Jean 1, 1-18 – « Dieu, notre hôte… »

Dimanche 25 décembre 2011 – culte de Noël, par le pasteur François Clavairoly

 

Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu. Il était donc avec Dieu au commencement. Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n’a été fait sans lui ; ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans l’obscurité, mais l’obscurité ne l’a pas reçue. Dieu envoya son messager, un homme appelé Jean. Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient grâce à lui. Il n’était pas lui-même la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière. Cette lumière était la seule lumière véritable, celle qui vient dans le monde et qui éclaire tous les hommes.

Celui qui est la Parole était dans le monde. Dieu a fait le monde par lui , et pourtant le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu dans son propre pays , mais les siens ne l’ont pas accueilli. Cependant, certains l’ont reçu et ont cru en lui ; il leur a donné le droit de devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas devenus enfants de Dieu par une naissance naturelle, par une volonté humaine ; c’est Dieu qui leur a donné une nouvelle vie.

Celui qui est la Parole est devenu un homme et il a vécu parmi nous, plein de grâce et de vérité. Nous avons vu sa gloire , la gloire que le Fils unique reçoit du Père. Jean lui a rendu témoignage ; il s’est écrié : « C’est de lui que j’ai parlé quand j’ai dit : « Il vient après moi, mais il est plus important que moi, car il existait déjà avant moi. » »Nous avons tous reçu notre part des richesses de sa grâce ; nous avons reçu une bénédiction après l’autre. Dieu nous a donné la loi par Moïse ; mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et demeure auprès du Père, lui seul l’a fait connaître.

Chers amis, frères et sœurs en Christ,

Noël signifie naissance, nativité, et ce mot merveilleux désigne une singularité de la foi chrétienne qui ose affirmer que la rencontre avec Dieu se fait à travers la rencontre humaine, toute humaine, d’un enfant des hommes.

Noël et la singularité chrétienne désignent l’humanité de Dieu.

Le mot qui en dit -au plan théologique- cette étonnante signification est le mot d’incarnation : le verbe s’est fait chair, c’est-à-dire que Dieu s’est fait homme, s’est laissé connaitre comme un homme.

Par conséquent, nous ne connaissons pas Dieu parce que nous pourrions nous élever vers lui et « monter au ciel » par notre prière, par l’ascension extraordinaire de notre esprit, par notre élévation d’âme qui traverserait l’éther. Nous ne connaissons pas Dieu, non plus, par la descente du ciel, tout aussi extraordinaire, d’un livre miraculeux qui en montrerait la figure intouchable ou en dicterait à la lettre le message impérieux, mais nous le connaissons parce qu’il vient vers nous en personne, et révèle à chacun qui il est à travers cette humanité partagée.

-  Les chrétiens ne sont pas « gens du livre », ni le christianisme « religion du livre » car ce n’est pas le livre qui importe mais celui qu’il désigne et dont il parle : un homme !

-  Le christianisme n’est pas non plus religion de l’absoluité de Dieu que la religion, par je ne sais quelle prétention ni par quelle ruse, tenterait d’atteindre et de se rallier.

Car Dieu se fait homme et court lui-même le risque de nous rejoindre dans la finitude de la vie humaine, jusqu’à Golgotha.

Noël qui désigne la nativité, renvoie ainsi -mais cette évidence méritait d’être rappelée- à la mort toute aussi humaine de Jésus.

Totalement incompréhensible en islam, scandaleux en judaïsme, insensé en athéisme…

Noël comme Vendredi Saint ne font qu’un pour dire humblement que la Parole a été faite chair et qu’elle a habité parmi nous.

La naissance de Jésus, c’est-à-dire tout ce qu’il y a de plus naturel, veut ainsi exprimer un projet divin, c’est-à-dire ce qu’il de plus créationnel et salvateur.

Si la foi chrétienne n’est donc pas religion du livre, incontestable, ni d’une loi tombée du ciel tout aussi incontestable, si elle est manifestée par la seule présence d’un humain parmi nous, alors elle apparait sans aucune prétention divine, sans la force de frappe de l’absolu, elle est contestable et fragile, précisément comme un enfant qui vient de naître.

Je pense que les récits de la nativité de Matthieu et de Luc rencontrent à cet égard le prologue de Jean pour exprimer comme lui, mais à leur manière imagée, non pas la violence symbolique d’une révélation qui s’imposerait mais la fragilité humaine et réelle d’une présence qui ne demande qu’à être accueillie, entendue et reçue, et qui court le risque d’être rejetée. L’enfant Jésus a d’ailleurs effectivement failli être assassiné, et ce sont des étrangers, les mages, ou des marginaux, les bergers, qui ont le mieux perçu le sens de cette naissance comme signe d’une présence humble et discrète d’un Dieu qui désire se faire connaitre et qui, pour cela, veut naitre avec nous, pour nous faire renaitre avec lui.

