Cycle Esprit-Cinéma « de la Trace au Geste » – 2 février 2015 : Apart Together de Wang Quan’an

Tous les 1ers lundi de chaque mois. 19h 45 – 22h 30 Aux Cinq Caumartin : 101 rue Saint Lazare, Paris 9e. 1ère soirée : lundi 6 octobre. Le Cinéma les Cinq Caumartin a accepté de projeter une programmation spéciale de 9 films choisis. A l’issue de la projection, débat animé par Pauline Escande-Gauquié, maître de conférence, Université Paris-Sorbonne (dans l’espace café du cinéma).Sans réservation.

Le Cycle s’inscrit dans le cycle anniversaire des 150ans. Venez nombreux !

Cercle du mardi : Conférences du 1er Trimestre 2015

 

Voici le programme du Cercle du Mardi pour le 1er trimestre 2015 avec une reprise des conférences le mardi 13 janvier 2015. Ce sera aussi l’occasion de vous adresser tous nos vœux pour la nouvelle année.

Comme vous le savez, vous êtes cordialement invités à ces rencontres hebdomadaires ainsi que vos amis ou proches.

Nous vous rappelons nos horaires :

12h15 Recueillement à la chapelle

12h30 Repas

13h00 Conférence et débat

14h00 Fin

Bien fraternellement

L’équipe du cercle du mardi :

Francis Deloche, Michel Fourcade, Antoine et Francine Seyrig, François Matter,

Paul-André Coulbois, Edouard Secrétan, Jean Szabo

Mardi 6 janvier : lendemain de rentrée.

13 janvier : « Le Père Charles de Foucaud (1858-1916) » par le Capitaine de Vaisseau Henri de FOUCAUD.

20 janvier : « L’Europe de demain, malgré l’euroscepticisme », par M. Jean-Louis BURBAN, Directeur Honoraire au Parlement Européen.

27 janvier : « L’Ukraine aujourd’hui », par M. Alfred de MONTESQUIOU, Grand Reporter.

3 février : « Exploradôme, acteur du partage de la culture scientifique, par M. Goéry Delacôte, membre de l’institut des technologies et président de l’association « Savoir apprendre » et Mme Vida Konikovic, directrice d’Exploradôme.

10 février : « L’Afrique entre espoirs et incertitudes, quelles perspectives pour les 10 prochaines années ? »par M. Benoît CHERVALIER, Maître de Conférences en sciences politiques.

 15 février au 1 mars : vacances scolaires.

Mardi 3 mars : lendemain de rentrée.

10 mars : « Les difficultés à bien penser le bien » Par M. Michel OLIVIER, Président Directeur général d’Intermèdes.

17 mars : « La place des chrétiens dans la société Iranienne », par le Professeur Jean-Pierre ARRIGNON, Agrégé d’Histoire, Docteur d’Etat.

24 mars : « Faire des médicaments à partir du sang humain, le Laboratoire du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB) », par M. Denis SOUBEYRAN, Conseiller Maître à la Cour des Comptes, Directeur des Affaires Financières et de la Stratégie du Groupe LFB.

31 mars : « L’Arménie actuelle au prisme de son histoire », par le Professeur Jean-Pierre MAHE, membre de l’Institut.

7 avril : lendemain du lundi de Pâques.

19 avril au 3 mai : Vacances scolaires.

Luc 2, 22-40 « La présentation au Temple…un signe qui provoquera la contradiction »

 

Dimanche 28 décembre 2014 – par François Père

 

22Et, quand les jours de leur purification furent accomplis selon la loi de Moïse, on l’amena à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, — 23suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur. —24Et pour offrir en sacrifice une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme c’est prescrit dans la loi du Seigneur.

25Et voici qu’il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. Cet homme était juste et pieux ; il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 26Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. 27Il vint au temple, (poussé) par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qui était en usage d’après la loi, 28il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :

29Maintenant, Maître, tu laisses ton serviteur S’en aller en paix selon ta parole.

