Esaïe 25, v6-9 et Matthieu 22, v1-14 : « L’Indifférence… »

Dimanche 12 Octobre 2014 – par le pasteur Béatrice Hollard-Beau

 

6Le SEIGNEUR (YHWH) des Armées
fera pour tous les peuples, dans cette montagne,
un banquet de mets succulents,
un banquet de vins vieux,
de mets succulents, pleins de moelle,
de vins vieux, clarifiés.

7Dans cette montagne,
il anéantira le voile qui voile tous les peuples,
la couverture qui couvre toutes les nations ;

8il anéantira la mort pour toujours ;
le Seigneur DIEU essuiera
les larmes de tous les visages ;
il fera disparaître de toute la terre
le déshonneur de son peuple
— c’est le SEIGNEUR qui parle.

9En ce jour-là on dira :
C’est lui, notre Dieu !
Nous avons mis notre espérance en lui
et il nous a sauvés.
C’est le SEIGNEUR, en qui nous avons espéré :
soyons dans l’allégresse,
réjouissons-nous de son salut !

1Jésus leur parla encore en paraboles ; il dit : 2Il en va du règne des cieux comme d’un roi qui faisait les noces de son fils. 3Il envoya ses esclaves appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir. 4Il envoya encore d’autres esclaves en leur disant : Allez dire aux invités : « J’ai préparé mon déjeuner, mes bœufs et mes bêtes grasses ont été abattus, tout est prêt ; venez aux noces ! » 5Ils ne s’en soucièrent pas et s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son commerce ; 6les autres se saisirent des esclaves, les outragèrent et les tuèrent. 7Le roi se mit en colère ; il envoya son armée pour faire disparaître ces meurtriers et brûler leur ville. 8Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. 10Ces esclaves s’en allèrent par les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie de convives. 11Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu d’habit de noces. 12Il lui dit : Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir un habit de noces ? L’homme resta muet. 13Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et chassez-le dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. 14Car beaucoup sont appelés, mais peu sont choisis.

 

Amis, frères et sœurs, qu’y a-t-il de pire que l’INDIFFERENCE ?

C’est terrible, car elle engendre l’ignorance et même une certaine violence ; et c’est un vrai fléau aujourd’hui.

Entretenue par ces blogs où les gens vivent et écrivent seuls les histoires, sans savoir ni comment elles vont être lues, ni par qui.

Entretenue par ces écrans vides de personnes réelles, sites sans contacts autres qu’une vague adresse internet.

On en arrive à la vraie de vraie indifférence, celle qu’on croise tous parfois, dans la queue de boulangerie, ces personnes téléphonent à haute voix, sans se rendent compte qu’ils partagent un espace public comme leur conversation et qu’accessoirement cela dérange.

 

Alors vous voyez Jésus, dans notre parabole très énigmatique de Matthieu à mon sens, pointe aussi l’indifférence. Et Jésus la pointe avec beaucoup d’impuissance et de tristesse, il la pointe comme si elle était aussi l’avant goût de la violence, et en tout cas comme un obstacle à la vie spirituelle du Royaume.

Ce texte possède une très grande modernité, qu’il faut vraiment l’interroger pour notre vie d’aujourd’hui, et ce sera frères et sœurs le thème de notre méditation.

Rappelons quelques faits de notre parabole :

Le Royaume ressemble à un roi qui invite des personnes unes à unes à un festin de noces. Et le maitre envoie ses serviteurs pour appeler ses invités. Les invités refusent d’y aller. Ces derniers deviennent violents et tuent les serviteurs venus les chercher.

Alors, le maître prépare la noce malgré leur réaction,

Quand elle est prête il continue à inviter, les invités refusent encore de venir. Alors le roi change sa façon de faire : Fini d’inviter sur invitation, il envoie des serviteurs, pour rassembler des personnes bons et mauvais, au grès des chemins. Là ces gens du dehors viennent de partout. La salle se remplit.

Et puis arrive cet évènement énigmatique : un convive prend place dans la salle, et n’avait pas d’habit de noces ; le maitre s’en offusque et le fait sortir comme un mal propre.

Alors il faut savoir que cette parabole rappelait aux juifs de l’époque, qu’en tant qu’élus, ils ne se sentaient pas concernés par le Royaume que le Christ annonçait, là où les gens du dehors, les païens ont accepté l’appel, et s’y sont rendus.

Très bien, mais les choses ne peuvent pas se résumer à cela. Certains points m’ont marquée.

– Il se trouve que les premiers invités juifs élus sont dits dans le texte ‘INDIFFERENTS’. Qu’est ce que l’indifférence : l’indifférence c’est le fait de porter du rien Féro.. En fait ils n’ont porté ni la promesse de Dieu, en Christ , ni la VIE

Cette promesse de VIE, cet l’habit de fête qui est exprimée dans notre 2èmetexte du jour d’Esaïe : Dieu Il a fait disparaître la mort à jamais. Il a essuyé les pleurs, sur tous les visages, on espérait en lui pour nous sauver. Les indifférents n’avaient FOI en la vie nouvelle en Christ ? Indifférents, les 1ers invités ont été violents,

-Alors, les autres invités ? Ce sont les personnes du dehors ne se sont PAS INDIFFERENTS. Ils PORTENT. Ils portent l’habit de fête, c’est-à-dire qu’ils se réjouissent de la vie NOUVELLE en Christ qui dépasse la mort. Ils n’ont pas été violents.

Et puis il y a cette énigme, et heureusement qu’il y a cette énigme : un homme parmi ces gens du dehors, ne porte pas aussi l’habit de fête, lui aussi est indifférent.

Elle évite en tout cas de penser aussi que le Royaume n’est accessible qu’au gens du dehors : hors judaïsme comme on entend souvent….

Alors , pourquoi dans notre parabole, les 1ers invités sont-ils indifférents ?

Elus, ils ne se sont pas sentis invités , je m’explique :

En fait les premiers invités, sont appelés dans le texte en grec : « les ayants été invités » (insinués : par Dieu). Ils ont un statut PRIVILEGIER qui les rend seuls, et peut être ne sont –ils pas capables de recevoir seuls cette promesse, c’est trop lourd. Ils ont eu PEUR. On ne peut voir Dieu face à face et vivre dit l’Exode. le Roi les a qualifiés indignes.

En revanche, les autres ces personnes du dehors, qui ont été APPELES, ont aussi été « RASSEMBLES » dit le texte, appelés ensemble, bons et mauvais, sans aucun critère de sélection. REUNIS, bons et mauvais, dans cette humanité , ils ont accueilli plus facilement, la bonne nouvelle de la VIE en Christ, de la mort vaincue, Ils ont pu accueillir Jésus-Christ Ils ont pu se réjouir de la VIE hors de la RIGIDITE DE LA LOI. Par la présence de chacun. Christ n’est pas au DEHORS de chacun .

