Mer 30 Sept: « Lumières du corps » – Anssi Karttunen, Valère Novarina, Pascal Omhovère

Spectacle d’une durée approximative de 1H 1/4.
A l’issue de la représentation, un échange aura lieu avec les artistes, autour d’un verre

 

Les textes lus par Pascal Omhovère sont extraits de Lumières du corps, recueil de pensées de Valère Novarina, paru aux éditions POL en 2005. Les musiques, quant à elles, choisies spécialement pour cette lecture par Anssi Karttunen, proviennent de différents compositeurs et de diverses époques. Ces musiques ne viendront pas illustrer le texte, et vice-­‐versa. Langage et musique s’intervertissent, dialoguent, se prolongent et viennent libérer par leurs jeux d’ondes, leurs jeux d’ombres, ce que l’on croyait avoir saisi, arraisonné. Langage et musique ouvrent un corps creux, en méandres, en galeries. Parfois, la musique semble en avance, parfois c’est le drame. La musique prend la parole. Une aimantation a lieu entre les choses. Un mouvement amoureux. Les syllabes et les notes s’attirent et gravitent. « L’esprit respire », la pensée est un rythme.

« Son, sens et sang : semence de l’univers »

Valère Novarina, Lumières du corps (fragment 78), éditions POL.

Musique : Hans Abrahamsen -­‐ Johann Sebastian Bach -­‐ George Benjamin -­‐ Luciano Berio -­‐ Giuseppe Colombi -­‐ Pascal Dusapin -­‐ Henri Dutilleux -­‐ Vinko Globokar -­‐ Magnus Lindberg -­‐ Martin Matalon -­‐ Miao (Hunan) -­‐ Pablo Ortiz -­‐ Kaija Saariaho -­‐ Giovanni Battista Vitali -­‐ Berndt Alois Zimmermann.

 

Anssi Karttunen, d’origine finlandaise, appartient à l’élite des violoncellistes internationaux. Il imprime de sa virtuosité et de son style très personnel un répertoire aussi vaste que varié, qui s’étend de la musique ancienne aux œuvres contemporaines les plus récentes. Vibrant défenseur de la musique contemporaine, sa collaboration avec de nombreux compositeurs a incité nombreux d’entre eux à écrire des œuvres pour lui . Karttunen a donné plus de 140 créations dont 28 avec orchestre.

Sa passion pour son instrument le conduit également à la recherche et à la redécouverte de nombreux chef d’œuvres oubliés, ainsi qu’au travail d’arrangements pour son instrument. Dans ce même esprit, il joue aussi bien sur instrument moderne, que sur violoncelle classique, baroque et violoncello piccolo.

En 1999, il créa le concerto écrit à son intention par Magnus Lindberg, en 2000 « Mania » d’Esa-­‐Pekka Salonen, en 2001 le Concerto de Martin Matalon, en 2004 le Concerto Luca Francesconi, en 2007 « Notes on

Light » de Kaija Saariaho et 2008 Mirage de Kaija Saariaho et en 2010 « Arches » de Fred Lerdahl. Ont suivi le 2eme Concerto de Magnus Lindberg en 2013 (qu’il vient d’enregistrer chez Ondine) et « Oire » de Jukka Tiensuu en 2014. Parmi les Concertos a venir sont ceux de Oliver Knussen et Thierry Pecou.

Entre 1994 et 1998, Anssi Karttunen a été Directeur Artistique de l’Orchestre de Chambre Avanti! à Helsinki et Directeur du Festival Suvisoitto à Porvoo (Finlande). Il a aussi été le Directeur artistique de la Biennale d’Helsinki 1995 et 1999 et du Festival Musica nova Helsinki 2015. Entre 1999 et 2005 Karttunen était le violoncelle solo de la London Sinfonietta.

Anssi Karttunen enseigne actuellement à l’Ecole Normale de Musique de Paris et dirige le seminaire annuel Creative Dialogue de l’Académie Sibelius à Santa Fe, N.M. et Helsinki. Anssi Karttunen a eu pour maîtres Erkki Rautio, William Pleeth, Jacqueline du Pré et Tibor de Machula. Il vit a Paris depuis 1982.