30Car mes yeux ont vu ton salut,

31Que tu as préparé devant tous les peuples,

32Lumière pour éclairer les nations Et gloire de ton peuple, Israël.

33Son père et sa mère étaient dans l’admiration de ce qu’on disait de lui. 34Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère : Voici : cet enfant est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et comme un signe qui provoquera la contradiction, 35et toi-même, une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées.

36Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était d’un âge fort avancé. Après avoir vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité, 37elle resta veuve, et, âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple et servait (Dieu), nuit et jour, par des jeûnes et des prières. 38Elle survint elle aussi, à cette même heure ; elle louait Dieu et parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la rédemption de Jérusalem.

39Lorsqu’ils eurent tout accompli selon la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.

40Or le petit enfant grandissait et se fortifiait ; il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

Chers frères et sœurs,

 

Vous vous souvenez, Noël c’était il y a trois jours. En trois jours les choses changent très vite. Du temps de fête, de joie sans mélange, le texte d’aujourd’hui nous plonge dans une atmosphère beaucoup plus âpre, dans des sentiments mêlés. Ce moment de présentation au Temple, qui devrait être une fête, n’est plus dans le temps du merveilleux. Il est ancré dans le monde des hommes, avec sa dureté et avec ses promesses.

 

Reprenons le texte. Le père et la mère présentent Jésus au temple. Et dès les premières phrases ce qui trouble c’est la répétition du mot LOI. Trois fois en trois phrases. Selon la loi de Moïse… la loi du Seigneur…  La présentation est un rituel. Il est prescrit par une norme.

Mais le texte ne parle pas du déroulement du rite. Parce qu’intervient un événement beaucoup plus important, un événement inattendu, imprévu, l’arrivée de Siméon. Et là encore le texte s’appuie sur des répétitions : l’ESPRIT, là encore trois fois. . L’esprit Saint était avec lui … divinement averti par le Saint Esprit… Poussé par l’Esprit.

Et c’est en fait cet événement imprévu qui donne tout le sens à la scène, plus que le rite ou le respect de la loi. Notez bien, la loi est respectée, mais en fait, c’est indifférent au regard de ce que vont dire et faire Siméon et Anne.

 

La loi, c’est quelque chose sur quoi nous avons des sentiments mêlés nous autres. Nous savons bien que la loi, du point de vue religieux, assèche et limite. Mais en tant que simples particuliers, la loi nous rassure beaucoup. Le fait qu’il y ait des règles de fonctionnement entre nous, des règles de jeu, des comportements admis par tous, c’est sacrément pratique. La loi crée l’ordre. Ca fluidifie les relations, ça rassure, ça protège. La loi c’est ce qui crée du confort.

 

Et voici que deux personnes viennent se rajouter aux règles fournies par la loi, et c’est le Saint Esprit qui les envoie. Et ces personnes ne sont pas des casseurs ou des trublions, ce sont des personnes qui représentent la sagesse, par leur âge, et la piété, par leur activité au temple,et néanmoins ils interviennent à la surprise de tous. Inspirés par l’Esprit, Siméon et Anne parlent, ils outrepassent la loi. Ils prennent la parole et leurs paroles nous sortent du rituel, mais aussi de la trajectoire nimbée de magie de Noël. Ici plus d’anges et de bergers : On parle de mort, de chute, d’épée. On parle de toutes les nations (le message est universel). On parle de contradiction.

 

Cet enfant est un signe qui provoquera la contradiction, ou un signe de contradiction suivant les traductions. Contradiction. Le mot est très étrange. Contredire, c’est aller à l’inverse d’une phrase, d’un discours établi, d’une façon de parler. Dans un discours logique, la contradiction permet de remettre en cause la thèse, et de montrer la limite du système dans lequel la thèse est inscrite. La contradiction ne cherche pas forcément à respecter une logique ou une rationalité. L’esprit de contradiction n’est pas poli, ni respectueux.

 

Jésus est le signe qui provoquera cette contradiction. C’est lui qui fera chuter et se relever les hommes, c’est lui qui transpercera l’âme pour révéler les pensées de beaucoup.