Alors L’intrus, qui ne portait pas d’habit de fête : lui était SEUL, parmi les gens du dehors, il n’a pas porté la bonne nouvelle de la VIE, il n’a pas non plus fait corps avec les appelés.. Il devenait indifférent, Jésus l’a sorti avant qu’il devienne peut-être dangereux.

Alors qu’est-ce que cette parabole peut nous dire pour nos vies ? 5 choses.

1/Je crois qu’on peut comprendre la vie spirituelle le Royaume au milieu des hommes APPELES et RASSEMBLES (Eglise). C’est au milieu des hommes ‘bon et mauvais’ : par la FRATERNITE qui renvoie à Christ qu’on découvre le Christ. Par le BANQUET qui rend grâce. Je crois que c’est la FRATERNITE qui mène au Christ, et non pas parce qu’on est croyant qu’on est fraternel. Il y a un rapport à l’homme pour découvrir Christ .

2/ Cette parabole dit que chacun qui se dit du DEHORS est sauvé, mais à condition qu’il se sente sauvé. A condition qu’il vive la JOIE de la noce, c’est-à-dire qu’il sache que Christ apporte la vie nouvelle et éternelle. L’Esprit de Résurrection. C’est porter sa grâce.

Ceci CONDUIT à ne pas être INDIFFERENT : Ceci CONDUIT à ne pas porter SEUL l’habit de fête ; ceci Conduit à le PORTER avec les autres et PORTER les autres. Ceci, au nom de la souffrance que nous partageons tous et de la VIE que nous avons tous, en Christ.

3/ Ce texte dit que LA solitude peut être dangereuse, et que L’INDIFFERENCE en tout cas est DANGEREUSE. Dans ce texte c’est frappant, ceux qui sont appelés seuls repartent et s’éloignent indifférents, deviennent violents après. Ils ne portent rien, pas le visage de l’autre, comme dit Levinas,(cet arrêt du (‘tu ne tueras point’, dans ethique et infini). Mais plus encore : Il faut voir à la fin de la parabole, quand Jésus demande à l’intrus pourquoi il est là, il est dit « muselé » , il ne répond, pas, il n’est pas RESPONSABLE = violent . Jésus l’a renvoyé avant qu’il ne devienne peut-être violent.

4/Je crois que ce texte dit qu’aujourd’hui il faut démasquer l’indifférence comme dangereuse : Dangereuse vis-à-vis de soi-même, à force de SOLITUDE , de dureté de vie, on devient indifférent, passif, dépressif. On s’enferme: combien je vois de jeunes dans une vraie de vraie solitude et qui se réjouissent d’internet, car au moins là ,il n’y a pas de pression disent –ils. Mais elle provoque indifférence, et agressivité…. je dirais à l’extrême ces jeunes qui partent de France et qui s’engagent dans les jihad en Syrie, sont peut-être les victimes de l’écran et du virtuel, de la non relation, de l’indifférence et de la violence.

Il faut aussi s’interroger sur les mesures prises quant au développement durable,.Les entreprises essaient d’économiser ce qui est normal pour être compétitives, mais quand on propose des robots très performants pour répondre au téléphone, pour payer en caisse, il faut s’interroger. On meurt de manque de relation, qui empêche la VISION de la VIE qui engendre la violence. Danger.

Parce que celui qui ne PORTE pas, ou plus, l’INDIFFENT devient irresponsable. il a peut être trop supportés de solitude. Quel dégats les indifférents ou des ‘devenus indifférents’ dans les entreprises, ils ne voient plus les autres, les burn out s’accumulent. Sans compter les familles. Je dirai : De la trace de ne plus PORTER ou SUPPORTER au geste de l’indifférence.De la TRACE de l’INDIFFERENCE au geste de la violence.Il faut réfléchir.

Attention aussi à celui qui porte et supporte sans rien dire, qui n’est pas indifférent, qui prend sur lui. On ne s’en aperçoit parfois pas. C’est un geste christique .

5/ Alors oui, je voudrais terminer en disant que je suis convainque que l’Eglise porte par la puissance de l’ESPRIT, elle permet de PORTER SA PROPRE VIE et la VIE des autres, dans un constant questionnement sur le FACE à FACE, de soi, de l’autre, du Christ. Qu’elle porte la VIE, à travers la mort vaincue de Christ et l’Esprit de résurrection.

Elle est lieu de Parole, de confrontation dans la vie de tous les jours, entre hommes et femmes qui ne sont pas seuls et pas indifférents. On porte en prière la vie des autres.

La reconnaissance de la grâce empêche l’indifférence, l’ingratitude mène à l’indifférence.

Oui, chaque jour nous devons nous apercevoir que Dieu, n’est pas indifférent avec nous, et nous accompagne. Il n’est pas indifférent à notre mort. Il a porté notre mort. Il n’est pas indifférent à nos vie, il porte la vie de nos vies. Il faut interroger nos solitudes, et se réjouir dans la reconnaissance.

 

Amen

Jean 1, 1-4 – « Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà … »

Samedi 11 octobre, par le pasteur Béatrice Hollard Beau

Jean 1, 1-4

Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu.

2Il était donc avec Dieu au commencement.

3Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n’a été fait sans lui ;

4ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes.

 

Siracide, chapitre 36, 26- 31

Une femme acceptera n’importe quel homme pour mari,

mais il y a des filles préférables à d’autres.

27La beauté d’une femme rend le visage joyeux

et dépasse tous les désirs de l’homme.

28Si elle a sur sa langue bonté et douceur,

son mari échappe à la condition ordinaire des hommes.

29Celui qui acquiert une femme a le commencement de la fortune,

une aide semblable à lui et une colonne d’appui.

30Là où il n’y a pas de clôture, le domaine est au pillage,

là où il n’y a pas de femme, l’homme erre en se lamentant.

31Qui donc fera confiance à un brigand dégourdi

qui bondit de ville en ville ?

De même à l’homme qui n’a pas de nid,

qui fait halte là où le soir le surprend.

 

 

Prédication

 

 

Amis frères et sœurs, comment est-ce possible de prêcher pour un mariage sur ce texte du Siracide. Texte  dit de ‘sagesse hellénistique’,( écrit en grec de la Septante) , portant d’ailleurs le nom de son auteur, Jésus Ben Sira.

Oui, comment est-ce possible quand on connaît la personnalité d’Anne Sophie ? Un texte qui dit qu’une femme doit  accepter n’importe quel homme pour mari, n’importe quel individu qui se présente, pourvu qu’elle soit mariée, et encore heureux qu’elle soit mariée !

 

Comme si Anne-Sophie était n’importe quelle femme, comme si elle n’était pas  une femme, que la beauté, l’enthousiasme, la sincérité et l’intelligence pouvait rendre difficile et comme si Grégoire était le premier homme croisé en bas d’un cabinet d’osthéopathe et non pas cet homme exquis, intelligent et stable.