 

Valère Novarina est né à Genève ; il passe son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie, veut devenir acteur mais y renonce rapidement. Il publie depuis 1978. Une activité graphique, puis picturale se développe peu à peu en marge des travaux d’écritures : dessins des personnages, puis peintures des décors lorsqu’il commence, à partir de 1986, à mettre en scène certains de ses livres.

On distinguera, dans sa bibliographie, les œuvres directement théâtrales : L’Atelier volant, Vous qui habitez le temps, L’Opérette imaginaire, L’Acte inconnu – et le « théâtre utopique », romans sur-­dialogués, monologues à plusieurs voix, poésies en actes : Le Drame de la vie, Le Discours aux animaux, La Chair de l’homme – et enfin, les œuvres « théoriques », qui explorent le corps de l’acteur où l’espace et la parole se croisent dans le foyer respiratoire : Pour Louis de Funès, Pendant la matière, Devant la parole, L’Envers de l’esprit. Insaisissable et agissant, le langage y apparaît comme une figure de la matière.

 

Pascal Omhovère est né il y a cinquante trois ans à Metz. Comédien, il a beaucoup travaillé notamment avec Michaël Lonsdale et Jean-­‐Marie Patte, mais aussi entre autre avec Xavier Marchand, Bruno Bayen, Noël Casale, La Revue Eclair… Il accompagne Valère Novarina dans ses travaux depuis Le Drame de la vie en 1986 (Comédien, assistant, dramaturge…). Il affectionne particulièrement la lecture pour faire entendre des textes (Saint François de sales, Samuel Beckett, Cardinal de Bérulle, Gérard de Nerval…).
Attiré par la spiritualité, il a mis en scène les écrits de sainte Thérèse de Lisieux dans une forêt, a recopié et dessiné toutes les Pensées de Blaise Pascal en travaillant à la dramaturgie d’un spectacle sur cet auteur par Laurence Vielle et Magali Pinglaut, à Bruxelles …
Il a fondé, il y a trois ans, à Ajaccio où il vit, la Compagnie Sub Tegmine Fagi (Sous l’ombre des hêtres).

 

Les Journées du Patrimoine au Saint Esprit

Le temple sera ouvert toute la journée du samedi 19 septembre et l’après-midi du dimanche 20, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Outre des visites organisés par certains membres de la Paroisse, trois conférences sont à noter :

Rappelons que l’ensemble du programme des 150 ans est donné sur le mini-site créé pour ces festivités: http://150ans.epu-saint-esprit.org/

 

Mot d’accueil pour le culte d’ouverture des 150 ans du temple

Prononcé par Frédéric Martin, Président du Conseil Presbytéral, le 12 septembre 2015

 

Bonjour à tous !

 

Soyez les bienvenus en ce lieu dont nous fêtons cette année les 150 ans !

Que vous veniez ici pour la première fois pour découvrir le lieu ou participer à un culte protestant, que vous soyez chrétien d’une autre confession, représentant d’autres Eglises ou institutions, ou tout simplement l’un de nos paroissiens, nous nous réjouissons d’accueillir aujourd’hui chacun d’entre vous pour partager ensemble un temps de louange et de reconnaissance.

Ce bâtiment, inscrit aux monuments historiques, fut édifié en 1865 sous l’impulsion de deux protestants : le Baron Haussmann et Victor Baltard. Il est le premier temple protestant construit par la collectivité publique après les siècles de persécutions qui avaient conduit à la destruction de tous les temples de la région parisienne, et d’ailleurs.

Il appartient à la Ville de Paris, qui l’a fait édifier, et nous sommes particulièrement heureux d’accueillir aujourd’hui Madame Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement. Elle est ici un peu chez elle et c’est l’occasion pour nous de la remercier pour tout le soutien qu’elle nous a apporté avec son équipe pour la préparation des manifestations qui se dérouleront des Journées du Patrimoine au culte de clôture en novembre.