 

En fait, de même que l’Esprit est présenté en opposition et en dépassement à la loi, de même  Jésus est présenté comme celui qui modifiera la trajectoire des hommes à titre individuel, personnel, intime.

 

Et c’est ce qui arrive à Siméon et à Anne. Eux qui sont décrits par leur sagesse et leur respect du rite, ils se mettent à parler à tout le monde. Siméon peut enfin appeler la mort sur lui. Ils peuvent témoigner, prophétiser, annoncer des choses belles et rudes. Ils appellent la contradiction sur le monde. Quel courage !

 

Nous aimons notre univers rationnel, nos repères et nos conforts, nous aimons tirer des règles et des enseignements, et notre éducation nous a toujours poussé vers là. Nous gérons le monde en bon père de famille. Nous aimons notre armure de protection que notre rationalité a construit autour de nous, triple épaisseur, un peu guindée, limitant les contacts douloureux. Mais en fait Jésus est là, et il apporte la contradiction à cet univers.

 

Provoquer la contradiction. C’est tout l’enjeu de Jésus et de son message. Jésus provoque sur chacun de nous, au fond de son âme, à titre personnel, un inconfort. Dès Noël, le roi des juifs dans une mangeoire, le paradoxe commence, et les phrases illogiques, et puis les miracles, et jusqu’à l’abaissement vil de la mort sur la croix. Jésus nous demande d’ôter notre armure de rationalité. Il nous dit que nous pouvons nous passer de ce type de protection. Et à l’image de Marie qui subit l’épée avec pour effet la révélation intime dans beaucoup de cœurs, il nous demande de nous déshabiller de notre armure parce que cela a un sens dans son plan pour le monde. Oui cela ne se fera pas sans douleur, sans mal subi et donné, mais le résultat est un dépassement, un relèvement, et les pensées de beaucoup de cœurs seront révélées. Notre vulnérabilité est un instrument de Dieu. Acceptons le. Ecoutons l’Esprit.

 

Siméon et Anne sont déjà des exemples. Inspirés par l’Esprit. Eux, qui sont de si beaux porteurs de justice, de piété, de rite, eux qui n’auraient pu être que des instruments de la loi et du premier testament, ils parlent, ils louent Dieu, ils transmettent.

 

Et peut-être est-ce un comportement à suivre… Laissons entrer ce qui, dans le message de Dieu, est si difficile à cadrer, à relier avec notre confortable rationalité, mais aussi laissons sortir ce qui de l’ordre de l’intuition, du discernement, du souci de l’autre. De même que l’Esprit a dépassé la loi, de même que Jésus a dépassé notre armure, à nous de nous mettre en lien avec les autres et de transmettre ce qui nous touche si profondément.

 

Et peut-être, s’il y avait une seule chose à faire cette semaine, ce serait cela. A l’instar de Anne, qui louait Dieu et parlait de Jésus à tous, et si, cette semaine, nous trouvions une occasion de faire de même et de parler de ce qui nous touche, de ce en quoi Jésus nous a changé. Alors, acceptons les signes de contradictions, écoutons l’Esprit, déposons notre confortable armure de rationalité, et parlons de Jésus à tous.

 

Amen !

Jean 1, 1-18 – « Au commencement était le Verbe… »

Jeudi 25 Décembre 2014 – Noël, par le pasteur Béatrice Hollard Beau

 

Au commencement était le Verbe,

et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.

2Il était au commencement tourné vers Dieu.

3Tout fut par lui,

et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.

4En lui était la vie

et la vie était la lumière des hommes,

5et la lumière brille dans les ténèbres,

et les ténèbres ne l’ont point comprise.

6Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.

7Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

8Il n’était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.

9Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.

10Il était dans le monde,

et le monde fut par lui,

et le monde ne l’a pas reconnu.

11Il est venu dans son propre bien,

et les siens ne l’ont pas accueilli.

12Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. 13Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.

14Et le Verbe s’est fait chair

et il a habité parmi nous

et nous avons vu sa gloire,

cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.