 

Et puis surtout, comme si tous deux, vous n’étiez pas des êtres intimement préoccupés par le choix, par la JUSTESSE  de construction d’une  vraie relation,

J’en profite pour dire que dans notre préparation j’ai été touchée de voir  que dans votre vie à deux, tout est fait justement pour ne pas vous approprier de fausses idées sur l’autre, pour ne pas manquer quelque chose pour ne pas perdre l’autre dans sa richesse.

 

Alors oui, quel texte ! La femme n’aurait pas le CHOIX du mari, et  lui, l’homme,   je ne sais pas si vous avez remarqué, lui aurait le choix ! Il est dit « mais il y a des filles préférables à d’autres ».  Donc l’homme  aurait le DEVOIR  de choisir, pas la femme. .

Alors oui, quelle inégalité ! Le contexte de l’époque le voulait, c’est vrai. A moins que.

A moins qu’on n’aie pas compris que le fond du texte ne dit pas cela, qu’au fond il n’y aurait pas de différence entre l’homme et la femme.  Pourquoi dis-je cela ?

 

-Je me suis aperçue de quelque chose d’étonnant :il est dit dans ces versets du Siracide que la femme rend le visage joyeux de l’homme,(comme si par sa nature il n’était pas joyeux ),

-et surtout, il est dit que grâce à  elle, il échapperait à la condition ordinaire des hommes.

Je suis allée voir la traduction ‘d’homme’ en grec, c’était plutôt : « du genre humain ».

 

Qu’est ce à dire ? Déjà que dans ce texte, l’homme et la femme, sont au même niveau, cela est un premier point.  Mais surtout  que l’homme ( et femme aussi) est un être fragile , contrairement aux apparences.

 

Derrière ce propos, je ne suis pas en train de te dire Anne-Sophie attention à Grégoire, il est entrain de craquer …Loin de là. Mais je trouve beau que sous ce texte qui a l’air un peu « matcho », grossier anti féministe, il y ait une vraie préoccupation de l’être humain, qu’il y ait une vraie profondeur.

Comme vous vous êtes profonds d’ailleurs.

Comme si l’auteur interpellait et disait, comme il va le dire dans les versets qui suivent que la vie de l’être humain et à fortiori du couple, est magnifique mais que ce qui en fait sa profondeur est aussi les combats qu’il a à combattre.

 

Si les couples y étaient préparés d’ailleurs,  comme une beauté de la vie,  je pense qu’il y aurait moins de couples qui se déchirent.

 

Alors face à cela, l’auteur va dire quelque chose d’extraordinaire (masqué)  :

En fait il va octroyer un rôle, une place à l’homme ou à la femme, qui a l’air de rien comme cela , mais qui est immensément existentielle et surtout immensément spirituelle.

La femme, ( ou l’homme)  est providentielle dans le couple : elle permet à l’autre, de changer de condition….C’est extraordinaire ? Et comment ?

 

Oui, quand la femme (qui pourrait être l’homme) sur la LANGUE   bonté et douceur.

C’est extraordinaire pourquoi ?

Car  la femme et  l’homme sont porteurs d’une PAROLE. Il est porteur de Christ, quand la parole est douceur et PAIX. C’est cette Parole dont parle notre Evangile de jean : Le Verbe.

Vous savez que l’apôtre Paul, parle de bonté et douceur, pour le caractère accompli.  Celui qui porte  LA PAROLE.

 

Alors oui,  vous voyez , souvent les couples qui cheminent ensemble prennent beaucoup de temps ensemble à dialoguer, à chercher les mots pour se comprendre, mais ils oublient cette VOCATION : être porteur d’une parole de PAIX :  s’apporter. Christ.

 

Alors  vous allez peut être vous dire : comment apporter cette parole de paix ?

Toi Grégoire tu peux te dire : en tant qu’avocat, ma parole n’est pas toujours une parole de paix, mais si, et elle m’a touchée !!!Toi Anne Sophie qui est osthéopathe, tu peux te dire, et moi  je fais plutôt des gestes ? ( FAUX, parole et geste c’est et même mot en hébreu) En tout cas tes paroles sont profondément paix.

Alors voyons dans notre récit, comment Ben Sira, prévoit cette paix.

Il la prévoie avec la LIBERTE , et pourtant avec un MOT qui pourtant ressemble au CONTRAIRE de la liberté : l’ENCLOS !

L’homme ou la femme, est un ENCLOS dit –il, L’enclos permet à  l’autre ne pas se  perdre. Ou là !   un enclos, ce n’est pas évident ! Et pour cause, il est mal traduit.

Ce mot en hébreu et en grec, serait plus juste étant traduit par : ESPACE PRIVATIF.

 

Eh bien je vais vous dire : la liberté de la PAROLE adressée à l’autre en Christ , vient du  fond de cet espace privatif.

C’ est un espace profond et intérieur , absolument intérieur, ou chacun, en son âme, recoit  à sa mesure la vie spirituelle, le Christ, SON INSPIRATION, SON  aspiration.

 

C’est de cet espace, intime personnel, DIFFRENT  l’un de l’autre, C’est de là qu’émane  la PAROLE SPIRITUELLE qui DELIVRE . Mais surtout, et j’insiste :ce n’est que par la prise de conscience de cet enclos différent et propice , que cette  paix peut être vécue en soi et peut passer sur l’autre.

 

Vous, vous l’avez cet espace, C’est une très grande chance. Mais aussi attention : certains couples ne s’en rendent pas compte, plus l’espace d’intériorité est grand, plus la menace ILLUSOIRE de SOLITUDE  ponctuelle peut poindre car les couples veulent souvent veut tout PARTAGER, et même cet espace,  qui ne se PARTAGE que, sur notre terre, par  l’ESPRIT SAINT, dans la prière.

 

je sais que  vous, vous savez que c’est dans cet ENCLOS  que c’est dans cet espace  intérieur,  que SURGIT LA PAROLE, la Parole créatrice, c’est là que se dessine  un véritable paysage un NID, une communauté vivante à deux  dans la liberté et la grâce.  Vous vivez une très belle vie spirituelle.

C’est à ce moment par sa Parole, comme le dit le texte que l’homme ou la femme , sera une colonne d’appui et un aide. (en parenthèse, comme le dit Genèse 1)

 

C’est à ce moment là qu’il y a CREATION, par l’Esprit, corrélation à 3 en Dieu

C’est cela l’AMOUR. Comprendre l’autre par la Parole et avec la Parole. En l’Esprit  dans cet espace de silence et de création. Vous construirez ainsi votre famille je pense.

 

Alors oui, Anne Sophie et Grégoire, vous êtes un couple magnifique, touchant, poignant, exigeant, jamais j’ai vu un couple si passionné par l’intérieur de l’autre,  n’ayez pas peur de vos enclos, rencontre de l’Esprit Saint, de là émanent des paroles de paix en Christ, une intelligence et une cration de couple va se construire   dans votre couple déjà formidable.

