Qui sommes-nous ?

L’Église Protestante Unie du Saint-Esprit est l’une des 500 paroisses de l’Église Réformée de France, issue des mouvements de réforme du XVI siècle. Elle est installée depuis 1865 au 5 de la rue Roquépine à Paris 8 dans le temple édifié par Baltard. Elle est une communauté chrétienne, c’est-à-dire qu’elle confesse que Dieu existe, qu’il s’est manifesté aux hommes à travers Jésus-Christ et, avant lui, à travers toute l’histoire du peuple d’Israël.

Une Eglise protestante

L’Eglise réformée du Saint-Esprit adhère aux grands principes qui marquent le protestantisme :
En premier lieu, elle affirme que Dieu existe en lui-même, et aime l’homme pour lui-même. Dieu ne peut être enfermé dans des concepts, des idéologies ou des pratiques, il ne dépend pas des images que l’on peut en avoir. Son amour rend l’homme libre de toute contrainte, asservissement ou totalitarisme. Il appelle l’homme à une réponse libre et responsable.
L’amour de Dieu se traduit par sa grâce, c’est à dire la vie qu’il donne à l’homme de sa propre initiative, et sans condition de statut, de mérite ou de Foi. Cette grâce, invisible pour l’homme, lui est rendue visible par la Foi. La Foi est donc l’attestation que Dieu donne à chacun personnellement et sans condition, de son existence et de son amour. Chaque homme est libre d’accepter cette rencontre avec Dieu et d’y répondre.
Parce que la Bible est le fruit de la Foi des hommes, fondée sur Jésus-Christ, elle est la seule référence concrète sur laquelle l’homme puisse se baser pour parler de Dieu et agir dans le monde. La vie et les orientations de la communauté doivent donc sans cesse être passées « au crible » d’une lecture argumentée et rigoureuse des seuls textes bibliques.
L’Église se définit d’abord comme un événement : le rassemblement de ceux qui confessent que Dieu en Jésus-Christ donne un sens à leur vie ; le moment où l’Évangile est annoncé et entendu. Elle est ensuite une institution qui doit permettre à chacun, à égalité avec les autres, de vivre toujours mieux sa foi et son engagement. L’Église est donc le fruit de la Foi et est conduite à se réformer.

Une Eglise de convictions

Les protestants, comme leur nom l’indique, protestent (témoignent) donc de l’autorité de l’Ecriture, contre celle d’une institution humaine que serait l’Église. La conviction de Martin Luther est ainsi explicite : « Si l’on ne me convainc par de bonnes raisons tirées de la Bible, ma conscience est prisonnière de la parole de Dieu : je m’en tiens là ! ».
La liberté de conscience et de conviction est donc importante pour le protestant, si elle est aux prises avec la parole de Dieu et implique la responsabilité. Toute parole, même venant d’un pasteur, est évaluée et appréciée selon ce seul critère, au nom d’une seule devise : « A Dieu seul soit la gloire ! ».
Le protestantisme proteste également pour les rites et les sacrements (baptême et Sainte Cène). Ces gestes manifestent la participation de chacun à la vie divine que Dieu renouvelle en venant sans cesse à nous. A partir d’éléments simples (eau, pain, vin), les sacrements ne procurent rien de spécial ; ce n’est pas en les recevant que la transformation de la vie, de la pensée, ou de la relation aux autres peut s’accomplir vraiment.
Seule l’ouverture personnelle à Dieu peut faire surgir l’Etre nouveau. Ainsi, on prend conscience de son état d’enfant de Dieu par la foi, et le baptême en est une des manifestations. Dieu vient à nous par le Saint-Esprit, et la cène en est une trace. Le culte et les sacrements peuvent donc être célébrés par un pasteur ou un laïc.
Les protestants protestent pour la vérité. Plutôt que l’unité institutionnelle, ils recherchent la vérité, la responsabilité de chacun devant sa conscience, face à Dieu. Il n’est donc pas possible à l’Église d’avoir une doctrine officielle, ferme et définitive. Mais elle proclame l’affirmation de la bienveillance systématique de Dieu à l’égard des hommes, la grâce.
Ainsi, l’action de Dieu envers les hommes est essentiellement libératrice, et chacun est invité à rechercher les portes que Dieu ouvre toujours devant lui, par son Esprit créateur. Les règles morales du protestant sont donc personnelles, en réponse à l’appel du dynamisme créateur de Dieu. Il évite ainsi de prononcer des affirmations catégoriques, notamment en matière d’éthique familiale ou sociale, mais cherche à ranimer la flamme de ceux qu’il accompagne.
Les protestants, plutôt que de renoncer au monde pour aller vers Dieu, sont donc habituellement plus attirés par la vie quotidienne et le témoignage à construire chaque jour dans ce monde que Dieu pénètre et renouvelle.

L’organisation de Eglise

Loi de 1905

Une paroisse est une communauté de vie, mais c’est aussi une association cultuelle régie par la loi de 1905. Elle est composée de membres électeurs (paroissiens inscrits) qui se réunissent annuellement en assemblée générale. L’assemblée décide des grandes orientations de la paroisse, approuve les comptes et votre le budget. Elle élit un conseil presbytéral renouvelable par moitié tous les trois ans et dont le pasteur est membre. Le conseil porte la responsabilité matérielle et spirituelle de la communauté, il gère ses actions et la représente à l’extérieur, il nomme le pasteur et son bureau.

Les instances régionales et nationales

Synode de la région parisienne
Les paroisses sont liées les unes aux autres. Le « secteur » regroupe trois ou quatre paroisses et permet de partager des préoccupations et des projets locaux communs. Le consistoire permet de regrouper une quinzaine de paroisses, de manière plus informelle, pour échanger les expériences et soucis de chaque communauté et décider ensemble des thèmes de réflexion régionaux ou nationaux.
L’union des Eglises locales se manifeste également par le synode régional annuel où chaque paroisse délègue son pasteur et un membre laïc. Le synode a la charge de gouverner l’Église régionalement et de voter son budget et ses orientations. Un conseil régional permet d’assurer le suivi et la préparation des décisions.
Au niveau national, l’organisation est la même. Le synode national rassemble annuellement des délégués laïcs et pasteurs des différentes régions pour voter budget et orientations. Un conseil national assure la préparation et le suivi des décisions. Ce système d’organisation permet un dialogue et une dépendance mutuels entre les niveaux local, régional et national de l’Église. C’est le régime dit « presbytérien-synodal ».

Les finances de l’Eglise

L’Église vit de la participation de ses membres, sans subvention de l’État. Chaque paroissien contribue ainsi au témoignage de l’Évangile par le don, signe visible de son espérance personnelle. Sa participation n’est donc pas une cotisation comme pour un club de sport, mais une offrande personnelle et libre. La contribution des membres permet à la paroisse d’assumer des dépenses locales (« frais de fonctionnement » du temple, hébergement du pasteur, …) ainsi que sa participation aux dépenses régionales ou nationales. Par ailleurs, avec l’ensemble des paroisses de l’Eglise réformée de France, nous mettons en commun des moyens humains et financiers pour gérer les dépenses à caractère régional, national ou international (Faculté de théologie, rémunération des pasteurs, mission, Fédération protestante de France, …).