Philippiens 2, 1-11 – Une Eglise qui rend vivant le Christ

Prédication du Pasteur Samuel Amédro le dimanche 1er octobre 2017

Le culte de rentrée étant derrière nous, votre pasteur dignement installé, il nous revient maintenant de nous mettre au travail pour construire l’Eglise ensemble. En de pareils cas, il est d’usage que le CA de l’entreprise ou de l’association se rassemble pour dessiner sa vision stratégique de l’avenir, poser des objectifs précis et quantifiables affectés de moyens adéquats, bref, monter un « business plan ». En vérité, il n’en est rien. Le CP a juste posé un mot pour cette année : « la fraternité ». Je sais qu’il y a derrière cela une histoire récente qui explique et qui justifie ce choix. C’est donc à partir de ce mot posé comme une direction à suivre, comme une vision pour l’avenir, que je me mets en route avec la ferme intention d’écouter la volonté de Dieu pour son Eglise et non de mettre au centre nos plans, nos stratégies, nos rêves, nos fantasmes, nos illusions ou nos envies…

« S’il y a donc un appel en Christ, un encouragement dans l’amour, une communion dans l’Esprit, un élan d’affection et de compassion, alors comblez ma joie en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur ; recherchez l’unité ; ne faites rien par rivalité, rien par gloriole, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous. Que chacun ne regarde pas à soi seulement, mais aussi aux autres. »

L’apôtre Paul partage avec nous le rêve d’une Eglise idéale, fondée sur un encouragement dans l’amour, une communion dans l’Esprit et un même élan d’affection et de compassion, mettant au cœur la préoccupation de l’unité et le souci de l’autre. Oui vraiment, nous partageons ce rêve. Mais est-ce vraiment réaliste ou même tout simplement possible ? Comment faire pour que ce ne soit pas que des vœux pieux, des phrases creuses, une théorie aussi généreuse que déconnectée de la réalité ? Ce serait faire de l’Eglise un fantasme ou pire, un mensonge. D’autres verront ici un commandement. Mais ce serait alors faire de l’Eglise une fraternité contraignante, une obéissance servile à la loi du patriarche qui étouffe toute expression de sentiments vrais, toute discussion profonde et sincère, et même toute spontanéité. D’autres encore, y trouveront l’expression d’un jugement sévère sur une réalité bien éloignée du modèle à suivre. Nous aurions alors à nous confondre dans une confession du péché perpétuelle : « Seigneur, nous essayons bien volontiers mais nous devons t’avouer que la barre est trop haute et pour tout dire inatteignable. Nous devons te faire l’aveu de nos limites, nos impossibilités qui fait que nous n’arrivons pas à être d’accord avec tout le monde et encore moins à aimer tout le monde. Et nous devons t’avouer également qu’il y a des blessures non pardonnées, des réalités complexes… de l’histoire humaine quoi ! » Non, je crois que ce dont parle ici l’apôtre Paul n’est ni un fantasme, ni une loi, ni un jugement mais bien un projet d’Eglise très concret. Un projet pour notre Eglise. Je crois même qu’il s’agit du seul projet d’Eglise possible.

Qu’il se passe entre vous ce qui s’est passé en Christ…

Par cette petite phrase, Paul réoriente complètement notre regard. En nous éloignant de l’introspection mortifère, il ouvre notre compréhension à ce que peut-être et sans doute doit être la vie de notre Eglise : rendre visible le Christ.

Quand, à la mort de Luther en 1546, le peintre Lucas Cranach entreprend d’essayer de rendre compte du message du Réformateur sur le retable de l’Eglise de Wittenberg, il ne garde que l’essentiel : le baptême, la Cène et la prédication, représentant Luther en chaire désignant du doigt le Christ en Croix à l’assemblée. Montrer le Christ, désigner le Christ, manifester le Christ. Rien d’autre.

400 ans plus tard, en 1935 en pleine montée du nazisme, Dietrich Bonhoeffer rentre des Etats-Unis alors qu’il avait trouvé refuge comme professeur de théologie à l’Union Theological Seminary de New York, pour enseigner secrètement au séminaire pastoral de Finkenwalde. Dans son cours sur la prédication, il dit aux futurs pasteurs de l’Eglise confessante : « La parole de la prédication tire son origine de l’incarnation de Jésus-Christ. (…) La Parole prêchée est le Christ incarné lui-même. (…) Elle est le Christ lui-même marchant comme Parole au travers de sa communauté. (…) Elle ne communique pas quelque chose ; (…) elle communique ce qu’elle est : le Christ historique, qui porte l’humanité avec sa souffrance et sa punition. »[1] C’est là le fondement de l’être et de la raison d’être de l’Eglise. Et puis citant Kierkegaard, Bonhoeffer ajoute : « C’est comme si je lisais une lettre d’amour qu’un autre aurait écrite. Je communique en toute rigueur ce qu’un Autre dit. Il s’agit du plus haut degré de participation qui mène à la mort de ma propre subjectivité. » Paul parlera ici de « désistement de soi » : J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi (Galates 2,20). Autrement dit, la fonction de l’Eglise n’est pas de produire un discours (si intelligent soit-il) sur le Christ ou sur Dieu pas plus qu’une analyse (si pertinente soit-elle) qui expliquerait la situation actuelle du monde tel qu’il va ; non, sa mission (la seule ?) consiste à rendre le Christ présent par sa Parole (la prédication) et par ses actes (sa vie communautaire). Qu’il se passe entre vous ce qui s’est passé en Christ…