 

Vous allez être bénis et vous serez bénédiction de l’un pour l’autre, pour votre famille et vos amis.

DE la va émaner un espace, un NID,

Vous ne serez pas de ceux (comme le dit Siracide) qui n’ont pas de nid, qui font halte là où le soir le surprend, mais au contraire, vous serez de ceux qui ont un nid, dont le nid sert  à chacun , et ou il est bon de faire halte.

 

Amen

Cycle Esprit-Cinéma « de la Trace au Geste » – Caché de Michael Haneke, le 3 novembre

Tous les 1ers lundi de chaque mois. 19h 45 – 22h 30 Aux Cinq Caumartin : 101 rue Saint Lazare, Paris 9e.

1ère soirée : lundi 6 octobre. Le Cinéma les Cinq Caumartin a accepté de projeter une programmation spéciale de 9 films choisis.

A l’issue de la projection, débat animé par Pauline Escande-Gauquié, maître de conférence, Université Paris-Sorbonne (dans l’espace café du cinéma).

Sans réservation.

Le Cycle s’inscrit dans le cycle anniversaire des 150ans. Venez nombreux !

Luc 17, 4-10 : « Donne-nous plus de foi. »

Dimanche 6 octobre, par le pasteur Jean-Arnold de Clermont

 

Les apôtres dirent au Seigneur : Donne-nous plus de foi. Le Seigneur répondit : Si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier : « Déracine-toi et plante-toi dans la mer », et il vous obéirait.

Qui de vous, s’il a un esclave qui laboure ou fait paître les troupeaux, lui dira, quand il rentre des champs : « Viens tout de suite te mettre à table ! » Ne lui dira-t-il pas au contraire : « Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi aussi, tu pourras manger et boire. » Saura-t-il gré à cet esclave d’avoir fait ce qui lui était ordonné ? De même, vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : « Nous sommes des esclaves inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. »

Qui de nous n’a un jour ou l’autre partagé cet appel des disciples à Jésus ; peut-être même, il y a un instant, en écoutant la lecture de l’Evangile du jour. Et cet appel peut avoir au moins deux significations : ‘Seigneur, je doute de toi, augmente ma foi !’ ou ‘Seigneur, devant les défis du témoignage, augmente ma foi !’. Et les évangélistes ont retenu l’une comme l’autre…
Dans le récit parallèle de Matthieu (17,19-20), c’est parce que les disciples n’arrivent pas à chasser le démon d’un enfant lunatique que Jésus reprend ses disciples en leur disant ‘si vous avez de la foi comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne « déplace-toi d’ici à là » et elle se déplacera’ ; une montagne, c’est encore plus fort que le mûrier de notre texte ! Le manque de foi est ici assimilé à un manque de confiance, au doute des disciples en leur capacité de guérir un enfant possédé. Le doute c’est aussi le sentiment qui s’insinue dans l’esprit du père de l’enfant, lui aussi possédé – c’est probablement le même dont nous parle ici l’évangile de Marc – les disciples n’ont pu le guérir – Son père se tourne vers Jésus, mais il n’est pas sûr du résultat… il lui dit : ‘Si tu peux faire quelque chose, laisse-toi émouvoir et viens à notre secours !’ et Jésus le rabroue : ‘Si tu peux ! Tout est possible pour celui qui croit.’ Et vous vous souvenez de l’admirable réponse : ‘ Je crois ! viens au secours de mon manque de foi !’
« Donne-nous plus de foi. » C’est évidemment le cri du croyant étreint par le doute, ou l’incompréhension ; faiblesse passagère ou durable.

Mais l’intérêt des évangiles synoptiques, c’est qu’en plaçant les dialogues de Jésus avec ses disciples dans des contextes différents ils leurs donnent de la profondeur, une richesse d’interprétation plus grande. Ici, dans l’évangile de Luc, ce n’est pas le doute ou l’incapacité d’être performant qui sont mis en avant ; je dirais qu’il s’agit ici de la foi ordinaire… et j’en veux pour preuve les versets que nous avons lus qui précèdent et suivent cette parole sur la foi.
Luc est obsédé par la question du pardon et de la conversion ; on lui doit les grandes paraboles du fils prodigue (15), de Zachée (19), du ‘bon larron’ (23) et l’extraordinaire parole de la croix ‘Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font !’(23,24). Ici, il partage avec Matthieu (18) l’enseignement de Jésus sur la disponibilité au pardon… même lorsqu’il faut le réitérer sept fois par jour ! La foi dans ce contexte est une assurance totale en la bienveillance de Dieu. Pardonner c’est s’y référer, c’est mettre hors de doute que sa bonté est plus forte que tous nos reniements.
Nous écoutions tout à l’heure le texte du prophète Habacuc : ‘Jusqu’à quand, Seigneur, appellerai-je au secours sans que tu entendes ?’ et la réponse était limpide à travers le geste du prophète :’Ecris une vision, grave la sur les tablettes… si elle tarde attends la…. Elle se réalisera bel et bien’. La foi, la foi ordinaire est confiance en Dieu, en un Dieu qui réalise sa promesse – même s’il tarde – un Dieu dont la bienveillance n’a de limite que notre disponibilité à l’accueillir.

Mais il faut compléter cela par la parabole – appelons comme cela le récit qui suit – la parabole des serviteurs ‘inutiles’. Dans la dynamique du texte évangélique, elle a pour objet d’illustrer l’enseignement de Jésus sur la foi, et sa parole intrigante ‘si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde vous diriez à ce mûrier : « déracine-toi et plante-toi dans la mer » et il vous obéirait’.
Or de quoi parle cette parabole ? D’un esclave qui fait sa journée au champs, puis, rentré à la maison, commence par servir son maître à table, avant de pouvoir à son tour se restaurer. De même dit Jésus quand vous aurez fait tout ce qui vous est ordonné, dites : « Nous sommes des serviteurs inutiles – ne nous arrêtons pas sur le mot ‘inutile’ dont la traduction est incertaine… comprenons ‘non indispensables’ – nous sommes des serviteurs non indispensables, nous avons fait ce que nous devions faire ». Ainsi en est-il de la foi ! Qu’est-ce à dire ?
J’aimerais vous indiquer deux directions : C’est d’abord du Christ dont il est ici question ; c’est lui qui a rempli son devoir de parfait serviteur, accomplissant toute la mission que Dieu lui a confiée… jusqu’au bout ! Il a labouré ou fait paitre les troupeaux, il a servi ses disciples à table, leur a lavé les pieds, il a donné sa vie pour eux et alors, seulement, il a pu prendre part au repas du Royaume. C’est lui qui a pu véritablement se présenter devant son Père pour lui dire : ‘Tout est accompli… J’ai fait ce que je devais faire’.
Et la foi qui est ici illustrée, la foi à laquelle ce texte de Luc nous appelle, se résume en une proposition : Etre comme serviteur de nos frères à la place que Dieu nous a désignée ! Faire ce qu’il attend que nous fassions. En sachant qu’alors le Christ en trace le chemin et qu’il marche avec nous. Ce n’est pas une performance ; ce n’est pas œuvre de sainteté ; c’est le service non indispensable dont le monde peut se passer, mais qui participe à l’œuvre de Dieu, qui témoigne que le Christ s’est donné pour tous. La foi n’est pas une performance ; elle ne nous demande pas d’être différents, meilleurs, plus forts… je ne sais quoi encore. Elle nous appelle à être à notre place comme témoins de la grâce qui nous a été accordée en Jésus-Christ. Paul ne dit rien d’autre à Timothée, même si le contexte est différent puisqu’il est en prison et l’appelle à souffrir avec lui pour la bonne nouvelle. Pour nous qui vivons en des temps moins troublés, du moins pour ce qui est de la vie des chrétiens en Europe, l’essentiel tient dans la formule que Paul utilise à dessein, valable en toutes circonstances : Ne pas avoir honte du témoignage du Christ ! La foi, la foi ordinaire est dite ici : ne pas avoir honte de celui qui nous a appelés à son service.

