Derniers évènements des 150 ans

Ne manquez pas les 3 derniers évènements dy cycle de célébrations des 150 ans du temple :

  • Jeudi 26 Novembre, à 20H00 : « Si lointain et si proche : Martin Luther, hier et aujourd’hui« , une conférence du professeur Marc Lienhard, pasteur, théologien et historien.
  • Samedi 28 Nov, à 14H00 : Journée mémoire de la paroisse, avec la projection du film de témoignages et à 15h30, des commentaires historiques par Sylvie Pey de Turckheim, responsable des archives de la paroisse. Suivi d’un goûter.
  • Dimanche 29 Nov à 10H30: Culte de clôture, célébré par notre pasteur Béatrice Hollard-Beau, avec un envoi par Bertrand de Cazenove

Message du pasteur et voeu voté au cours du Synode

Chers paroissiens,

Le Synode régional de l’Eglise protestante unie de France en Région parisienne, s’est réuni à Dourdan les 13, 14 et 15 novembre dernier.

Au cœur de la violence extrême des attaques qui ont eues lieu vendredi 13 soir à Paris, qui ont tué, blessé beaucoup de personnes et principalement des jeunes, nous avons été tous agressés et gravement meurtris.

Je tenais à vous dire que tout au long de ce synode, nous avons été en totale communion avec vous tous dans la prière. Nous avons changé l’ordre du jour du synode afin de pouvoir organiser des groupes de prière et des temps de paroles partagés. Ma prière était profondément en partage avec vous tous.

Certains membres du synode ont vécu de très près ce drame, ayant des proches sur place et sans nouvelles. J’espère que cela n’a pas été le cas pour vous.

Samedi après-midi, un vœu porté par le pasteur Denis Heller a été proposé aux Synodaux. Je souhaitais vous le transmettre. Le secrétariat vous a fait également parvenir la déclaration de Laurent Schlumberger, président du conseil national de l’EPUdF.

Que Christ ressuscité qui est « le chemin, la vérité et la vie », et qui ne veut que la vie pour tous, nous apporte sa paix et sa bénédiction, dans son amour indéfectible.

Pasteur Béatrice Hollard-Beau

Message du pasteur Laurent Schlumberger

pdf icon Message-EPUdF-14.11.2015.pdf

Le pasteur Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Eglise protestante unie de France, a transmis ce message à la suite des fusillades la nuit du 13 au 14 novembre en Ile-de-France.
Il a été lu lors du culte, dimanche 15 novembre, pour marquer notre solidarité et notre fraternité 

 

Passage à l’acte

Ambroise MONOD (Récup’art)
et
Béatrice HOLLARD-BEAU (Ex-Trace art)

Deux pasteurs plasticiens dialoguent devant leurs œuvres

Mardi 10 Novembre à 20 heures.passage_a_lacte_annonce

Mer 30 Sept: « Lumières du corps » – Anssi Karttunen, Valère Novarina, Pascal Omhovère

Spectacle d’une durée approximative de 1H 1/4.
A l’issue de la représentation, un échange aura lieu avec les artistes, autour d’un verre

 

Les textes lus par Pascal Omhovère sont extraits de Lumières du corps, recueil de pensées de Valère Novarina, paru aux éditions POL en 2005. Les musiques, quant à elles, choisies spécialement pour cette lecture par Anssi Karttunen, proviennent de différents compositeurs et de diverses époques. Ces musiques ne viendront pas illustrer le texte, et vice-­‐versa. Langage et musique s’intervertissent, dialoguent, se prolongent et viennent libérer par leurs jeux d’ondes, leurs jeux d’ombres, ce que l’on croyait avoir saisi, arraisonné. Langage et musique ouvrent un corps creux, en méandres, en galeries. Parfois, la musique semble en avance, parfois c’est le drame. La musique prend la parole. Une aimantation a lieu entre les choses. Un mouvement amoureux. Les syllabes et les notes s’attirent et gravitent. « L’esprit respire », la pensée est un rythme.

« Son, sens et sang : semence de l’univers »

Valère Novarina, Lumières du corps (fragment 78), éditions POL.

Musique : Hans Abrahamsen -­‐ Johann Sebastian Bach -­‐ George Benjamin -­‐ Luciano Berio -­‐ Giuseppe Colombi -­‐ Pascal Dusapin -­‐ Henri Dutilleux -­‐ Vinko Globokar -­‐ Magnus Lindberg -­‐ Martin Matalon -­‐ Miao (Hunan) -­‐ Pablo Ortiz -­‐ Kaija Saariaho -­‐ Giovanni Battista Vitali -­‐ Berndt Alois Zimmermann.

