire des époux. Il faut qu’entre eux tout soit commun, au point de ne pouvoir distinguer ce qui est à l’un et ce qui appartient à l’autre.; »

LUTHER ET LA NATURE :

Luther se réjouit de la nature, témoin et symbole de la création. Son respect de de la nature le rend proche à nos contemporains :

  • « Les arbres, issus pourtant d’une graine minuscule, sont d’une grande utilité. Un arbre est exposé à subir non moins d’épreuves qu’un bon chrétien, orage, foudre, grêle, insectes de diverses espèces. L’arbre poursuit néanmoins sa croissance et produit son fruit.
  • Considérant un jour des animaux qui paissaient dans un pré, le docteur Luther dit : « Je tiens ces animaux pour des prédicateurs ayant mission de nous recommander la confiance en Dieu qui assure notre subsistance et nous traite comme ses enfants : ne nous donnent-ils pas le lait, le beurre, la laine et le fromage. »

LUTHER POLEMISTE :

Mais il reste toujours polémiste (nous ne citerons pas ses attaques contre les juifs) :

CONTRE LES JURISTES :

  • « La lutte entre les juristes et les théologiens n’a pas de fin : c’est la même rivalité qu’entre la loi et la grâce »

CONTRE LES MEDECINS :

Je ne peux que citer ce propos de table, étant médecin !

  • « L’impudence des médecins et leur privilège exorbitant que de pouvoir, contre rémunération, mettre les hommes à mort par des médicaments déraisonnables. »

CONTRE ERASME :

S’opposant à Erasme, humaniste critiquant les excès de l’Eglise, mais voulant rester dans son giron, Luther nous montre son talent de polémiste :

  • « En composant son ouvrage sur la Folie, Erasme a procuré une fille à son image. Son but est la plaisanterie, le sarcasme et la moquerie, mais il bouffonne et extravague, et le livre de ce fou est de la folie toute pure. »

MARTIN LUHTER, LE VIN, LA BIERE ET L’IVRESSE

Mais à l’issue  de ce banquet, rassurez-vous, Luther n’a jamais condamné le vin ni la bière, mais seulement les excès de l’ivresse :

  • « Demandons à Dieu notre pain quotidien. L’olivier, qui dure et fleurit deux cents ans est le symbole de l’Eglise, l’huile est celui de la douceur de l’Evangile, et le vin, celui de l’enseignement de la loi divine. »
  • « Je me souviens de la réponse faite par les paroissiens d’un certain curé du nom d’Ambroise. Comme il les invitait à venir ouïr le parole de Dieu, ils lui répliquèrent : « Oui-da, notre bon curé, si vous apportez et mettez en perce un fut de bière dans votre église, et si vous nous invitez à y goûter, nous ne demandons pas mieux que d’aller vous écouter. »

 

Quelques échos du voyage des jeunes à Strasbourg

Une demi-douzaine de jeunes sont partis avec notre pasteur à Strasbourg pour participer aux célébrations des 500 ans de la réformation.

3 jours de voyage en car, de concerts festifs, de grand jeu au centre-ville de Strasbourg, de nuits courtes dans un gymnase avec 1000 autres jeunes venus partager la fraternité d’une dalle de béton, d’un culte exceptionnel au milieu d’une foule immense avec un message fondateur de François Clavairoly. Bref : 3 jours inoubliables fondateurs pour la fraternité du groupe de catéchumènes de la paroisse.


Dimanche 24 Septembre : culte d’installation du nouveau Pasteur

A l’occasion du culte de rentrée, la paroisse du Saint Esprit installera Samuel Amedro, son nouveau pasteur que nombre d’entre nous avons déjà croisé.

Pour mémoire, Samuel Amédro a été pasteur de l’Église réformée de France à Lyon et organisateur du « Grand Kiff », rassemblement de jeunes protestants à Lyon en 2009 et de « Protestants en fête ». Il a ensuite été pasteur pendant 5 ans au Maroc, avant de revenir à Alès d’où il a mis en scène, l’été dernier, le spectacle « De Luther à Luther King ».

Venons nombreux l’accueillir !