Mais Paul sait bien que même cette foi ordinaire a besoin de béquilles. Notre foi risquerait fort de s’égarer, ou de s’étioler si elle n’était fondée et renouvelée dans l’écoute de la parole du Christ. Et c’est à cette écoute qu’il exhorte Timothée. C’est la deuxième piste que je souhaite rappeler concernant notre foi, dont vous avez compris qu’avec Luc je l’associe au service de nos frères, et par-dessus tout au service du pardon, c’est-à-dire de l’expression radicale de l’amour de Dieu tourné vers chaque être humain. Et nous avons besoin de nous laisser sans cesse renouveler dans notre connaissance, j’ai failli dire ‘découverte’ tant chaque lecture est re-découverte de la manière dont Dieu se tourne vers nous. Ecoute ! Retiens ! Garde ! dit Paul et il précise ‘au moyen de l’Esprit-saint qui habite en nous !’. Ecouter c’est bien sûr un effort, et même une discipline ; celle qui nous amène dans ce temple, celle qui nous fait ouvrir notre Bible, mais c’est surtout une attitude, une façon d’être attentif à ce que Dieu nous donne ; et si j’entends bien l’apôtre Paul, à nous laisser habiter par l’Esprit de Dieu qui nous met en communion avec Lui-même. La foi, la foi ordinaire, c’est cette disponibilité à nous laisser emplir par le dialogue de Dieu avec Lui-même qui vit en nous, par son Esprit-Saint ; c’est ne pas résister à sa grâce.

Comme nous disons avec les apôtres : ‘Donne-nous plus de foi’ !

Amen

Esaïe 5, 1 à 7 – Philippiens 4 , 1 à 9 – Matthieu 21, l 33 à 43 – « vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés ! »

Dimanche 5 octobre 2014 par le Pasteur Béatrice Hollard-Beau

Esaïe 5, 1à 7

1Laissez-moi, je vous prie, chanter pour mon ami

le chant de mon bien-aimé pour sa vigne.

Mon ami avait une vigne

sur un coteau fertile.

2Il en travailla la terre, ôta les pierres

et y planta un cépage de choix ;

il bâtit une tour au milieu d’elle,

il y creusa aussi une cuve.

Il espérait qu’elle produirait des raisins,

mais elle a produit des fruits puants !

3Maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,

soyez juges, je vous prie, entre moi et ma vigne !

4Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne

que je n’aie pas fait pour elle ?

Pourquoi, quand j’espérais

qu’elle produirait des raisins,

a-t-elle produit des fruits puants ?

5Maintenant laissez-moi, je vous prie, vous faire savoir

ce que je ferai à ma vigne.

J’en arracherai la haie,

pour qu’elle soit dévorée ;

j’ouvrirai des brèches dans sa clôture,

pour qu’elle soit foulée aux pieds.

6Je la réduirai en ruine :

elle ne sera plus taillée, ni sarclée ;

les ronces et les épines y croîtront.

Je donnerai mes ordres aux nuages,

afin qu’ils ne laissent plus tomber de pluie sur elle.

7Or la vigne du SEIGNEUR (YHWH) des Armées,

c’est la maison d’Israël,

et les hommes de Juda,

c’est le plant qu’il chérissait.

Il espérait l’équité,

et voici le crime !

— la justice,

et voici les cris des victimes !

 

Philippiens4 , 1 à 9

1C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, vous pour qui j’ai une vive affection, vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés !

Réjouissez-vous dans le Seigneur

2J’encourage Evodie et j’encourage Syntyque à être bien d’accord dans le Seigneur. 3Oui, toi aussi, fidèle collègue, je te demande de les aider, elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour la bonne nouvelle, avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie. 4Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! 5Que votre attitude conciliante soit connue de tous. Le Seigneur est proche. 6Ne vous inquiétez de rien ; mais, en tout, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. 7Et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera votre cœur et votre intelligence en Jésus-Christ. 8Au reste, mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est moralement bon et digne de louange soit l’objet de vos pensées ; 9ce que vous avez appris, reçu, entendu et vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

 

Matthieu 21, l 33 à 43

33Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34A l’approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35Les vignerons prirent ses esclaves ; l’un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. 36Il envoya encore d’autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. 37Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » 38Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C’est l’héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. » 39Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc ces vignerons ? 41Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps. 42Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures :

C’est la pierre que les constructeurs ont rejetée

qui est devenue la principale, celle de l’angle ;

cela est venu du Seigneur,

c’est une chose étonnante à nos yeux.

43C’est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.

 

 

Amis frères et sœurs,il y a des jours, où quand le pasteur DECOUVRE le texte du jour,

il ouvre la Bible, il lit le texte, et il aurait presque envie de le REFERMER !

Vous avez entenduun jour de confirmation cette parabole de Matthieu :

1 lynchage, 1 rosserie !4 assassinats ! Franchement, on espérerait plus poétique….

 

Et puis quelle histoire !Tous ces vignerons à qui le maître a confié en fermage une vigne : vous avez saisi qu’au moment de remettre les fruits ;REFUS TOTAL et au lieu de les rendre, les vignerons tuent les hommes mandatés pour les chercher, y compris le fils du propriétaire. Et ceci pour avoir l’héritage, sans doute parce que les FRUITSétaient bons à manger, ou qu’ils ne se souviennent pas qu’ils cultivent pour le compte du maitre.

 

Vous avez compris aussi l’allégorie : Au peuple d’Israël, Dieu avait confiéune VIGNE qui devait prospérer et donner du fruit pour les peuples de la terre. La TRANSMISSION a échoué. Les hommes rejetés et le Fils tué, non pas parce quele JUDAISME est responsable :non, c’est le peuple de Dieu qui est visé. Ce peuple aurait été Samaritain, Christ aurait été Samaritain, les vignerons aussi. Jésus aurait tués par ses proches,

parce queLa TRANSMISSIONde la Parole de Dieu a du mal à se faire.