Et s’il fallait poursuivre la réflexion sur la signification de Noël pour les chrétiens, nous pourrions encore ajouter que loin d’être un argument d’évidence, l’événement de cette naissance demeure plutôt un questionnement pour l’humanité :

-  Que signifie, en effet, cette venue si discrète et si pauvre ? Et de quel Dieu nous parle-t-elle ? De quelle puissance, alors qu’il n’y a là que fragilité humaine ? De quelle lumière ? D’une lumière qui éblouit et aveugle ou d’une lumière douce qui permet de discerner, de comprendre, d’entreprendre la démarche libre d’apprentissage de l’accueil d’une présence aimante dans nos vies ?

Noël, nativité : n’est-ce pas finalement et curieusement de notre propre naissance à la foi qu’il s’agit ?

Noël, n’est-ce pas en vérité notre propre découverte émerveillée que la foi n’est pas tant raison raisonnante qui en impose ou qui veut s’imposer, ni obéissance qui force l’admiration des autres et parfois les effraie, que confiance, et accueil en son cœur comme hôte d’un autre que soi-même : un autre que soi-même qui oriente autrement, désormais, les priorités de nos vies.

Noël, naissance, n’est-ce pas notre naissance à une nouvelle manière de comprendre l’agir de Dieu qui ne soit pas agir de potentat imposant sa raison ou sa loi mais agir deserviteur ou d’éclaireur : un agir au service de l’humain qu’il éclaire et illumine d’une lumière permettant à chacun de se reconnaitre humain, l’agir de Dieu, notre hôte, qui nous reconnait, nous aime, et renait avec nous,

Amen

Luc 1, 26-38 – « La Fiat de Marie… et la foi de Christ ! »

Dimanche 18 décembre 2011 par le pasteur François Clavairoly

 

Le sixième mois, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée, Nazareth, chez une jeune fille fiancée à un homme appelé Joseph. Celui-ci était un descendant du roi David ; le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur t’a accordé une grande faveur, il est avec toi. » Marie fut très troublée par ces mots ; elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « N’aie pas peur, Marie, car tu as la faveur de Dieu. Bientôt tu seras enceinte, puis tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus. Il sera grand et on l’appellera le Fils du Dieu très-haut. Le Seigneur Dieu fera de lui un roi, comme le fut David son ancêtre, et il régnera pour toujours sur le peuple d’Israël, son règne n’aura point de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il possible, puisque je suis vierge ? » L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Dieu très-haut te couvrira comme d’une ombre. C’est pourquoi on appellera saint et Fils de Dieu l’enfant qui doit naître. Élisabeth ta parente attend elle-même un fils, malgré son âge ; elle qu’on disait stérile en est maintenant à son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. » Alors Marie dit : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » Et l’ange la quitta.

Chers amis, frères et sœurs en Christ,

Nous pourrions ce jour refaire une lecture comparée des religions et nous redire une fois encore que la naissance miraculeuse de Jésus a sans doute quelque chose à voir avec les croyances d’autrefois dont les récits de la littérature classique nous ont rapporté les traditions étonnantes : dans l’Égypte des pharaons, à Babylone ou dans l’antique Assyrie, en Grèce et même dans la religion romaine, les héros naissent, parfois, des amours partagées des dieux et des humains, et les récits évangéliques de Luc et de Matthieu, racontent à leur tour une naissance qui fera de l’enfant un héros comme tant d’autres avant, et le dernier rejeton d’une généalogie ou d’une lignée royale et divine tout à la fois. Et plus encore que l’étonnement respectueux ou inquiet que suscitent ces comparaisons possibles, nous pourrions évoquer l’audace des premiers chrétiens qui ont fait coïncider la naissance du Sauveur, lumière du monde, avec le solstice d’hiver, comme pour superposer au culte solaire de Mithra, et pour mieux l’effacer, un culte plus lumineux encore, celui du Messie, « gloire d’Israël et lumière des nations »…

Mais vous savez tout cela, et en vérité, ces cultes anciens ont tous disparu, de même que l’illusion d’une datation exacte de la naissance de Jésus. Et finalement, toutes ces références et toutes ces évocations, aussi savantes soient-elles, ne troublent plus que ceux qui s’imaginent que les évangiles sont des écrits dont la prétention serait de présenter des descriptions de faits historiques, alors qu’ils sont les témoignages fidèles de la foi des premières communautés chrétiennes. Des témoignages qui disent ce qu’il s’agit de croire, et non ce qu’il s’agit de savoir…

Or Marie, selon notre évangile, est aussi de celles qui croient :