15Jean lui rend témoignage et proclame :

« Voici celui dont j’ai dit : après moi vient un homme qui m’a devancé, parce que, avant moi, il était. »

16De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce.

17Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé.

 

 

 

Frères et sœurs,

nous fêtons aujourd’hui  en ce jour de Noël , la naissance de Jésus-Christ.

Il se trouve qu’en ce jour de Noël, notre texte de ce jour est aussi une autre naissance : le début de l’Evangile de Jean. Et, comme dans toute naissance, le début de l’Evangile de Marc en est un exemple,   Jean va en exposer ce qui constitue la vie de cet Evangile, son principe, son fondement, axé sur Jésus –Christ, la Parole, et avec des mots qui peuvent être aussi un commencement pour nous.

Il est beau de les redécouvrir en ce jour de Noël, afin qu’ils reprennent naissance Et ce sera frères et sœur le thème de notre méditation.

 

Jean dit : Au commencement était la ¨Parole,

La Parole était auprès de Dieu, la Parole était Dieu. Tout fut par elle.

 

Au commencement, de la vie, au commencement, de toute vie, il y a une  Parole, celle de Dieu. L’inverse est aussi vrai.

Au commencement de toute Parole de Dieu,  il y a aussi la vie. Qui dit Dieu, dit la VIE.

 

Et la vie se manifeste ainsi : Christ qui était auprès de Dieu, va venir auprès des homme.

L’événement de la  naissance de Parole est dans cette proximité, elle n’existe que dans cette relation de proximité.  Christ  est Celui qui par amour  rétablit la proximité de Dieu avec  celle des hommes.

C’est une très belle nouvelle, cette naissance de la Parole, car Christ pour nous unir à Dieu , par amour, `Christ vient s’incarner en nous.

 

Mais ce qu’il y a de plus extraordinaire encore, c’est que sa naissance au monde, va nous FAIRE NAITRE en ESPRIT. Au commencement nait la Parole qui nous fait naître à l’essentiel de la  vie et à l’Esprit , comme une LUMIERE  qui brille dans les ténèbres.

 

Oui mais voilà, au commencement du monde et de toute personne humaine, CE DON, les ténèbres ne l’ont pas accueilli. Ils n’ont pas accueilli la Parole.

LA PAROLE Christ n’a pas été RECONNUE dans les ténèbres.

 

Nous pouvons nous demander Pourquoi ?

Parce que les ténèbres ne désignent pas un monde indéfini. Les ténébres, définissent  l’espace extérieur au Monde de l’Esprit : La CHAIR, notre pauvre humanité aveugle.

Non pas que nous soyons mauvais. Mais parfois notre pauvre nature d’homme  ne veut pas se libérer et s’enferme sur elle même .

On n’y arrive pas, on ne se comprend pas, je suis frappée de voir  tant de ‘mal-entendus’…

 

Impossible alors de discerner ce qui revient de la chair et de l’Esprit, de la liberté et de l’enfermement.

Même au milieu des siens, Jésus la Parole, n’a pas été accueilli, dit Jean, . C’est pire que ce qu’on peut imaginer. Les proches  n’accueille pas celui qui est leur proximité.

Alors voilà quel est le fondement,  principe de l’Evangile, Principe de « la BONNE NOUVELLE en grec. : La Parole fait naitre l’homme en Esprit, mais elle n’a pas été RECONNUE. Ceci est à l’origine de la CROIX.

 

Mais si l’EVANGILE veut dire BONNE NOUVELLE , n’y a t-il pas autre chose, qui fait qu’on ne peut pas s’arrêter là ?  SI !

Jean dit qu’à ceux qui CROIENT en son nom,  il a donné le pouvoir d’être Fils de Dieu …

.

En face de la non reconnaissance générale,  de la non-vision, Dieu a donné une possibilité de : CROIRE, d’établir une relation de CONFIANCE, C’est le même mot en grec. Il y a la possibilité de croire, d’avoir confiance, c’est un lien. C’est immense.

 

Alors comment  croire ? Jean le dit :

On ne croit pas par hérédité : On ne croit pas par la chair ou par le sang, ni même par sa propre volonté.