 

Alors TRANSMISSION,parlons-en detransmission. Un jour de confirmation, la transmission du christianisme, est au cœur de cet acte de foi. Et je dirai même plus, du protestantisme, car si le baptême est ‘chrétien’, la confirmation, est l’affirmation d’une identité ‘protestante’.Les catéchumènes en ont largementparlé lors de leur préparation!

Alors oui, parlons-en de cetteTRANSMISSION !

 

Dans ce RECIT, en tout cas, on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment à l’honneur !

Déjà en ce qui concerne la parabole qui s’appuiesur la prophétie d’Esaïe.Matthieu a mal transmis le texte. Dans le texte d’origine il s’agissait d’une vigne qui avait donné des fruits,infectes. Là Matthieu a parlé de bons fruits…. A croire qu’il a pris ce qui l’arrangeait du texte pour légitimer la source, vis à vis des communautés juives. Il a détourné le texte, et donc la transmission ne s’est pasbien faite. Comme d’ailleurs le contenu de la parabole de Matthieu, où les fruits n’ont pas été transmis.

 

Alors est-ce à dire que TRANSMISSION de la Parole de Dieu, de la foi, du judaïsme oude la vie chrétienne, en tant que CONTENU, aurait quelques LIMITES ?

POSSIBLE. En tout cas, je crois que le texte pose cette question :`

iIsensibilise au fait que la transmissionde la FOI, ou de l’appartenance, ne peut pas se REDUIRE à un contenu, à DES FRUITS tangibles, palpablescomme une LOI qui se transmettrait IMPECCABLEMENT (sans péché).

Ce texte passionnant montre que les fruits sont peut-être à assortir à un GESTE.

 

Oh, ATTENTION au geste aussi !il ne faut surtout pas imaginer, que la foi en Christ s’apparenterait à une sorte de morale comme on entend souvent.surtout pas,

NON Il s’agirait d’un GESTE SPIRITUEL. Alors quel geste ? (de la trace au geste ?)

 

Eh bien, il se trouve, et c’est formidable qu’unecatéchumène, dans un entretien avec moi, m’a évoqué PAR HASARD, que sa grand –mère lui avait transmis ce verset de l’apocalypse : tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne te ravisse ta couronne.

Alors ce qui est étonnant, c’est que ce verset tardif (95), est dit inspiré de notre épitre du jour de Philippiens qui comporte un verset est très proche : Ainsi donc frères biens aimés, , vous ma joie et ma couronne, TENEZ FERME dans le Seigneur.

 

Etonnant Domitille :parce que justement, ce geste spirituel qui pourrait être assorti au contenu des affirmations du protestantisme, comme le salut par la grâce,pourrait être cegeste très spirituel de notre épitre du jour : TIENS FERME EN LE SEIGNEUR.

Alors qu’est ce que veut dire ce geste : TIENS ferme EN le Seigneur ?(transmission)

 

Merveilleux , par ce qu’il se trouve, que là aussi, Paul dans la suite du texte de l’épitre donne trois éléments pour TENIR FERME. Et ce qui est FORMIDABLEc’est qu’ils ont un rapport direct avec les versets qu’ont choisi nos 2 catéchumènes Ophélie et Hippolyte.

Alors comment tenir ferme en le Seigneur selon Paul?

 

– Il est dit : Réjouissez vous tout le temps dans le SEIGNEUR, je vous le répète : réjouissez-vous.3 fois en 2 versets Paul dit ce mot : JOIE . Pourquoi c’est tenir ferme?

Parce que la joie est le même mot que la grâce ; (kara en grec). Celui qui a la joie reconnaît les bienfaits de Dieu et la GRACE. ildit merci à la vie, MEME si cela ne VA PAS. Il aune sorte de PUISSANCE en lui. Il tient ferme en le Seigneur.

 

-2 En toute occasion parla prière DEMANDERà Dieu ,C’est de la CONFIANCE EN DIEU . CE CROIRE EN.c’est le DIALOGUE, Cette ECOUTE LA . c’est tenir ferme en le Seigneur Et là je pense Hippolyte : Est-ce que notre coeur ne brulait pas quand il nous parlait des Ecriture, cette ECOUTE de la Parole, C’est ainsi qu’on tient ferme en le

Seigneur, malgré tout ce qui peut arriver.Merci Hippolyte.

 

-Enfin , la Couronne,vous ma joie et ma couronne, stephanos,en grec, A l’époque la

couronne était une tresse qu’on gagnait quand on avait gagné dans des jeux publics,. De manière allégorique c’est une bénédiction.C’est essentiel …

Alors qu’est ce que la Couronne dans notre verset ?Est-ce LA FOI ? NON.

Ecoutezbien  :Ainsi donc frères biens aimés, vous ma joie et ma couronne…. tenez ferme dans le Seigneur. La couronne ce sont les frères qui rappellent Christ.

 

On tient ferme quand on comprendque la couronne est l’ETRE HUMAIN parce que Christ est en chaque être humain, C’est le secret de la vie.

C’est en trouvant Christ en l’autre et même en soi que l’on tient ferme.

Il faut donc trouver la couronne en l’autre, et même en soi-même, même quand on trouve l’autre pas formidable, en soi aussi, même on se trouve coupable.

Christ est la pierre angulaire qui avait été REJETEE. Il ne se trouve pas forcément dans la beauté.    Quand on comprend que L’HOMME EST la couronne qu’il faut le trouver et aider ,ON TIENT FERME. Merci Ophélie a choisi le verset de l’amour du prochain comme soi-même.C’est la couronne

 

Alors vous voyez, c’est ce que n’avaient pas compris les vignerons : ils gardaient les fruits, la LOI , la doctrine ; ils se trompaient. La Transmission, n’a pas fonctionné, car ils n’ont pas compris que les fruits ne suffisaient pas. En ne comprenant pas que l’être humain est au cœur que le Christ est au cœur de la relation. ils ont aussi tué le fils et le contenu de la foi.

 

Alors voilà, avant de terminer, je voudrais vous dire ceci :

Nous ne pouvons QUE rendre grâce pour la transmission de la FOI, d’une identité, qui se transmet de génération, ou par l’Esprit ,ou comme cela.

Mais,elle prend toute son ampleur quand elle est assortie au geste de CONFIANCE que nous donne l’Esprit de tenir ferme EN le Seigneur.

 

-On tient ferme en le SEIGNEUR- quand onouvre les yeux se réjouit des bienfaits de Dieu , de la grâce,malgré tout ce qui est difficile . C’est un remerciement, action de grâce.

-quand on a confiance en Christ près de soi (proche), dans la prière, malgré sa peine.`

-Quand on ATTEND de la relation à l’autre, Christ en l’homme, qu’on l’aide et qu’on reçoitde lui.