 

Anssi Karttunen, d’origine finlandaise, appartient à l’élite des violoncellistes internationaux. Il imprime de sa virtuosité et de son style très personnel un répertoire aussi vaste que varié, qui s’étend de la musique ancienne aux œuvres contemporaines les plus récentes. Vibrant défenseur de la musique contemporaine, sa collaboration avec de nombreux compositeurs a incité nombreux d’entre eux à écrire des œuvres pour lui . Karttunen a donné plus de 140 créations dont 28 avec orchestre.

Sa passion pour son instrument le conduit également à la recherche et à la redécouverte de nombreux chef d’œuvres oubliés, ainsi qu’au travail d’arrangements pour son instrument. Dans ce même esprit, il joue aussi bien sur instrument moderne, que sur violoncelle classique, baroque et violoncello piccolo.

En 1999, il créa le concerto écrit à son intention par Magnus Lindberg, en 2000 « Mania » d’Esa-­‐Pekka Salonen, en 2001 le Concerto de Martin Matalon, en 2004 le Concerto Luca Francesconi, en 2007 « Notes on

Light » de Kaija Saariaho et 2008 Mirage de Kaija Saariaho et en 2010 « Arches » de Fred Lerdahl. Ont suivi le 2eme Concerto de Magnus Lindberg en 2013 (qu’il vient d’enregistrer chez Ondine) et « Oire » de Jukka Tiensuu en 2014. Parmi les Concertos a venir sont ceux de Oliver Knussen et Thierry Pecou.

Entre 1994 et 1998, Anssi Karttunen a été Directeur Artistique de l’Orchestre de Chambre Avanti! à Helsinki et Directeur du Festival Suvisoitto à Porvoo (Finlande). Il a aussi été le Directeur artistique de la Biennale d’Helsinki 1995 et 1999 et du Festival Musica nova Helsinki 2015. Entre 1999 et 2005 Karttunen était le violoncelle solo de la London Sinfonietta.

Anssi Karttunen enseigne actuellement à l’Ecole Normale de Musique de Paris et dirige le seminaire annuel Creative Dialogue de l’Académie Sibelius à Santa Fe, N.M. et Helsinki. Anssi Karttunen a eu pour maîtres Erkki Rautio, William Pleeth, Jacqueline du Pré et Tibor de Machula. Il vit a Paris depuis 1982.

 

Valère Novarina est né à Genève ; il passe son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie, veut devenir acteur mais y renonce rapidement. Il publie depuis 1978. Une activité graphique, puis picturale se développe peu à peu en marge des travaux d’écritures : dessins des personnages, puis peintures des décors lorsqu’il commence, à partir de 1986, à mettre en scène certains de ses livres.

On distinguera, dans sa bibliographie, les œuvres directement théâtrales : L’Atelier volant, Vous qui habitez le temps, L’Opérette imaginaire, L’Acte inconnu – et le « théâtre utopique », romans sur-­dialogués, monologues à plusieurs voix, poésies en actes : Le Drame de la vie, Le Discours aux animaux, La Chair de l’homme – et enfin, les œuvres « théoriques », qui explorent le corps de l’acteur où l’espace et la parole se croisent dans le foyer respiratoire : Pour Louis de Funès, Pendant la matière, Devant la parole, L’Envers de l’esprit. Insaisissable et agissant, le langage y apparaît comme une figure de la matière.

 

Pascal Omhovère est né il y a cinquante trois ans à Metz. Comédien, il a beaucoup travaillé notamment avec Michaël Lonsdale et Jean-­‐Marie Patte, mais aussi entre autre avec Xavier Marchand, Bruno Bayen, Noël Casale, La Revue Eclair… Il accompagne Valère Novarina dans ses travaux depuis Le Drame de la vie en 1986 (Comédien, assistant, dramaturge…). Il affectionne particulièrement la lecture pour faire entendre des textes (Saint François de sales, Samuel Beckett, Cardinal de Bérulle, Gérard de Nerval…).
Attiré par la spiritualité, il a mis en scène les écrits de sainte Thérèse de Lisieux dans une forêt, a recopié et dessiné toutes les Pensées de Blaise Pascal en travaillant à la dramaturgie d’un spectacle sur cet auteur par Laurence Vielle et Magali Pinglaut, à Bruxelles …
Il a fondé, il y a trois ans, à Ajaccio où il vit, la Compagnie Sub Tegmine Fagi (Sous l’ombre des hêtres).