Il est donné de croire par le témoignage de l’HOMME en lequel Jésus s’incarne .

C’est ainsiqu’on « contemple  la grâce et la  vérité du FILS UNIQUE ».

Christ se REVELE en L’HOMME .

C’est pour cela que dans ce prologue, alors que Jean évoque la Parole,  le récit est coupé parle TEMOIGNAGE de Jean –Baptiste vis à vis du  Christ .

 

C’est comme si Jean disait :.

On ne reconnaît pas le Christ. Christ se révèle en L’HOMME. Il se DEVOILE dans le témoignage de l’homme,  en la PAROLE d’autres hommes. Ce sont autant de  TEMOINS qui font apparaître le Christ. TOUS :

Lorsqu’on voit grâce et vérité en un homme il y a le Christ. Ce n’est pas l’homme qui détient la vérité. A un moment, la Vérité est révélée, elle donne VIE .

Alors la Parole de Dieu Christ est là .  Elle passe par l’homme nous sommes des passeurs.

 

Ce très beau texte à Noël nous dit qu’à défaut de le CONNAITRE, nous pouvons RECONNAITRE la Parole,  Christ

Reconnaître c’est le faire naitre.  NOËL est une CONVERSION à l’homme.

Reconnaître le Christ c’est grâce à l’Esprit Saint CROIRE en l’HOMME se pencher sur l’autre, c’est le reconnaitre comme TEMOIN du Christ, porteur de sa PAROLE,  coute que coute.

 

Mais on peut se dire finalement : qu’est que ce témoignage ?

 

Le témoignage n’est pas une exemplarité. Le témoignage est une Révélation du Christ.

C’est une question de FOI.

Heureusement , dans notre texte jean parle de ce témoignage. Ce texte est très précieux.

La description du « témoignage » de  Jean –Baptiste en donne la teneur :

 

Littéralement il est dit dans le texte :

«  Jean -Baptiste lui rend témoignage et proclame » Après –moi vient un homme qui est devant moi , parce qu’il est premier par rapport à moi.

 

Jean-Baptiste parle du Christ, mais RECONNAITRE le Christ c’est aussi reconnaître l’homme à côté de soi comme PREMIER  à soi.

Nous sommes appelés à une conversion du regard.

Témoigner de la Parole du Christ , c’est  donc  DELIER SOI-MÊME avant de délier l’autre.

C’est donc, arrêter de s’enfermer sur SOI, et vouloir tout prouver par rapport aux autres.

 

Trouver le Christ et le reconnaître, c’est Reconnaître l’AUTRE comme meilleur et premier et l’accepter sans complexe par ce qu’il est porteur de Christ..

C’est se réjouir de la valeur de l’autre, c’est le SERVIR. SERVIR est une question de foi.

Mais c’est alorsreconnaître que nous formons  unité avec les autres.

C’est se rendre comte qu’à plusieurs nous formons le peuple de Dieu. Etre dans la PAIX

 

RECONNAITRE le Christ, c’est reconnaître alors sa propre place en humilité, c’est reconnaître la Grâce, c’est alors vivre la LIBERTE de la Parole.

Peut –être aussi se trouver en tant que créature et alors vivre la vie de l’Esprit.

 

Je terminerai en citant encore Jean : A celui qui reçoit la plénitude de la Parole dit Jean, il reçoit « grâce sur grâce », c’est à dire en grec ‘grâce POUR grâce’.

Oui,  la naissance de la PAROLE est destinée à la GRACE de l’autre, et ultimement à la grâce de DIEU.

Noël c’est Reconnaître la PAROLE  au service de l’autre,  et au service de Dieu .

 

Christ nait pour nous sauver, nous délier, et ainsi pour rendre grâce à Dieu .

Oui, fêtons  Noël la naissance de Christ dans la RECONNAISSANCE de cette immense grâce. Par Lui le monde est transformé et continuera à se transformer pour Dieu.

Au commencement la Parole était près de Dieu.

 

Amen