Je cite ici le professeur de NT, Michel Bouttier qui introduit sa traduction si poétique de l’hymne aux Philippiens par ces quelques mots lumineux : « Les liens de fraternité entre chrétiens sont appelés à dessiner, comme une broderie, le portrait du Messie. »[2] Si moi, pasteur, je suis chargé de parler, vous, vous êtes chargés d’agir : votre manière de vivre l’Eglise rend le Christ présent. C’est ce que dit l’apôtre Paul : la communauté en tant que Corps du Christ rend Christ présent par sa manière de vivre. Alors, il convient de nous demander quel portrait du Christ brodons-nous ? Je voudrais ici lever le regard au-delà de notre petite église locale pour porter le regard sur notre Eglise Protestante Unie de France et même au-delà sur les différentes Eglises chrétiennes que nous connaissons. Et je dois dire que je constate avec effarement l’effacement progressif mais constant de la figure du Christ… Voilà la vérité, le Christ est en train de disparaître petit à petit du discours de l’Eglise aussi bien dans sa prédication que dans ses œuvres. Je constate (et je suis prêt à ouvrir une discussion argumentée sur ce point avec qui le souhaite), je constate :

  • Une pneumatologie envahissante a peu à peu évincé la christologie. En clair, le St Esprit est en train de prendre la place du Christ : renouveau charismatique et croissance exponentielle des églises évangéliques et pentecôtistes en France mais surtout en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Régis Debray dénonce même l’emprise sur la société française d’un néo-protestantisme faisant la part belle à l’émotion, à l’individualisme du salut, à la théologie de la prospérité et de la réussite sociale.
  • La pression constante, urgente et parfaitement légitime du dialogue interreligieux amène les chrétiens à mettre sous le boisseau tout discours christologique perçu comme exclusif. Cherchant à réduire les tensions, on en vient à accepter des coups de rabots sur nos convictions : préférant la figure de Jésus prophète à celle du fils de Dieu pour ne pas froisser nos amis musulmans, choisissant de mettre en avant la sagesse du rabbi Jésus au détriment de la croix pour ne pas froisser nos amis juifs… Tout y passe : l’incarnation, la filiation divine, la croix, la résurrection, le salut, etc.
  • La volonté affichée de porter un discours en adéquation avec la postmodernité de notre société nous amène à proposer un christianisme « culturel » sans grande réflexion théologique (transformant l’Eglise en centre culturel) agrémenté d’un christianisme « moral » fondé sur la transmission de valeurs supposées protestantes. On vend les fruits mais on a arraché l’arbre qui produisait les fruits ! Et bien entendu, nous tombons sous le feu nourri des critiques de nos frères évangéliques qui en viennent naturellement à penser que les réformés ne sont plus chrétiens s’ils l’ont jamais été !
  • Les enjeux éthiques portés actuellement avec brio par notre Eglise tels que l’accueil fait aux migrants, l’engagement écologique de l’Eglise pour la sauvegarde de la création, l’accompagnement des personnes homosexuelles (pour ne prendre que les derniers débats en date) ne font jamais référence à une christologie ou à une sotériologie quelconque. Nous sommes dans l’éthique du bien mais certainement pas dans une christologie mise en acte.

Je constate l’effacement progressif et constant du Christ, et avec lui, de la notion de salut et de grâce. Ce qui me semble un comble au moment où nous nous gargarisons de manifestations publiques à la gloire du protestantisme ! Ne serait-ce pas là un grand élan de narcissisme, une tentative angoissée de se rassurer ? « Miroir, beau miroir, dis-moi que je suis la plus belle… »