C’est un CHOIX QUOTIDIEN. Cela amène à une posture de vie. Ricoeur dit qu’ainsi le hasard se transforme en destin.

 

Car quand tient ferme en le Seigneur, qu’est ce qu’on RECOIT ?

Le DON du Christ : sa VIE malgré toute SOUFFRANCE. La puissance de la TRANSFORMATION de nos êtres par la grâce, la CREATION illimitée par l’Esprit.Christ nous RENCONTRE dans le plus petit et nous donne sa grâce .On le DECOUVRE au milieu des hommes,et de soi-même, lacouronne, on peut le partager.

 

Alors Christ a voulu qu’on communie àcette puissance de la Résurrection, par l’Esprit avec lui, dans la Sainte Cène, DON de son Corps et de son sang dans le signe du pain et vin, fruit de la Vigne.

Communier en Christpar l’Esprit Saint est la grande TRANSMISSION, l’HERITAGEde vie en Christ, REUNIS par l’Esprit en COMMUNION en Christ en un seul corps.

sa couronne d’épine fut transfigurée en vie, pour NOUS SA COURONNE sa vigne.

La communion en couronne,nous rappelle entre prochain,que Seigneur estprocheet qu’il est notre couronne.

 

Amen.

 

Esaïe 5, 1 à 7 – Philippiens 4 , 1 à 9 – Matthieu 21, l 33 à 43 – « vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés ! »

Dimanche 5 octobre 2014 par le Pasteur Béatrice Hollard-Beau

Esaïe 5, 1à 7

1Laissez-moi, je vous prie, chanter pour mon ami

le chant de mon bien-aimé pour sa vigne.

Mon ami avait une vigne

sur un coteau fertile.

2Il en travailla la terre, ôta les pierres

et y planta un cépage de choix ;

il bâtit une tour au milieu d’elle,

il y creusa aussi une cuve.

Il espérait qu’elle produirait des raisins,

mais elle a produit des fruits puants !

3Maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,

soyez juges, je vous prie, entre moi et ma vigne !

4Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne

que je n’aie pas fait pour elle ?

Pourquoi, quand j’espérais

qu’elle produirait des raisins,

a-t-elle produit des fruits puants ?

5Maintenant laissez-moi, je vous prie, vous faire savoir

ce que je ferai à ma vigne.

J’en arracherai la haie,

pour qu’elle soit dévorée ;

j’ouvrirai des brèches dans sa clôture,

pour qu’elle soit foulée aux pieds.

6Je la réduirai en ruine :

elle ne sera plus taillée, ni sarclée ;

les ronces et les épines y croîtront.

Je donnerai mes ordres aux nuages,

afin qu’ils ne laissent plus tomber de pluie sur elle.

7Or la vigne du SEIGNEUR (YHWH) des Armées,

c’est la maison d’Israël,

et les hommes de Juda,

c’est le plant qu’il chérissait.

Il espérait l’équité,

et voici le crime !

— la justice,

et voici les cris des victimes !

 

Philippiens4 , 1 à 9

1C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, vous pour qui j’ai une vive affection, vous qui êtes ma joie et ma couronne, tenez ferme dans le Seigneur, mes bien-aimés !

Réjouissez-vous dans le Seigneur

2J’encourage Evodie et j’encourage Syntyque à être bien d’accord dans le Seigneur. 3Oui, toi aussi, fidèle collègue, je te demande de les aider, elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour la bonne nouvelle, avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie. 4Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! 5Que votre attitude conciliante soit connue de tous. Le Seigneur est proche. 6Ne vous inquiétez de rien ; mais, en tout, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. 7Et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera votre cœur et votre intelligence en Jésus-Christ. 8Au reste, mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est moralement bon et digne de louange soit l’objet de vos pensées ; 9ce que vous avez appris, reçu, entendu et vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

 

Matthieu 21, l 33 à 43

33Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34A l’approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35Les vignerons prirent ses esclaves ; l’un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. 36Il envoya encore d’autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. 37Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » 38Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C’est l’héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. » 39Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc ces vignerons ? 41Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps. 42Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures :

C’est la pierre que les constructeurs ont rejetée

qui est devenue la principale, celle de l’angle ;

cela est venu du Seigneur,

c’est une chose étonnante à nos yeux.

43C’est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.

 

 

Amis frères et sœurs,il y a des jours, où quand le pasteur DECOUVRE le texte du jour,

il ouvre la Bible, il lit le texte, et il aurait presque envie de le REFERMER !

Vous avez entenduun jour de confirmation cette parabole de Matthieu :

1 lynchage, 1 rosserie !4 assassinats ! Franchement, on espérerait plus poétique….

 

Et puis quelle histoire !Tous ces vignerons à qui le maître a confié en fermage une vigne : vous avez saisi qu’au moment de remettre les fruits ;REFUS TOTAL et au lieu de les rendre, les vignerons tuent les hommes mandatés pour les chercher, y compris le fils du propriétaire. Et ceci pour avoir l’héritage, sans doute parce que les FRUITSétaient bons à manger, ou qu’ils ne se souviennent pas qu’ils cultivent pour le compte du maitre.

 

Vous avez compris aussi l’allégorie : Au peuple d’Israël, Dieu avait confiéune VIGNE qui devait prospérer et donner du fruit pour les peuples de la terre. La TRANSMISSION a échoué. Les hommes rejetés et le Fils tué, non pas parce quele JUDAISME est responsable :non, c’est le peuple de Dieu qui est visé. Ce peuple aurait été Samaritain, Christ aurait été Samaritain, les vignerons aussi. Jésus aurait tués par ses proches,

parce queLa TRANSMISSIONde la Parole de Dieu a du mal à se faire.

 

Alors TRANSMISSION,parlons-en detransmission. Un jour de confirmation, la transmission du christianisme, est au cœur de cet acte de foi. Et je dirai même plus, du protestantisme, car si le baptême est ‘chrétien’, la confirmation, est l’affirmation d’une identité ‘protestante’.Les catéchumènes en ont largementparlé lors de leur préparation!

Alors oui, parlons-en de cetteTRANSMISSION !

 

Dans ce RECIT, en tout cas, on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment à l’honneur !

Déjà en ce qui concerne la parabole qui s’appuiesur la prophétie d’Esaïe.Matthieu a mal transmis le texte. Dans le texte d’origine il s’agissait d’une vigne qui avait donné des fruits,infectes. Là Matthieu a parlé de bons fruits…. A croire qu’il a pris ce qui l’arrangeait du texte pour légitimer la source, vis à vis des communautés juives. Il a détourné le texte, et donc la transmission ne s’est pasbien faite. Comme d’ailleurs le contenu de la parabole de Matthieu, où les fruits n’ont pas été transmis.