Dixit autem Maria : « Ecce ancilla Domini ; fiat mihi secundum verbum tuum ». Et discessit ab illa angelus. Certes, le catéchumène malicieux pourra feindre de s’étonner, en déformant la phrase et sûr de son effet devant son pasteur et ses amis : « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de la Fiat [1] de Marie ? »….Et le pasteur répondra, sur le même ton qu’il est peut-être vrai que la marque de voiture italienne a connu un succès sans pareille, à cause de cette consonance avec le mot latin fiat, le mot si bref et si doux comme un souffle, de celle qui acceptait avec confiance ce qui allait advenir dans sa vie : « Fiat mihi », autrement dit, selon la traduction latine de l’original grec : « Qu’il me soit fait selon ta parole… » ! [2]

Le fiat de Marie est donc bien le cri de la foi et celui de la reconnaissance confiante : la jeune fille affirme qu’il va se passer désormais dans sa vie des choses essentielles pour elle et pour le monde.

« Qu’arrive donc ce qui doit arriver, car je comprendrai dans la foi que c’est l’œuvre du Seigneur qui se déploie » : tel est le sens de ce mot de Marie, la première justifiée par la foi, si nous voulons reprendre une expression bien connue, la première qui accepte, qui reçoit et qui atteste l’Évangile comme parole de vie.

Mais voici que c’est à partir de ce point de lecture que l’interprétation du texte évangélique va se densifier en christianisme et que certains théologiens vont discerner en Marie plus que la jeune fille de Nazareth pour y découvrir une figure de l’Église elle-même, une Marie-Eglise qui par cette posture de confiance, va se trouver en situation de permettre, quasiment, l’œuvre de Dieu, de coopérer à son salut et de se trouver co-rédemptrice, avec le Christ.

L’un des points majeurs du contentieux doctrinal entre protestants et catholiques sur Marie [3] apparaît alors, faut-il le rappeler, et il concerne certainement l’affirmation selon laquelle celle-ci a « coopéré » au salut de l’humanité. Loin du fait historique, nous voici en pleine théologie, nous voici dans la discussion du croire :

Les protestants -et ce depuis la Réforme- ne vont plus cesser d’interroger leur partenaire au sujet de cette compréhension de Marie, non parce qu’ils ne l’aiment pas mais au contraire parce qu’elle leur ressemble tant !

Dans un texte célèbre Karl Barth a vigoureusement « protesté » contre la mariologie catholique qu’il taxe d’hérésie en visant le point de discorde qu’est celui d’une possible « coopération » humaine au salut :

« Tout essai de faire de sa personne (Marie) l’objet d’une attention spéciale, de lui prêter dans l’histoire du salut un rôle indépendant, fût-il tout relatif, est une atteinte portée au miracle de la révélation ; car on tend ainsi à faire dépendre ce miracle non seulement de Dieu, mais, supplémentairement, de l’homme et de sa réceptivité. Or dans le Nouveau Testament, c’est exactement l’inverse qui se produit… » et il poursuit, dans un autre texte : « Parce qu’elle est servante du Seigneur, Marie prononce la parole mémorable : « Qu’il me soit fait selon ta parole » …Mais serait-elle mediatrix omnium gratiorum (médiatrice de toutes grâces) ? Corredemptrix (Co-rédemptrice) ? Regina coeli (reine du ciel) ? Comment a-t-on pu édifier sur le fiat mihi et la maternité de Marie tant de choses qui, d’une manière flagrante, sont « de trop » ?

Et devant les affirmations réitérées selon lesquelles la réponse de Marie « comportait une coopération parfaite avec la grâce prévenante et secourable de Dieu », les protestants questionnent encore : « Est-ce le oui de Marie qui rend possible l’incarnation, ou est-ce le décret de la grâce divine qui rend possible le oui de Marie ? ».

Non, décidément, « aucune réceptivité, aucun échange, aucune transmission de pouvoir ne sauraient être envisagées, fût-ce avec les plus précautionneuses réserves. Car, précisément, la foi n’est pas un acte de réciprocité, mais l’acte qui consiste à renoncer à toute réciprocité et à reconnaître l’unique médiateur à côté duquel il n’est pas d’autre recours. La révélation et la réconciliation sont irréversibles, elles sont indivisiblement et exclusivement l’œuvre de Dieu ».