Je crois que c’est une erreur très grave : à mes yeux, l’Evangile est en jeu. Et je reçois comme une interpellation forte ces mots de l’apôtre Paul au début de la 1ère aux Corinthiens 2, 1-5 : Moi-même, quand je suis venu chez vous, frères, ce n’est pas avec le prestige de la parole ou de la sagesse que je suis venu vous annoncer le mystère de Dieu. Car j’ai décidé de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Aussi ai-je été devant vous faible, craintif et tout tremblant : ma parole et ma prédication n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, mais elles étaient une démonstration faite par la puissance de l’Esprit, afin que votre foi ne soit pas fondée sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Jésus Christ crucifié, rien d’autre. Et ce n’est pas là une originalité de Paul : il ne fait que remettre au centre ce qu’il a lui-même reçu, revenant à ce qui est sans doute le texte le plus ancien de tout le NT, avant les évangiles, avant les lettres de Paul, une confession de foi reçue des tout-premiers chrétiens. Voilà, dit Paul, le portrait du Christ qu’il nous faut broder par notre prédication comme par notre vie communautaire : De condition divine, il n’a pas voulu disposer du rang qui l’égalait à Dieu mais il s’est désisté lui-même pour accepter la condition d’esclave, il a pris le visage d’homme et partagé le sort commun, il s’est abaissé plus encore, poussant l’obéissance jusqu’à la mort, la mort sur une croix. Et c’est lui que Dieu a exalté en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus, dans les cieux, sur la terre, au fond de l’abîme, tout être adore à genoux et toute langue s’unisse pour chanter : le Seigneur, c’est Jésus-Christ à la gloire de Dieu le Père.

De condition divine, il meurt sur la croix. Et c’est pour cela qu’il est le Seigneur. Le Christ que Luther désigne depuis la chaire du retable de Wittenberg, c’est le Christ en Croix parce que c’est là que se fait le salut de l’humanité. Karl Barth parle ici de la doctrine des deux états : abaissement et exaltation. En même temps, le Seigneur est serviteur et le serviteur est Seigneur. A la fois roi et esclave. Souverain parce que serviteur. Son autorité et sa seigneurie viennent précisément du fait qu’il s’est abaissé jusqu’à la mort sur la croix, qu’il est descendu aux enfers (au fond de l’abîme, dit l’épître aux Philippiens) pour aller chercher tous ceux qui s’y trouvaient. Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour, dit Jésus dans l’Evangile de Jean (6,39). Il est allé, lui, là où personne ne peut ni ne veut aller. Le Seigneur est allé rejoindre, lui, les réprouvés pour toujours, les damnés de la terre, les désespérés, les burn-out, les suicidés, les perdus. Il n’a pas fui, il ne s’est pas dérobé, il est allé jusqu’à l’affrontement avec les forces du mal, la réalité de la souffrance et de la mort : il a pris le visage d’homme et il a partagé le sort commun. C’est très exactement là que l’Eglise rend Christ présent, en allant rejoindre à son tour celles et ceux qui ne sont rien. Les derniers événements douloureux traversés par notre Eglise lui ont fait prendre conscience de son abaissement (les difficultés financières, les bancs vides, les enfants et petits-enfants absents…). Sachez que le Christ a partagé notre sort. Il s’est abaissé plus encore, poussant l’obéissance jusqu’à la mort, la mort sur la Croix. Et puisque nous sommes cohéritiers du Christ, parce qu’ayant part à ses souffrances nous aurons part à sa gloire (Romains 8,17), la théologie de la Croix est d’abord une théologie de la JOIE. Voilà pourquoi la croix est vide quand elle est présente dans un temple : elle témoigne de ce Dieu qui a décidé d’exalter celui qui est rejeté de tous en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom. La théologie de la Croix est une théologie de la joie parce que la croix est le seul lieu possible de notre restauration. Elle est au fond une théologie de la restauration, orientée vers la résurrection, le relèvement, le nouveau départ, le « Lève-toi et marche ! » Dieu l’a souverainement élevé ? Alors Dieu va souverainement nous relever ! C’est une certitude. Et moi, je me demande s’il ne serait pas temps pour nous de remettre une croix dans ce temple. Amen.

[1] Dietrich Bonhoeffer, La parole de la prédication, trad. H. Mottu, Genève : Labor et Fides, 1992, p.26-41.

[2] Michel Bouttier, Le chant du Messie. Anthologie du Nouveau Testament, Point Seuil, 1997, p.17.

Esaïe 5, 1 à 7 – Philippiens 4 , 1 à 9 – Matthieu 21, l 33 à 43 – « vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés ! »

Dimanche 5 octobre 2014 par le Pasteur Béatrice Hollard-Beau

Esaïe 5, 1à 7

1Laissez-moi, je vous prie, chanter pour mon ami

le chant de mon bien-aimé pour sa vigne.

Mon ami avait une vigne

sur un coteau fertile.

2Il en travailla la terre, ôta les pierres

et y planta un cépage de choix ;

il bâtit une tour au milieu d’elle,

il y creusa aussi une cuve.

Il espérait qu’elle produirait des raisins,

mais elle a produit des fruits puants !

3Maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,

soyez juges, je vous prie, entre moi et ma vigne !

4Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne

que je n’aie pas fait pour elle ?

