Mot d’introduction – liturgie de reconnaissance du ministère Conseil presbytéral

Par le Pasteur Marc de Bonnechose, dimanche 25 Septembre 2016

Conscients de cette grâce que le Seigneur nous donne, et de la foi qu’il met en nous pour la faire vivre en nous et dans la communauté, nous allons maintenant reconnaître le ministère du Conseil Presbytéral de l’Eglise protestante unie du Saint-Esprit.

Si je suis là ce matin, c’est au nom du Conseil régional, pour marquer que l’Eglise n’est pas seulement notre vie quotidienne de foi, mais aussi une communauté, rassemblée autour de son Seigneur, qui s’étend bien au-delà des frontières de ce temple. Et cela me donne l’occasion d’adresser à la communauté que nous formons ce matin deux mots. Le premier, c’est la diversité, et le second, c’est le service.

La diversité, avant tout. Comme le dirait Esaïe, « venez, vous tous qui avez soif, écoutez-moi et vous vivrez ». Nous venons chacun de lieux différents, le 8eme arrondissement et les arrondissements limitrophes qui déterminent le territoire paroissial, bien sûr, Mais aussi bien au-delà de cette géographie. Car ce n’est pas nous qui nous rassemblons, mais notre Seigneur, qui nous a convoqués. C’est d’ailleurs le sens de cette vocation que nous allons reconnaitre : vocation, c’est-à-dire être appelés.

Nous sommes aussi rassemblés pour des raisons extrêmement variées, bonnes ou moins bonnes selon l’appréciation de chacun : ce peut être la louange, l’envie d’un temps de pause, un remord qui cherche la paix, la quête de sens pour son existence, le besoin de se nourrir intellectuellement ou spirituellement, l’habitude ou l’envie de se sentir en groupe pour communiquer, le remerciement, un appel intérieur… si elles nous paraissent diverses, toutes ces raisons sont légitimes, car au final nous sommes là, présents, et c’est à notre présence que Dieu s’adresse dans sa prière aux hommes et aux femmes de ce temps.

 

Variés aussi nous le sommes dans les pratiques de notre foi : que ce soient des gestes quotidiens, des habitudes de prières, des tendances théologiques ou des formes de piété. Mais par-dessus tout, nous sommes un, car Dieu est un. C’est ce qu’évoque l’épître de Jean :  « quiconque croit que Jésus est le Christ est enfant de Dieu ». ou encore l’évangile de Luc, quand il parle des enfants d’Abraham.

Cette diversité de l’Eglise, nous devons la marquer, la vivre et la gérer. C’est un des rôles du Conseil presbytéral, et l’un des engagements qu’il prendra dans quelques minutes.

 

Le second mot important, c’est le service. L’évangile de Marc nous signale que Jean-Baptiste ne se reconnaissait pas digne de dénouer les lanières des sandales du Seigneur, et pourtant, c’est lui qui l’a baptisé, pour qu’il soit envoyé en mission. L’action du chrétien, et du Conseil presbytéral en particulier, c’est le service.

Servir le Seigneur, pour que ceux qui viennent à lui puissent repartir transformés, déplacés, grandis de sa Parole. Rappelons-nous qu’il ne s’agit jamais de notre petite Eglise, mais de l’Eglise de Dieu, que Dieu rassemble lui-même en nous donnant la foi. Que nos décisions ne sont rien si elles ne répondent pas à la prière de Dieu pour nous. Que notre prière elle-même n’est rien, si Dieu ne vient pas s’y glisser pour nous prier au cœur. Et qu’enfin nous ne faisons pas notre volonté de bien faire, mais la sienne avant tout.

 

Si on suit cela à la lettre, le rôle du Conseil presbytéral est donc en théorie impossible à tenir ! Et pourtant, c’est un rôle central, important, fondamental pour la communauté, et le lieu possible d’une grande joie : Tenir ensemble la diversité infinie de l’Eglise de Dieu ; avec comme moteur non pas la volonté mais la foi que Dieu vous donnera ; et comme ciment non pas l’organisation institutionnelle mais le service d’autrui.