Marc 6, 30-34 – « L’Eglise c’est l’affaire de tous »

Dimanche 2 Juillet 2012,par Simone Bernard

 

Les apôtres se rassemblèrent auprès de Jésus et lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et ce qu’ils avaient enseigné. Il leur dit : Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. Car beaucoup de personnes allaient et venaient, et ils n’avaient pas même le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque, pour aller à l’écart dans un lieu désert. Plusieurs les virent s’en aller et les reconnurent, et de toutes les villes on accourut à pied et on les devança là (où ils se rendaient) . Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule et en eut compassion, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ; et il se mit à les enseigner longuement

Jésus poursuit son ministère, délivrant son message à des foules de plus en plus nombreuses et enthousiastes. De leur côté, les disciples ont entamé leur ministère, conformément à ce que rapporte Marc (chapitre 3) : « Il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher afin de pouvoir chasser les démons ».. Ils rapportent au Seigneur comment ils ont suivi ses directives. Jésus les emmène à l’écart et leur enjoint de se reposer. Quelle sollicitude de la part du Maître ! Il sait quelle a été la charge matérielle et psychique qu’ont supportée les disciples. De la sollicitude, il en a aussi vis-à-vis de la foule. Celle-ci le suit, s’accroche à lui, avide d’une direction.

L’évangéliste Marc écrit : « Ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ». Nous avons ici l’écho des paroles du prophète Jérémie lues tout à l’heure. Dans l’Ancien testament, il est question de pasteurs qui abandonnent leur troupeau. Mais Dieu s’exprime ainsi : « Moi, je rassemble ceux qui restent de mon troupeau, de tous les pays où je les ai dispersés, et je les ramène dans leur enclos où ils prolifèreront abondamment ».

Plusieurs enseignements peuvent être dégagés de ces textes.

Nous sommes tour à tour les brebis qui ont besoin d’être guidées et protégées et les bergers qui doivent veiller sur les troupeaux. A chacun de trouver en son temps la place qui lui est assignée. Tout d’abord, plaçons-nous du côté des brebis. Vulnérables, nous avons besoin de bergers solides capables d’assurer la sécurité du troupeau et de le faire prospérer. Prions pour que Dieu suscite des vocations nombreuses, en particulier parmi les générations nouvelles. Sachons soutenir et encourager les étudiants en théologie.

Sachons aussi apporter notre concours à nos pasteurs souvent surchargés par des tâches multiples. Aidons-les de notre mieux selon nos possibilités et nos compétences. Comme les apôtres ; qui sur injonction du Christ, sont allés enseigner, allons, nous aussi partager la Parole qui nous est donnée à travers la Bible.

Dans le document qui nous est distribué chaque année – il est actuellement en cours d’élaboration – vous constatez que les activités paroissiales sont multiples. Des responsables sont nommés dans les différentes branches. Mais à la tête il y a le pasteur. A nous de faciliter son travail. Prions pour que de nombreuses bonnes volontés se déclarent.

La paroisse, c’est l’affaire de tous. L’Eglise c’est l’affaire de tous. Nous sommes l’Eglise dont la tête est le Christ, et l’apôtre Paul dit de lui : « C’est grâce à lui que les uns et les autres, dans un seul Esprit, nous avons l’accès auprès du Père ».

Amen