Pourquoi, quand j’espérais

qu’elle produirait des raisins,

a-t-elle produit des fruits puants ?

5Maintenant laissez-moi, je vous prie, vous faire savoir

ce que je ferai à ma vigne.

J’en arracherai la haie,

pour qu’elle soit dévorée ;

j’ouvrirai des brèches dans sa clôture,

pour qu’elle soit foulée aux pieds.

6Je la réduirai en ruine :

elle ne sera plus taillée, ni sarclée ;

les ronces et les épines y croîtront.

Je donnerai mes ordres aux nuages,

afin qu’ils ne laissent plus tomber de pluie sur elle.

7Or la vigne du SEIGNEUR (YHWH) des Armées,

c’est la maison d’Israël,

et les hommes de Juda,

c’est le plant qu’il chérissait.

Il espérait l’équité,

et voici le crime !

— la justice,

et voici les cris des victimes !

 

Philippiens4 , 1 à 9

1C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, vous pour qui j’ai une vive affection, vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés !

Réjouissez-vous dans le Seigneur

2J’encourage Evodie et j’encourage Syntyque à être bien d’accord dans le Seigneur. 3Oui, toi aussi, fidèle collègue, je te demande de les aider, elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour la bonne nouvelle, avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie. 4Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! 5Que votre attitude conciliante soit connue de tous. Le Seigneur est proche. 6Ne vous inquiétez de rien ; mais, en tout, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. 7Et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera votre cœur et votre intelligence en Jésus-Christ. 8Au reste, mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est moralement bon et digne de louange soit l’objet de vos pensées ; 9ce que vous avez appris, reçu, entendu et vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

 

Matthieu 21, l 33 à 43

33Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34A l’approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35Les vignerons prirent ses esclaves ; l’un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. 36Il envoya encore d’autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. 37Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » 38Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C’est l’héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. » 39Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc ces vignerons ? 41Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps. 42Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures :

C’est la pierre que les constructeurs ont rejetée

qui est devenue la principale, celle de l’angle ;

cela est venu du Seigneur,

c’est une chose étonnante à nos yeux.

43C’est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.

 

 

Amis frères et sœurs,il y a des jours, où quand le pasteur DECOUVRE le texte du jour,

il ouvre la Bible, il lit le texte, et il aurait presque envie de le REFERMER !

Vous avez entenduun jour de confirmation cette parabole de Matthieu :

1 lynchage, 1 rosserie !4 assassinats ! Franchement, on espérerait plus poétique….

 

Et puis quelle histoire !Tous ces vignerons à qui le maître a confié en fermage une vigne : vous avez saisi qu’au moment de remettre les fruits ;REFUS TOTAL et au lieu de les rendre, les vignerons tuent les hommes mandatés pour les chercher, y compris le fils du propriétaire. Et ceci pour avoir l’héritage, sans doute parce que les FRUITSétaient bons à manger, ou qu’ils ne se souviennent pas qu’ils cultivent pour le compte du maitre.

 

Vous avez compris aussi l’allégorie : Au peuple d’Israël, Dieu avait confiéune VIGNE qui devait prospérer et donner du fruit pour les peuples de la terre. La TRANSMISSION a échoué. Les hommes rejetés et le Fils tué, non pas parce quele JUDAISME est responsable :non, c’est le peuple de Dieu qui est visé. Ce peuple aurait été Samaritain, Christ aurait été Samaritain, les vignerons aussi. Jésus aurait tués par ses proches,

parce queLa TRANSMISSIONde la Parole de Dieu a du mal à se faire.

 

Alors TRANSMISSION,parlons-en detransmission. Un jour de confirmation, la transmission du christianisme, est au cœur de cet acte de foi. Et je dirai même plus, du protestantisme, car si le baptême est ‘chrétien’, la confirmation, est l’affirmation d’une identité ‘protestante’.Les catéchumènes en ont largementparlé lors de leur préparation!

Alors oui, parlons-en de cetteTRANSMISSION !

 

Dans ce RECIT, en tout cas, on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment à l’honneur !

Déjà en ce qui concerne la parabole qui s’appuiesur la prophétie d’Esaïe.Matthieu a mal transmis le texte. Dans le texte d’origine il s’agissait d’une vigne qui avait donné des fruits,infectes. Là Matthieu a parlé de bons fruits…. A croire qu’il a pris ce qui l’arrangeait du texte pour légitimer la source, vis à vis des communautés juives. Il a détourné le texte, et donc la transmission ne s’est pasbien faite. Comme d’ailleurs le contenu de la parabole de Matthieu, où les fruits n’ont pas été transmis.

 

Alors est-ce à dire que TRANSMISSION de la Parole de Dieu, de la foi, du judaïsme oude la vie chrétienne, en tant que CONTENU, aurait quelques LIMITES ?