Pour témoigner de l’esprit de bâtisseur qui a conduit à l’édification de ce lieu et qui se perpétue de générations en générations, une vingtaine de conférences et d’évènements artistiques rassembleront des historiens, des théologiens, des musiciens, des hommes et des femmes engagées dans la vie artistique, sociale, économique et bien d’autres invités.

En effet, au-delà de l’anniversaire de la construction d’un bâtiment, nous avons souhaité évoquer les « pierres vivantes », tous ceux qui agissent ou créent au nom de leur foi.

Je ne détaillerai pas le programme, vous l’avez vu, affiché à l’extérieur du temple, et toutes les précisions sont données sur notre site internet.

Je voudrais simplement évoquer la création d’œuvres artistiques réalisées spécialement pour l’occasion.

Etienne Lestringant, chef du Chœur Per Cantum, a composé une œuvre pour chœur et percussion, à partir du psaume 139 que notre pasteur commentera en présentant les toiles qu’elle a peintes, inspirées des mêmes versets.

Notre organiste, Kurt Lueders, et quatre autre titulaires d’orgues d’églises protestantes parisiennes, ont chacun composé pour les 150 ans une œuvre inspirée d’un même verset biblique. Ils viendront chacun un jour différent interpréter leur création ainsi qu’une œuvre de leur choix sur l’orgue Cavaillé-Coll.

Les protestants attachent une grande importance à la musique. Au moment de la Réforme, tous les psaumes ont été traduits en français par Clément Marot et Théodore de Bèze et mis en musique. Luther a mis la musique au service de la théologie.

Dans la Bible, les instruments de musique sont présents. Ainsi dans le livre des Nombres :

L’Eternel dit à Moïse : « Fais-toi deux trompettes d’argent (…).
Elles te serviront pour la convocation de la communauté et pour le départ des camps (…)
En vos jours de joie, lors de vos rencontres festives et de vos nouvelles  lunes, vous sonnerez des trompettes (…)
Ce sera une évocation pour vous devant Dieu. Je suis le Seigneur votre Dieu.

En échos avec les paroles du livre des Nombres, nous avons convié pour ce culte les Trompettes d’Argent, ensemble de jeunes musiciens de l’Eglise protestante unie, auquel se sont adjoints quelques jeunes de notre communauté. Nous les remercions pour leur présence parmi nous.

L’ouverture des manifestations organisées à l’occasion des 150 ans du temple du Saint-Esprit était une bonne occasion pour sortir les trompettes. Je ne sais pas si leurs trompettes sont d’argent mais ils porteront avec joie toutes nos louanges !

Il est temps d’entrer dans ce moment de louange, avec reconnaissance et joie :

  • la joie de nous savoir accompagnés de générations en générations, dans les bons et les mauvais moments,
  • la joie de vivre au bénéfice de ceux qui nous ont précédés,
  • la joie de recevoir et de partager cette Parole vivante qui nous unit,
  • la joie, tout simplement de vous accueillir ce matin.

Que chacun d’entre vous se sente ici chez lui. Que ce moment soit un temps de de recueillement, une halte dans nos vies agitées.

Que la Paix soit avec chacun d’entre vous !

Semaine du 21 Septembre: trois conférences, dans le cadre des 150 ans

Le professeur André Encrevé, historien, professeur émérite de l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, donnera une conférence le jeudi 24 septembre de 20h00 à 22h00 sur les Tableaux du protestantisme parisien au milieu du XIX siècle.

Deux jours plus tard, le samedi 26 de 15h00 à 17h00, ce sera au tour de Patrick Cabanel, historien, Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, chaire d’ « Histoire et sociologie des protestantismes » de venir parler de La résistance des protestants français dans les années 40.

Dans la fourlée, ce même samedi, Valentine Zuber, historienne, Directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études, chaire de « Religions et relations internationales », évoquera De l’antiprotestantisme à la défense de la liberté religieuse. Le rôle des protestants depuis 1870.