Et un autre théologien de poursuivre, comme pour reformuler le questionnement protestant qui attend toujours sa réponse : « L’unique obéissance active salutaire de l’homme est celle du Christ lui-même dans son humanité : c’est lui qui donne la réponse décisive de l’homme, comme il est aussi le don de Dieu. Parler d’une certaine conformité des fidèles au Christ dans cette obéissance est certes possible. Mais comment évoquer une coopération qui en elle-même est achevée et parfaite en Christ, du côté de l’homme comme du côté de Dieu ? Il semble que cette notion de coopération soit à la source de l’entreprise qui entend établir un parallèle humain complémentaire à l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ, alors que ce parallèle humain est déjà contenu dans son œuvre à lui. »

Nous sommes parvenus ici à un point d’intensité tel dans le dialogue œcuménique sur la figure mariale que se dessinent finalement deux conceptions de l’Église, liées l’une et l’autre à l’interprétation différenciée, notamment, de ce fiat : et il nous faut reconnaître qu’en protestantisme, l’Église se situe délibérément et exclusivement du côté de la réception confiante d’une parole, du côté de l’accueil de l’Évangile et par conséquent du côté du témoignage et de l’attestation de cet Évangile dans le monde, par le moyen de la prédication et de la célébration des sacrements.

Et non pas du côté de la co-participation active et nécessaire à un salut, par la gestion des biens de la religion que seraient, selon l’autre compréhension de l’Église, les solennités nécessaires au salut. Solennités dont les ministres du culte -les prêtres- naturellement, auraient l’exclusive en matière d’effectivité ou de performance sacrée [4], passage obligé des laïcs pour accéder au salut.

L’Église est servante, et seulement servante, en service, au service, comme le prie Marie l’humble servante devant l’ange Gabriel, servante dont les mots et les actes sont entièrement et pleinement de l’ordre du témoignage de la foi et de l’attestation publique qu’un salut est en marche, et que s’inaugure en Christ seul la venue du royaume. Ce qui revient à dire que l’Église n’a à proprement parler rien à « faire », dans le sens d’une effectuation religieuse, dans le sens d’une performance d’une œuvre concernant le salut des personnes auxquelles elle s’adresse, mais qu’elle à tout entreprendre pour attester et témoigner de cette réalité, là où des obstacles se dressent et empêchent les hommes d’en recevoir les bienfaits : l’Église atteste de sa foi pour que d’autres croient, pour que l’initiative de celui qui vient touche et concerne leur vie. Et elle n’a donc rien à faire d’autre qu’à se tenir telle la sentinelle qui guette l’horizon, soit pour dénoncer la venue de l’ennemi qui piétine la dignité de l’homme et l’empêche de recevoir la parole, soit pour désigner l’aurore qui vient, c’est à dire discerner les signes du royaume et en proclamer comme elle le fait dimanche après dimanche dans la prédication -parole et sacrements, parole audible et parole visible- l’ad-venue, l’avent, et la présence réelle du Christ parmi les hommes.

La proclamation de ce monde qui vient, certes, les historiens en ont repéré la trace dans les témoignages des premiers chrétiens, dans les épîtres et les évangiles, mais les signes de sa venue, seule la foi servante de l’Église peut en témoigner, malgré tout ce qui peut en démentir la vérité -à savoir les drames, les guerres et les souffrances accumulées depuis tant de siècles-. Et si aucun journaliste, à moins qu’il ne soit chrétien lui-même, ne peut en dire la réalité telle qu’elle s’inscrit dans la profondeur de nos existences, le plus petit des croyants, en revanche, la plus humble servante, le plus nouveau parmi les membres de l’Église, peut témoigner aussi justement et aussi fidèlement, aussi exactement que Marie, d’un mot, d’un souffle, d’une parole qui tient du miracle, fiat mihi secundum verbum tuum : qu’advienne dans ma vie -qu’elle soit heureuse ou brisée, confiante ou ravagée par le doute et le tourment- ce que le Seigneur a décidé.

Tel est le cri de la foi, tel est le cri de la foi de Christ [5] en moi, telle est la fides christi qui sauve, elle seule, et qui donne sens à toutes choses,

Amen !


[1] Acronyme signifiant : Fabbrica italiana automobili Torino

[2] Le texte du nouveau testament note en grec : gevnoitov moi.

[3] Cf. Marie dans le dessein de Dieu, Groupe des Dombes, Bayard, Centurion, Paris, 1999.

[4] L’adjectif sacré renvoie ici à la dimension hiérarchique -du grec ierav, sacrée- de l’Église romaine (et non d’abord « verticale », selon son auto compréhension. « Le concile de Trente a rappelé et défini que l’Église était hiérarchique…le mot hiérarchie ne se trouve ni dans le grec classique, ni dans le grec de la Septante. Il n’est pas davantage employé par les auteurs du Nouveau testament…Le titre ajrciereuvs est réservé au Christ… » in Catholicisme, V, Letouzay et Ané, Paris, 1962, p.715, s.

[5] Sur l’expression décisive la foi de Christ  : cf. aussi Ga 2, 16.