POSSIBLE. En tout cas, je crois que le texte pose cette question :`

iIsensibilise au fait que la transmissionde la FOI, ou de l’appartenance, ne peut pas se REDUIRE à un contenu, à DES FRUITS tangibles, palpablescomme une LOI qui se transmettrait IMPECCABLEMENT (sans péché).

Ce texte passionnant montre que les fruits sont peut-être à assortir à un GESTE.

 

Oh, ATTENTION au geste aussi !il ne faut surtout pas imaginer, que la foi en Christ s’apparenterait à une sorte de morale comme on entend souvent.surtout pas,

NON Il s’agirait d’un GESTE SPIRITUEL. Alors quel geste ? (de la trace au geste ?)

 

Eh bien, il se trouve, et c’est formidable qu’unecatéchumène, dans un entretien avec moi, m’a évoqué PAR HASARD, que sa grand –mère lui avait transmis ce verset de l’apocalypse : tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne te ravisse ta couronne.

Alors ce qui est étonnant, c’est que ce verset tardif (95), est dit inspiré de notre épitre du jour de Philippiens qui comporte un verset est très proche : Ainsi donc frères biens aimés, , vous ma joie et ma couronne, TENEZ FERME dans le Seigneur.

 

Etonnant Domitille :parce que justement, ce geste spirituel qui pourrait être assorti au contenu des affirmations du protestantisme, comme le salut par la grâce,pourrait être cegeste très spirituel de notre épitre du jour : TIENS FERME EN LE SEIGNEUR.

Alors qu’est ce que veut dire ce geste : TIENS ferme EN le Seigneur ?(transmission)

 

Merveilleux , par ce qu’il se trouve, que là aussi, Paul dans la suite du texte de l’épitre donne trois éléments pour TENIR FERME. Et ce qui est FORMIDABLEc’est qu’ils ont un rapport direct avec les versets qu’ont choisi nos 2 catéchumènes Ophélie et Hippolyte.

Alors comment tenir ferme en le Seigneur selon Paul?

 

– Il est dit : Réjouissez vous tout le temps dans le SEIGNEUR, je vous le répète : réjouissez-vous.3 fois en 2 versets Paul dit ce mot : JOIE . Pourquoi c’est tenir ferme?

Parce que la joie est le même mot que la grâce ; (kara en grec). Celui qui a la joie reconnaît les bienfaits de Dieu et la GRACE. ildit merci à la vie, MEME si cela ne VA PAS. Il aune sorte de PUISSANCE en lui. Il tient ferme en le Seigneur.

 

-2 En toute occasion parla prière DEMANDERà Dieu ,C’est de la CONFIANCE EN DIEU . CE CROIRE EN.c’est le DIALOGUE, Cette ECOUTE LA . c’est tenir ferme en le Seigneur Et là je pense Hippolyte : Est-ce que notre coeur ne brulait pas quand il nous parlait des Ecriture, cette ECOUTE de la Parole, C’est ainsi qu’on tient ferme en le

Seigneur, malgré tout ce qui peut arriver.Merci Hippolyte.

 

-Enfin , la Couronne,vous ma joie et ma couronne, stephanos,en grec, A l’époque la

couronne était une tresse qu’on gagnait quand on avait gagné dans des jeux publics,. De manière allégorique c’est une bénédiction.C’est essentiel …

Alors qu’est ce que la Couronne dans notre verset ?Est-ce LA FOI ? NON.

Ecoutezbien  :Ainsi donc frères biens aimés, vous ma joie et ma couronne…. tenez ferme dans le Seigneur. La couronne ce sont les frères qui rappellent Christ.

 

On tient ferme quand on comprendque la couronne est l’ETRE HUMAIN parce que Christ est en chaque être humain, C’est le secret de la vie.

C’est en trouvant Christ en l’autre et même en soi que l’on tient ferme.

Il faut donc trouver la couronne en l’autre, et même en soi-même, même quand on trouve l’autre pas formidable, en soi aussi, même on se trouve coupable.

Christ est la pierre angulaire qui avait été REJETEE. Il ne se trouve pas forcément dans la beauté.    Quand on comprend que L’HOMME EST la couronne qu’il faut le trouver et aider ,ON TIENT FERME. Merci Ophélie a choisi le verset de l’amour du prochain comme soi-même.C’est la couronne

 

Alors vous voyez, c’est ce que n’avaient pas compris les vignerons : ils gardaient les fruits, la LOI , la doctrine ; ils se trompaient. La Transmission, n’a pas fonctionné, car ils n’ont pas compris que les fruits ne suffisaient pas. En ne comprenant pas que l’être humain est au cœur que le Christ est au cœur de la relation. ils ont aussi tué le fils et le contenu de la foi.