 

Alors est-ce à dire que TRANSMISSION de la Parole de Dieu, de la foi, du judaïsme oude la vie chrétienne, en tant que CONTENU, aurait quelques LIMITES ?

POSSIBLE. En tout cas, je crois que le texte pose cette question :`

iIsensibilise au fait que la transmissionde la FOI, ou de l’appartenance, ne peut pas se REDUIRE à un contenu, à DES FRUITS tangibles, palpablescomme une LOI qui se transmettrait IMPECCABLEMENT (sans péché).

Ce texte passionnant montre que les fruits sont peut-être à assortir à un GESTE.

 

Oh, ATTENTION au geste aussi !il ne faut surtout pas imaginer, que la foi en Christ s’apparenterait à une sorte de morale comme on entend souvent.surtout pas,

NON Il s’agirait d’un GESTE SPIRITUEL. Alors quel geste ? (de la trace au geste ?)

 

Eh bien, il se trouve, et c’est formidable qu’unecatéchumène, dans un entretien avec moi, m’a évoqué PAR HASARD, que sa grand –mère lui avait transmis ce verset de l’apocalypse : tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne te ravisse ta couronne.

Alors ce qui est étonnant, c’est que ce verset tardif (95), est dit inspiré de notre épitre du jour de Philippiens qui comporte un verset est très proche : Ainsi donc frères biens aimés, , vous ma joie et ma couronne, TENEZ FERME dans le Seigneur.

 

Etonnant Domitille :parce que justement, ce geste spirituel qui pourrait être assorti au contenu des affirmations du protestantisme, comme le salut par la grâce,pourrait être cegeste très spirituel de notre épitre du jour : TIENS FERME EN LE SEIGNEUR.

Alors qu’est ce que veut dire ce geste : TIENS ferme EN le Seigneur ?(transmission)

 

Merveilleux , par ce qu’il se trouve, que là aussi, Paul dans la suite du texte de l’épitre donne trois éléments pour TENIR FERME. Et ce qui est FORMIDABLEc’est qu’ils ont un rapport direct avec les versets qu’ont choisi nos 2 catéchumènes Ophélie et Hippolyte.

Alors comment tenir ferme en le Seigneur selon Paul?

 

– Il est dit : Réjouissez vous tout le temps dans le SEIGNEUR, je vous le répète : réjouissez-vous.3 fois en 2 versets Paul dit ce mot : JOIE . Pourquoi c’est tenir ferme?

Parce que la joie est le même mot que la grâce ; (kara en grec). Celui qui a la joie reconnaît les bienfaits de Dieu et la GRACE. ildit merci à la vie, MEME si cela ne VA PAS. Il aune sorte de PUISSANCE en lui. Il tient ferme en le Seigneur.

 

-2 En toute occasion parla prière DEMANDERà Dieu ,C’est de la CONFIANCE EN DIEU . CE CROIRE EN.c’est le DIALOGUE, Cette ECOUTE LA . c’est tenir ferme en le Seigneur Et là je pense Hippolyte : Est-ce que notre coeur ne brulait pas quand il nous parlait des Ecriture, cette ECOUTE de la Parole, C’est ainsi qu’on tient ferme en le

Seigneur, malgré tout ce qui peut arriver.Merci Hippolyte.

 

-Enfin , la Couronne,vous ma joie et ma couronne, stephanos,en grec, A l’époque la

couronne était une tresse qu’on gagnait quand on avait gagné dans des jeux publics,. De manière allégorique c’est une bénédiction.C’est essentiel …

Alors qu’est ce que la Couronne dans notre verset ?Est-ce LA FOI ? NON.

Ecoutezbien  :Ainsi donc frères biens aimés, vous ma joie et ma couronne…. tenez ferme dans le Seigneur. La couronne ce sont les frères qui rappellent Christ.

 

On tient ferme quand on comprendque la couronne est l’ETRE HUMAIN parce que Christ est en chaque être humain, C’est le secret de la vie.

C’est en trouvant Christ en l’autre et même en soi que l’on tient ferme.

Il faut donc trouver la couronne en l’autre, et même en soi-même, même quand on trouve l’autre pas formidable, en soi aussi, même on se trouve coupable.

Christ est la pierre angulaire qui avait été REJETEE. Il ne se trouve pas forcément dans la beauté.    Quand on comprend que L’HOMME EST la couronne qu’il faut le trouver et aider ,ON TIENT FERME. Merci Ophélie a choisi le verset de l’amour du prochain comme soi-même.C’est la couronne

 

Alors vous voyez, c’est ce que n’avaient pas compris les vignerons : ils gardaient les fruits, la LOI , la doctrine ; ils se trompaient. La Transmission, n’a pas fonctionné, car ils n’ont pas compris que les fruits ne suffisaient pas. En ne comprenant pas que l’être humain est au cœur que le Christ est au cœur de la relation. ils ont aussi tué le fils et le contenu de la foi.

 

Alors voilà, avant de terminer, je voudrais vous dire ceci :

Nous ne pouvons QUE rendre grâce pour la transmission de la FOI, d’une identité, qui se transmet de génération, ou par l’Esprit ,ou comme cela.

Mais,elle prend toute son ampleur quand elle est assortie au geste de CONFIANCE que nous donne l’Esprit de tenir ferme EN le Seigneur.

 

-On tient ferme en le SEIGNEUR- quand onouvre les yeux se réjouit des bienfaits de Dieu , de la grâce,malgré tout ce qui est difficile . C’est un remerciement, action de grâce.

-quand on a confiance en Christ près de soi (proche), dans la prière, malgré sa peine.`

-Quand on ATTEND de la relation à l’autre, Christ en l’homme, qu’on l’aide et qu’on reçoitde lui.

C’est un CHOIX QUOTIDIEN. Cela amène à une posture de vie. Ricoeur dit qu’ainsi le hasard se transforme en destin.

 

Car quand tient ferme en le Seigneur, qu’est ce qu’on RECOIT ?

Le DON du Christ : sa VIE malgré toute SOUFFRANCE. La puissance de la TRANSFORMATION de nos êtres par la grâce, la CREATION illimitée par l’Esprit.Christ nous RENCONTRE dans le plus petit et nous donne sa grâce .On le DECOUVRE au milieu des hommes,et de soi-même, lacouronne, on peut le partager.

 

Alors Christ a voulu qu’on communie àcette puissance de la Résurrection, par l’Esprit avec lui, dans la Sainte Cène, DON de son Corps et de son sang dans le signe du pain et vin, fruit de la Vigne.

Communier en Christpar l’Esprit Saint est la grande TRANSMISSION, l’HERITAGEde vie en Christ, REUNIS par l’Esprit en COMMUNION en Christ en un seul corps.

sa couronne d’épine fut transfigurée en vie, pour NOUS SA COURONNE sa vigne.

La communion en couronne,nous rappelle entre prochain,que Seigneur estprocheet qu’il est notre couronne.

 

Amen.