Jean 14 v 1-14 – Trouver la vie en sa demeure

Dimanche 13 septembre 2015 (culte du Cent-Cinquantenaire) – par le Pasteur Béatrice Hollard-Beau

 Sur Esaie 50, 4-8, 2ème Ep. Timothée 3, 14-17. Jean 14, 1-14

 

Amis frères et sœurs, nous fêtons les 150 ans de l’élévation du temple du Saint –Esprit, et devant nous, une des deux épigraphes, (l’autre, nous parlerons pour le culte de clôture…), issues de l’Evangile de Jean que nous venons de lire : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, personne ne vient au Père, que par moi ».

Quel beau verset inscrit ici, devant nous, choisi par le consistoire de l’époque, en 1865.

Beau verset à méditer ensemble en ces 150 ans, parce que, si comme les disciples, nous allons au Père par le Christ, et que Christ est le Chemin, la Vérité et la VIE, la Révélation magnifique qu’il faut entendre ce jour, c’est que nous sommes DESTINES à la VIE, et déjà pleins de vie. Et alors, il nous faut, plus que jamais, la trouver cette VIE SPIRITUELLE en nous et ce, dès maintenant et chaque jour. Alors comment ?

A Thomas, le disciple qui disait à Jésus : Ou vas-tu ? Inquiet de ne pas savoir ou Jésus allait, qui ne trouvait ni le Père, ni la VIE. Jésus répond : Par moi, tu le trouves le Père, la VIE : je suis le Chemin la Vérité et la Vie. La Résurrection allait l’expliquer : Christ, en donnant sa vie, transforme nos morts en VIE.

Mais comment, nous aussi, comprendre que cette vie en Christ existe dès maintenant, dans un monde sécularisé qui propose bien d’autres vies, avec notre foi si fluctuante et toutes les épreuves du monde? Pas facile à comprendre, mais, si Jésus est le Chemin, la Vérité et la vie, il nous faut déjà entendre ce que cela signifie et nous verrons à quoi cela nous engage.

1/En premier lieu, si Jésus est ‘le CHEMIN’ vers la vie, il est possible, comme le dit l’apôtre Paul, que nous devions relativiser ce que nous croyons être nos buts. La vie ici-bas, ne tend pas vers un but connu de nous, celui que nous avons décidé, aussi honorable soit-il.

Sa force vient du fait que notre chemin est mu par Dieu, par une énergie de l’Esprit germinatrice, qui nous amène au-delà de notre sens, qui nous ‘trans-forme’ chaque, jour pour nous révéler la vie en nous laissant absolument libres.

Calvin le dit magnifiquement : « nous nous sanctifions chaque jour, nous sommes ‘re-formés’ (pas réformés !) à l’image de Dieu, en Christ c’est l’oeuvre de Dieu ».Au fond, si Christ est le chemin, en nous existe un chemin de vie glorieux qui nous précède, une existence (hors de soi) préparée d’avance, dit Jésus dans le texte, qui est le vrai sens de notre vie et qui doit nous rendre libres face aux évènements de la vie. On ‘est’ et on ‘a’ beaucoup plus qu’on imagine…

2/ Alors la VERITE ? C’est la vérité de vie. Jésus dit quelques versets après notre texte que L’Esprit Saint est l’Esprit de vérité. Il dévoile la vie éternelle, le Christ absent.

Mais vous pouvez vous dire que c’est abstrait ! Comment concrètement percevoir cette vérité de vie donnée en l’Esprit Saint, dès maintenant ? C’est là où ce texte est très beau !

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans notre texte, c’est que la vérité de vie en l’Esprit Saint ne se situe pas dans des mots abstraits, désincarnés. Non, la vérité de l’Esprit qui donne vie, se situe en « des DEMEURES » qui sont des gens. Il y a beaucoup de DEMEURES, dit Jésus, beaucoup de PERSONNES vivantes en Dieu ; elles forment la Vérité de vie : autant de paroles vivantes que l’on reçoit en eux (corruptibles aujourd’hui, plus tard incorruptibles) L’Esprit Saint, comme Christ, est auprès de vous et en vous, dit Jésus ; Il est en nous, en les autres, (comme lui demeure dans le Père) et apporte la vie. L’Esprit Saint souffle en tous. La vie de Christ est en chacun. (superposition).