 

Alors voilà, avant de terminer, je voudrais vous dire ceci :

Nous ne pouvons QUE rendre grâce pour la transmission de la FOI, d’une identité, qui se transmet de génération, ou par l’Esprit ,ou comme cela.

Mais,elle prend toute son ampleur quand elle est assortie au geste de CONFIANCE que nous donne l’Esprit de tenir ferme EN le Seigneur.

 

-On tient ferme en le SEIGNEUR- quand onouvre les yeux se réjouit des bienfaits de Dieu , de la grâce,malgré tout ce qui est difficile . C’est un remerciement, action de grâce.

-quand on a confiance en Christ près de soi (proche), dans la prière, malgré sa peine.`

-Quand on ATTEND de la relation à l’autre, Christ en l’homme, qu’on l’aide et qu’on reçoitde lui.

C’est un CHOIX QUOTIDIEN. Cela amène à une posture de vie. Ricoeur dit qu’ainsi le hasard se transforme en destin.

 

Car quand tient ferme en le Seigneur, qu’est ce qu’on RECOIT ?

Le DON du Christ : sa VIE malgré toute SOUFFRANCE. La puissance de la TRANSFORMATION de nos êtres par la grâce, la CREATION illimitée par l’Esprit.Christ nous RENCONTRE dans le plus petit et nous donne sa grâce .On le DECOUVRE au milieu des hommes,et de soi-même, lacouronne, on peut le partager.

 

Alors Christ a voulu qu’on communie àcette puissance de la Résurrection, par l’Esprit avec lui, dans la Sainte Cène, DON de son Corps et de son sang dans le signe du pain et vin, fruit de la Vigne.

Communier en Christpar l’Esprit Saint est la grande TRANSMISSION, l’HERITAGEde vie en Christ, REUNIS par l’Esprit en COMMUNION en Christ en un seul corps.

sa couronne d’épine fut transfigurée en vie, pour NOUS SA COURONNE sa vigne.

La communion en couronne,nous rappelle entre prochain,que Seigneur estprocheet qu’il est notre couronne.

 

Amen.

 

Esaïe 5, 1 à 7 – Philippiens 4 , 1 à 9 – Matthieu 21, l 33 à 43 – « vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés ! »

Dimanche 5 octobre 2014 par le Pasteur Béatrice Hollard-Beau

Esaïe 5, 1à 7

1Laissez-moi, je vous prie, chanter pour mon ami

le chant de mon bien-aimé pour sa vigne.

Mon ami avait une vigne

sur un coteau fertile.

2Il en travailla la terre, ôta les pierres

et y planta un cépage de choix ;

il bâtit une tour au milieu d’elle,

il y creusa aussi une cuve.

Il espérait qu’elle produirait des raisins,

mais elle a produit des fruits puants !

3Maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,

soyez juges, je vous prie, entre moi et ma vigne !

4Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne

que je n’aie pas fait pour elle ?

Pourquoi, quand j’espérais

qu’elle produirait des raisins,

a-t-elle produit des fruits puants ?

5Maintenant laissez-moi, je vous prie, vous faire savoir

ce que je ferai à ma vigne.

J’en arracherai la haie,

pour qu’elle soit dévorée ;

j’ouvrirai des brèches dans sa clôture,

pour qu’elle soit foulée aux pieds.

6Je la réduirai en ruine :

elle ne sera plus taillée, ni sarclée ;

les ronces et les épines y croîtront.

Je donnerai mes ordres aux nuages,

afin qu’ils ne laissent plus tomber de pluie sur elle.

7Or la vigne du SEIGNEUR (YHWH) des Armées,

c’est la maison d’Israël,

et les hommes de Juda,

c’est le plant qu’il chérissait.

Il espérait l’équité,

et voici le crime !

— la justice,

et voici les cris des victimes !

 

Philippiens4 , 1 à 9

1C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, vous pour qui j’ai une vive affection, vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés !

Réjouissez-vous dans le Seigneur

2J’encourage Evodie et j’encourage Syntyque à être bien d’accord dans le Seigneur. 3Oui, toi aussi, fidèle collègue, je te demande de les aider, elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour la bonne nouvelle, avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie. 4Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! 5Que votre attitude conciliante soit connue de tous. Le Seigneur est proche. 6Ne vous inquiétez de rien ; mais, en tout, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. 7Et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera votre cœur et votre intelligence en Jésus-Christ. 8Au reste, mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est moralement bon et digne de louange soit l’objet de vos pensées ; 9ce que vous avez appris, reçu, entendu et vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

 

Matthieu 21, l 33 à 43

33Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34A l’approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35Les vignerons prirent ses esclaves ; l’un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. 36Il envoya encore d’autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. 37Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » 38Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C’est l’héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. » 39Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc ces vignerons ? 41Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps. 42Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures :

C’est la pierre que les constructeurs ont rejetée

qui est devenue la principale, celle de l’angle ;

cela est venu du Seigneur,

c’est une chose étonnante à nos yeux.