 

Les Journées du Patrimoine au Saint Esprit

Le temple sera ouvert toute la journée du samedi 19 septembre et l’après-midi du dimanche 20, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Outre des visites organisés par certains membres de la Paroisse, trois conférences sont à noter :

Rappelons que l’ensemble du programme des 150 ans est donné sur le mini-site créé pour ces festivités: http://150ans.epu-saint-esprit.org/

 

Mot d’accueil pour le culte d’ouverture des 150 ans du temple

Prononcé par Frédéric Martin, Président du Conseil Presbytéral, le 12 septembre 2015

 

Bonjour à tous !

 

Soyez les bienvenus en ce lieu dont nous fêtons cette année les 150 ans !

Que vous veniez ici pour la première fois pour découvrir le lieu ou participer à un culte protestant, que vous soyez chrétien d’une autre confession, représentant d’autres Eglises ou institutions, ou tout simplement l’un de nos paroissiens, nous nous réjouissons d’accueillir aujourd’hui chacun d’entre vous pour partager ensemble un temps de louange et de reconnaissance.

Ce bâtiment, inscrit aux monuments historiques, fut édifié en 1865 sous l’impulsion de deux protestants : le Baron Haussmann et Victor Baltard. Il est le premier temple protestant construit par la collectivité publique après les siècles de persécutions qui avaient conduit à la destruction de tous les temples de la région parisienne, et d’ailleurs.

Il appartient à la Ville de Paris, qui l’a fait édifier, et nous sommes particulièrement heureux d’accueillir aujourd’hui Madame Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement. Elle est ici un peu chez elle et c’est l’occasion pour nous de la remercier pour tout le soutien qu’elle nous a apporté avec son équipe pour la préparation des manifestations qui se dérouleront des Journées du Patrimoine au culte de clôture en novembre.

Pour témoigner de l’esprit de bâtisseur qui a conduit à l’édification de ce lieu et qui se perpétue de générations en générations, une vingtaine de conférences et d’évènements artistiques rassembleront des historiens, des théologiens, des musiciens, des hommes et des femmes engagées dans la vie artistique, sociale, économique et bien d’autres invités.

En effet, au-delà de l’anniversaire de la construction d’un bâtiment, nous avons souhaité évoquer les « pierres vivantes », tous ceux qui agissent ou créent au nom de leur foi.

Je ne détaillerai pas le programme, vous l’avez vu, affiché à l’extérieur du temple, et toutes les précisions sont données sur notre site internet.

Je voudrais simplement évoquer la création d’œuvres artistiques réalisées spécialement pour l’occasion.

Etienne Lestringant, chef du Chœur Per Cantum, a composé une œuvre pour chœur et percussion, à partir du psaume 139 que notre pasteur commentera en présentant les toiles qu’elle a peintes, inspirées des mêmes versets.

Notre organiste, Kurt Lueders, et quatre autre titulaires d’orgues d’églises protestantes parisiennes, ont chacun composé pour les 150 ans une œuvre inspirée d’un même verset biblique. Ils viendront chacun un jour différent interpréter leur création ainsi qu’une œuvre de leur choix sur l’orgue Cavaillé-Coll.

Les protestants attachent une grande importance à la musique. Au moment de la Réforme, tous les psaumes ont été traduits en français par Clément Marot et Théodore de Bèze et mis en musique. Luther a mis la musique au service de la théologie.

Dans la Bible, les instruments de musique sont présents. Ainsi dans le livre des Nombres :

L’Eternel dit à Moïse : « Fais-toi deux trompettes d’argent (…).
Elles te serviront pour la convocation de la communauté et pour le départ des camps (…)
En vos jours de joie, lors de vos rencontres festives et de vos nouvelles  lunes, vous sonnerez des trompettes (…)
Ce sera une évocation pour vous devant Dieu. Je suis le Seigneur votre Dieu.

En échos avec les paroles du livre des Nombres, nous avons convié pour ce culte les Trompettes d’Argent, ensemble de jeunes musiciens de l’Eglise protestante unie, auquel se sont adjoints quelques jeunes de notre communauté. Nous les remercions pour leur présence parmi nous.

L’ouverture des manifestations organisées à l’occasion des 150 ans du temple du Saint-Esprit était une bonne occasion pour sortir les trompettes. Je ne sais pas si leurs trompettes sont d’argent mais ils porteront avec joie toutes nos louanges !

Il est temps d’entrer dans ce moment de louange, avec reconnaissance et joie :

  • la joie de nous savoir accompagnés de générations en générations, dans les bons et les mauvais moments,
  • la joie de vivre au bénéfice de ceux qui nous ont précédés,
  • la joie de recevoir et de partager cette Parole vivante qui nous unit,
  • la joie, tout simplement de vous accueillir ce matin.

Que chacun d’entre vous se sente ici chez lui. Que ce moment soit un temps de de recueillement, une halte dans nos vies agitées.

Que la Paix soit avec chacun d’entre vous !