La créatrice Louise Bourgeois, a crée ces fameuses maisons : ces demeures. Elle étaient liées à la maternité. Toutefois, à la fin de sa vie, elle dit que la vérité divine demeurait en chacune, comme des demeures qui CO-HABITENT ensemble et qui se donnent les unes aux autres.

Cette vérité en ces demeures sont aussi, comme l’écrit aussi le théologien Paul Tillich en COR-RELATION. L’Esprit Saint intérieur est en chacun et lie tous ; LA vérité de Dieu se construit ensemble. Tout le monde a des charismes. La vérité de l’Esprit Saint est comme des visages reliés, tels ces visages de multitude peint par Chagall, le Mime Marceau (Marcel Mengel) … autant de paroles de vie du Christ en nous, qui émanent d’être souffrants, rencontrés par l’Esprit qui (comme la résurrection) et qui donnent la vie aux autres.

Oui, Christ, la vérité de vie, est présent par l’Esprit en nous, en vérité. Vous savez que aletheaia en grec veut dire : ‘le contraire de l’oubli’ : Cette vérité, ce sont aussi ces traces de vie, demeures qui demeurent en des témoins, Eglise de TEMOINS, aime-t-on dire dans l’Eglise Unie. Paroles de Dieu, de vie reçues au milieu de nos misères. Chemin de fraternité que l’on se donne les uns aux autres, sans le savoir, Paroles pleine de liberté, celle de Dieu, et ce, parce à un moment donné, se sentant libre, on a pu comme le dit Esaïe, redresser celui qui est épuisé. C’est l’esprit de Dieu qui œuvre… nous en sommes les vecteurs et serviteurs.

3/ Alors fort de cette vie de Christ que nous avons en nous, quelle serait notre TACHE d’Eglise aujourd’hui?

Notre tache me semble –t-il est de Révéler cette VIE en Christ après la mort, et maintenant en chacun. Cette vie doit enlever la peur, libérer de la crainte en quelque sorte.

Jésus dit : Ayez foi en Dieu, ayez foi en moi ! Que votre cœur ne se trouble pas, répète t’il plusieurs fois. Soyez libre. Il demande de croire en sa Parole.

Mais comment trouver cette grâce, cette Parole, dans monde et ses souffrances, monde dur ? Il nous faut la chercher dans des DEMEURES sûres : dans l’ECRITURE les paroles de témoins. L’Ecriture également, par le témoignage de l’Esprit Saint révèle ce chemin inconnu de vie en Christ ; elle donne les traces de ce que Dieu veut : Toute Ecriture est inspirée de Dieu, dit Paul : elle permet d’éclairer de REFUTER d’enseigner, la justice de Dieu : la VIE. L’Esprit du Christ est dedans : Cette liberté de la Croix est présente, dans une contradiction risquée comme la Croix, (dialectique) chère à la Réforme. Oui, elle donne le sens du vivant à nos vies, à l’actualité, à chaque temps. Dans cette quête inspirée, l’Eglise est d’une grande modernité, car elle DEVANCE le SENS, elle est prophétique. On ne cherche plus assez le sens spirituel, qui rend LIBRE (là où est l’Esprit du Seigneur là est la liberté dit Paul !). Il faut prendre ce temps, c’est du temps gagné.

Mais, est-ce que cela suffit l’Ecriture pour trouver le vivant ? Non. Jésus dit si vous ne croyez pas à ma parole croyez en mes œuvres. On ne croit jamais assez à sa Parole, donc il faut aller chercher en les œuvres. Les œuvres de Dieu ce sont les demeures : les créatures de Dieu œuvre en elles. L’œuvre de Dieu est de libérer. Il faut chercher sa liberté en libérant les autres, les autres demeures.