43C’est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.

 

 

Amis frères et sœurs,il y a des jours, où quand le pasteur DECOUVRE le texte du jour,

il ouvre la Bible, il lit le texte, et il aurait presque envie de le REFERMER !

Vous avez entenduun jour de confirmation cette parabole de Matthieu :

1 lynchage, 1 rosserie !4 assassinats ! Franchement, on espérerait plus poétique….

 

Et puis quelle histoire !Tous ces vignerons à qui le maître a confié en fermage une vigne : vous avez saisi qu’au moment de remettre les fruits ;REFUS TOTAL et au lieu de les rendre, les vignerons tuent les hommes mandatés pour les chercher, y compris le fils du propriétaire. Et ceci pour avoir l’héritage, sans doute parce que les FRUITSétaient bons à manger, ou qu’ils ne se souviennent pas qu’ils cultivent pour le compte du maitre.

 

Vous avez compris aussi l’allégorie : Au peuple d’Israël, Dieu avait confiéune VIGNE qui devait prospérer et donner du fruit pour les peuples de la terre. La TRANSMISSION a échoué. Les hommes rejetés et le Fils tué, non pas parce quele JUDAISME est responsable :non, c’est le peuple de Dieu qui est visé. Ce peuple aurait été Samaritain, Christ aurait été Samaritain, les vignerons aussi. Jésus aurait tués par ses proches,

parce queLa TRANSMISSIONde la Parole de Dieu a du mal à se faire.

 

Alors TRANSMISSION,parlons-en detransmission. Un jour de confirmation, la transmission du christianisme, est au cœur de cet acte de foi. Et je dirai même plus, du protestantisme, car si le baptême est ‘chrétien’, la confirmation, est l’affirmation d’une identité ‘protestante’.Les catéchumènes en ont largementparlé lors de leur préparation!

Alors oui, parlons-en de cetteTRANSMISSION !

 

Dans ce RECIT, en tout cas, on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment à l’honneur !

Déjà en ce qui concerne la parabole qui s’appuiesur la prophétie d’Esaïe.Matthieu a mal transmis le texte. Dans le texte d’origine il s’agissait d’une vigne qui avait donné des fruits,infectes. Là Matthieu a parlé de bons fruits…. A croire qu’il a pris ce qui l’arrangeait du texte pour légitimer la source, vis à vis des communautés juives. Il a détourné le texte, et donc la transmission ne s’est pasbien faite. Comme d’ailleurs le contenu de la parabole de Matthieu, où les fruits n’ont pas été transmis.

 

Alors est-ce à dire que TRANSMISSION de la Parole de Dieu, de la foi, du judaïsme oude la vie chrétienne, en tant que CONTENU, aurait quelques LIMITES ?

POSSIBLE. En tout cas, je crois que le texte pose cette question :`

iIsensibilise au fait que la transmissionde la FOI, ou de l’appartenance, ne peut pas se REDUIRE à un contenu, à DES FRUITS tangibles, palpablescomme une LOI qui se transmettrait IMPECCABLEMENT (sans péché).

Ce texte passionnant montre que les fruits sont peut-être à assortir à un GESTE.

 

Oh, ATTENTION au geste aussi !il ne faut surtout pas imaginer, que la foi en Christ s’apparenterait à une sorte de morale comme on entend souvent.surtout pas,

NON Il s’agirait d’un GESTE SPIRITUEL. Alors quel geste ? (de la trace au geste ?)

 

Eh bien, il se trouve, et c’est formidable qu’unecatéchumène, dans un entretien avec moi, m’a évoqué PAR HASARD, que sa grand –mère lui avait transmis ce verset de l’apocalypse : tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne te ravisse ta couronne.

Alors ce qui est étonnant, c’est que ce verset tardif (95), est dit inspiré de notre épitre du jour de Philippiens qui comporte un verset est très proche : Ainsi donc frères biens aimés, , vous ma joie et ma couronne, TENEZ FERME dans le Seigneur.

 

Etonnant Domitille :parce que justement, ce geste spirituel qui pourrait être assorti au contenu des affirmations du protestantisme, comme le salut par la grâce,pourrait être cegeste très spirituel de notre épitre du jour : TIENS FERME EN LE SEIGNEUR.

Alors qu’est ce que veut dire ce geste : TIENS ferme EN le Seigneur ?(transmission)

 

Merveilleux , par ce qu’il se trouve, que là aussi, Paul dans la suite du texte de l’épitre donne trois éléments pour TENIR FERME. Et ce qui est FORMIDABLEc’est qu’ils ont un rapport direct avec les versets qu’ont choisi nos 2 catéchumènes Ophélie et Hippolyte.

Alors comment tenir ferme en le Seigneur selon Paul?

 

– Il est dit : Réjouissez vous tout le temps dans le SEIGNEUR, je vous le répète : réjouissez-vous.3 fois en 2 versets Paul dit ce mot : JOIE . Pourquoi c’est tenir ferme?

Parce que la joie est le même mot que la grâce ; (kara en grec). Celui qui a la joie reconnaît les bienfaits de Dieu et la GRACE. ildit merci à la vie, MEME si cela ne VA PAS. Il aune sorte de PUISSANCE en lui. Il tient ferme en le Seigneur.

 

-2 En toute occasion parla prière DEMANDERà Dieu ,C’est de la CONFIANCE EN DIEU . CE CROIRE EN.c’est le DIALOGUE, Cette ECOUTE LA . c’est tenir ferme en le Seigneur Et là je pense Hippolyte : Est-ce que notre coeur ne brulait pas quand il nous parlait des Ecriture, cette ECOUTE de la Parole, C’est ainsi qu’on tient ferme en le

Seigneur, malgré tout ce qui peut arriver.Merci Hippolyte.

 

-Enfin , la Couronne,vous ma joie et ma couronne, stephanos,en grec, A l’époque la

couronne était une tresse qu’on gagnait quand on avait gagné dans des jeux publics,. De manière allégorique c’est une bénédiction.C’est essentiel …

Alors qu’est ce que la Couronne dans notre verset ?Est-ce LA FOI ? NON.

Ecoutezbien  :Ainsi donc frères biens aimés, vous ma joie et ma couronne…. tenez ferme dans le Seigneur. La couronne ce sont les frères qui rappellent Christ.

 

On tient ferme quand on comprendque la couronne est l’ETRE HUMAIN parce que Christ est en chaque être humain, C’est le secret de la vie.

C’est en trouvant Christ en l’autre et même en soi que l’on tient ferme.

Il faut donc trouver la couronne en l’autre, et même en soi-même, même quand on trouve l’autre pas formidable, en soi aussi, même on se trouve coupable.

Christ est la pierre angulaire qui avait été REJETEE. Il ne se trouve pas forcément dans la beauté.    Quand on comprend que L’HOMME EST la couronne qu’il faut le trouver et aider ,ON TIENT FERME. Merci Ophélie a choisi le verset de l’amour du prochain comme soi-même.C’est la couronne

 

Alors vous voyez, c’est ce que n’avaient pas compris les vignerons : ils gardaient les fruits, la LOI , la doctrine ; ils se trompaient. La Transmission, n’a pas fonctionné, car ils n’ont pas compris que les fruits ne suffisaient pas. En ne comprenant pas que l’être humain est au cœur que le Christ est au cœur de la relation. ils ont aussi tué le fils et le contenu de la foi.

 

Alors voilà, avant de terminer, je voudrais vous dire ceci :

Nous ne pouvons QUE rendre grâce pour la transmission de la FOI, d’une identité, qui se transmet de génération, ou par l’Esprit ,ou comme cela.

Mais,elle prend toute son ampleur quand elle est assortie au geste de CONFIANCE que nous donne l’Esprit de tenir ferme EN le Seigneur.

 

-On tient ferme en le SEIGNEUR- quand onouvre les yeux se réjouit des bienfaits de Dieu , de la grâce,malgré tout ce qui est difficile . C’est un remerciement, action de grâce.

-quand on a confiance en Christ près de soi (proche), dans la prière, malgré sa peine.`

-Quand on ATTEND de la relation à l’autre, Christ en l’homme, qu’on l’aide et qu’on reçoitde lui.

C’est un CHOIX QUOTIDIEN. Cela amène à une posture de vie. Ricoeur dit qu’ainsi le hasard se transforme en destin.

 

Car quand tient ferme en le Seigneur, qu’est ce qu’on RECOIT ?

Le DON du Christ : sa VIE malgré toute SOUFFRANCE. La puissance de la TRANSFORMATION de nos êtres par la grâce, la CREATION illimitée par l’Esprit.Christ nous RENCONTRE dans le plus petit et nous donne sa grâce .On le DECOUVRE au milieu des hommes,et de soi-même, lacouronne, on peut le partager.

 

Alors Christ a voulu qu’on communie àcette puissance de la Résurrection, par l’Esprit avec lui, dans la Sainte Cène, DON de son Corps et de son sang dans le signe du pain et vin, fruit de la Vigne.

Communier en Christpar l’Esprit Saint est la grande TRANSMISSION, l’HERITAGEde vie en Christ, REUNIS par l’Esprit en COMMUNION en Christ en un seul corps.

sa couronne d’épine fut transfigurée en vie, pour NOUS SA COURONNE sa vigne.

La communion en couronne,nous rappelle entre prochain,que Seigneur estprocheet qu’il est notre couronne.

 

Amen.