Comme le disait Daniel Monod, pasteur ici, (un de mes arrière-grand-oncles), il faut donc chercher son chemin en libérant celui de l’autre. Ainsi déceler toutes les situations de fragilité humaine où la liberté de l’homme est menacée. On pense actuellement au destin tragique des exilés sans demeure, migrants Syriens… Là où la vie est menacée par le réchauffement climatique, (merci aux Eglises et la FPF de s’y investir lourdement…) Mais aussi, ne faut-il pas chercher de manière vitale, la perte de LIBERTE de la demeure de l’homme INCOMPRIS, où l’homme il ne mourra pas de CHALEUR, mais de FROID, mis en demeure dans les entreprises, les familles, dans une solitude qui s’aggrave chaque jour, même si l’on parle d’un pseudo vivre ensemble (factice).

Ce ne sont pas « des couches de population », qui sont concernées : c’est près de soi que l’homme est seul : SDS : Sans DEMEURE solitaire. L’homme souffre intérieurement, et a peur, car incompris. Et quand il a peur, il NE CREE plus, sauf des CONFLITS. Quand on monde a peur s’écroule de manque de création et que l’autre n’arrive pas à naître, au milieu, il nait des choses anormales. Il faut libérer l’Esprit. Que votre cœur ne soit pas craintif. N’éteignez pas l’Esprit, dit Paul. Nous sommes tous touchés. Il n’y a pas un endroit exempt : Toutes les institutions. Les entreprises…

L’Eglise doit vraiment être ce lieu de liberté ou le Christ de liberté conduit le chemin, et pour cela, une demeure d’ECOUTE spirituelle de la Vie de l’homme, et pas uniquement de l’éthique, de réflexion sur sa vie, (tous milieux y compris professionnels) où l’on prend le temps à plusieurs, de répondre aux questions de « survie », mais aussi de « vie » (négligée), au milieu de chaque demeure crispée.

4/ Alors je voudrais terminer en disant que l’être est beaucoup plus beau et capable qu’il ne croit. Il contient l’esprit en Christ. Il faut lui rappeler cette vie, c’est aussi fraternité en Christ.

C’est en cherchant la VERITE et la VIE en Christ et en tout l’homme, je crois, que notre temple rayonnera et créera de la vie. Et pour cela il faut créer, innover, interroger ceux qui s’engagent et créent, partout, dans le monde associatif, dans l’art, partout où l’être vit, et interprète sa vie ; comme le montre notre programme des 150 ans, qui n’est pas là pour MONTRER mais pour CHERCHER LE VIVANT, et témoigner de la force du Dieu vivant, qui se dévoile au milieu des demeures et pas uniquement dans les sphères religieuses, L’Esprit vivant souffle en tous.

Pour conclure je souhaiterais redire que Christ est le chemin de la VERITE et de la VIE,

en tout homme. Et il y a quelqu’un qui a bien compris cela, c’est V. Baltard, l’architecte protestant qui a conçu cette grande DEMEURE du temple. Il cherchait, la vie, avec une vie intérieure, comme on a jamais vu pour un laïc ! écrivait à l’époque l’archevêque de Reims, précédemment, curé de St Augustin…

Un des descendants de Baltard présent ici, m’a signalé une chose extraordinaire : que Baltard signait ses plans à droite, avec ces 2 mots inscrits par lui : la VERITE et la VIE.

Sans doute avait-il compris que Si Christ est le Chemin, la vérité et vie, rien n’est trop grand, en tout cas pas le temple du Saint-Esprit, pour venir écouter Sa Parole prophétique vivante. Rien n’est trop grand, en tout cas pas le Saint-Esprit, pour explorer toutes ses demeures et révéler la vie en chacun. Si nous nous engageons tout cela ensemble dans la foi, alors dit Jésus, nous ferons des œuvres encore plus grandes, à la GLOIRE du Père, En Christ et pour Christ, lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, et qui DEMEURE en nous.

 

Amen !